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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 15:24

 

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La démocratie ne débute pas aux franges des moquettes épaisses du Palais de l’Elysée, même s’il lui arrive d’échouer au pied d’un président corrompu. Les élections cantonales de mars prochain seront l’occasion de rappeler que la démocratie se joue aussi, peut-être surtout, à l’échelon local. Pour autant il n’est pas facile de prendre la parole dans un système qui ne la cède pas facilement alors : citoyenneté, démocratie, élus locaux, de quoi parle-t-on exactement ?

La démocratie c’est le partage des pouvoir, la prise de décision collective. En démocratie le pouvoir appartient au peuple qui le gère collectivement, elle trouve donc sa source dans les villes, les entreprises, au lycée, à la fac, là où vivent et produisent les citoyens. L’idée pourrait paraître banale mais cela ne va pas de soi.

Moins de peuple et plus de pouvoir.

Pour la droite au pouvoir, la démocratie ne semble pas être une priorité. Il faut avant tout régler les conséquences d’une crise qu’elle a fabriquée de toute pièce. Sous couvert d’efficacité le gouvernement taille, tel un boucher aveugle, dans le gras de notre système politique. Il y avait trop de professeurs, trop de fonctionnaires, trop d’immigrés, il y a dorénavant trop d’élus. Ainsi la réforme des collectivités territoriales prévoit la fusion des élus régionaux et départementaux pour créer un Conseiller territorial siégeant dans les deux instances. La réforme signe la disparition de dizaines de milliers d’élus locaux. Cette démarche qui consiste à éloigner les centres de décision de la population tend à faire apparaître le pouvoir comme un concept abstrait, qui tombe du ciel et sur lequel le peuple n’a pas de contrôle. Elle oppose citoyens et professionnels de la politique de façon stérile, en totale contradiction avec les fondements de la démocratie dont on s’étonne qu’elle soit « en crise ».

Voter pour résister

De nombreux français, de nombreux jeunes, n’iront ainsi pas voter en mars prochain pour élire leurs Conseillers Généraux. Beaucoup d’entre eux ne sauront peut-être jamais qu’une élection a eu lieu. Plus encore ignoreront que c’est ce jour-là que se sont jouées la suppression de leur aide au transport, l’augmentation des tarifs de la culture, la surcharge de leur collège (voir schéma ci-contre).

Pourtant, face à un gouvernement qui refuse d’écouter la rue, les élections locales sont une arme de plus pour faire entendre une autre voix, mener une autre politique. Voter lors des cantonales de mars 2011 c’est choisir ses élus locaux ceux que l’on peut rencontrer, ceux à qui l’on peut faire part de ses idées, ceux à qui l’on peut demander des comptes. Ce sera également une des dernières chances de construire des pôles de résistance à la politique de Sarkozy avant 2012. Ce sera l’occasion enfin offerte d’agir concrètement en faveur d’une démocratie retrouvée au plus près des aspirations du peuple. Alors pour les cantonales votons en masse.

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Published by MJCF du Pas-de-Calais - dans Politique du MJCF62
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