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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 16:30

Crise pour tout le monde ?

C’est la crise ! Tout le monde le dit, tout le monde le sait. Mais ce n’est vraiment pas la crise pour tout le monde ! Cette année, alors que le nombre de chômeurs dépasse les 200 millions dans le monde (dont plus de 80 millions de jeunes !), les milliardaires viennent de battre un double record : ils sont de plus en plus nombreux (1 200) ; surtout, ils détiennent à eux tous plus de 4 500 000 000 000 $, soit 15 fois le budget de la cinquième puissance mondiale, la France !En France, c’est cette même logique capitaliste qui s’applique : toujours plus pour ceux qui ont tout ; toujours moins pour ceux qui travaillent, toujours moins pour les jeunes !

Le système capitaliste est fou : près d’un jeune sur quatre au chômage ; plus de 8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté (+300 000 en un an selon l’INSEE). Pendant ce temps-là, les riches s’engraissent toujours plus : mamie Bettencourt et ses amis ont la belle vie !

 

La crise a bon dos : Sarko-le-boucher joue les médecins !

 

Sous ses airs de Dr. House, Sarkozy a échangé le scalpel contre la hache et coupe à tout va dans les dépenses de l’État (services publics, éducation, santé…). Pour plaire à ses amis boursicoteurs et aux fameuses « agences de notation », il a dégainé un « plan d’austérité » : 10 milliards de dépenses en moins et des taxes supplémentaires que tout le monde paiera (sodas, parcs d’attraction…). Pendant ce temps là, il a quasiment supprimé l’impôt sur la fortune (plus de 2 000 000 000 € de cadeau à la bande du Fouquet’s !). En clair, il demande toujours plus à ceux qui ont moins et toujours moins à ceux qui ont plus.

C’est aussi injuste socialement (galère de masse VS richesse de masse pour une poignée de gugus) qu’inefficace économiquement (pas d’argent pour les jeunes et le peuple, pas de consommation, pas de croissance) ! Mais, au cas où on voudrait démocratiquement changer de politique, Sarko essaie de tout cadenasser : c’est ce qu’il appelle la « règle d’or ». Le principe est simple : élisez qui vous voulez pourvu qu’il garde la hache à la main pour amputer les services publics et toutes les dépenses de l’État. Ben oui, comprenez : la démocratie, c’est sympa mais faudrait pas que ça touche aux milliards des copains.

En France comme en Europe les jeunes refusent d’etre sacrifies !

 

Il n’y a qu’un capitalisme, celui qui broie nos vies, ensemble luttons !!

 

 

La dette, kezako ?

 

Impossible d’échapper au feuilleton de l’été ! Sur toutes les télés, les radios, en une des journaux s’étalaient les mines sombres des dirigeants de la planète. Leur grande peur : « la crise de la dette ». Mais pourquoi ces dettes font-elle trembler le monde ? Depuis 40 ans, les États font le choix d’emprunter sur les marchés financiers pour alimenter entreprises, banques et fonds de pensions en argent public. Avec à la clef des intérêts énormes à rembourser alors qu’ils pourraient emprunter pour beaucoup moins cher auprès de leur banque centrale. Avec de tel taux d’intérêt, la dette est d’autant plus importante mais elle est aussi alimentée par un 2e service rendu par nos gouvernements aux plus riches de la planète :

Au même moment où les états se tournent vers les marchés pour emprunter, ils décident de réduire leurs ressources. En France, les gouvernements ont baissé l’impôt sur le revenu surtout pour les plus hautes tranches, exonéré les entreprises de leurs cotisations... Sur une année le manque à gagner se chiffre en dizaines de milliards d’euros.

Pourquoi tout craque aujourd’hui ? En 2008, lorsque les bourses se sont effondrées, les gouvernements ont massivement prêté de l’argent aux banques pour éviter leur faillite. Cet argent a été emprunté sur les marchés. Nous avons donc emprunté de l’argent pour le mettre à disposition de ceux à qui nous empruntions pour les sauver. Non seulement le serpent se mord la queue, mais surtout nous avons réarmé la machine à spéculer. Aujourd’hui, les états sont beaucoup plus endettés qu’il y a 3 ans, et ceux que nous avons « sauvé » veulent nous le faire payer. Ce qu’ils veulent c’est ne pas perdre les acquis des exonérations d’impôts et de cotisations, des privatisations … et conquérir plus de pouvoir. En refusant de taxer les richesses créées par notre travail à tous mais accaparées par quelques uns, les gouvernements d’Europe soumettent leurs peuples à la dictature des marchés, du FMI et de la commission européenne par le biais des plans d’austérité.

 

Plus d’élèves, moins de profs : la règle d’or du gouvernement !

 

En 4 ans 52 000 postes ont été supprimés dans l’éducation nationale. Et pour cette rentrée c’est encore 16 000 postes de moins alors que 60 000 élèves supplémentaires sont annoncés. « Faire plus avec moins » c’est le credo du gouvernement mais avec eux c’est plus de précarité en embauchant des jeunes sur des contrats précaires pour remplacer les postes supprimées et moins d’éducation pour tous en supprimant la formation de nos profs et en mettant en concurrence nos établissements.

A la fac comme au lycée l’ « autonomie des établissements » renforce l’éducation à deux vitesses avec d’un côté celle des plus riches qui mènent aux filières d’excellence financées par les entreprises et les collectivités qui en ont les moyens et de l’autre celles des classes populaires avec des personnels mal payés, peu formés et un enseignement au rabais. Résultats de ces politiques : nos classes ferment ou sont surchargées, on apprend pas la même chose d’un établissement à l’autre, nos profs sont précaires et ne peuvent plus se former… C’est nos conditions d’études qui se dégradent et au final c’est 150 000 d’entre nous qui quittent chaque année le système scolaire sans qualification ! Pour faire passer la pilule, le gouvernement tente de nous diviser et de nous priver de nos droits : Guéant accuse les enfants d’immigrés d’être responsables de l’échec scolaire, Chatel systématise les conseils de discipline et prive les lycéens de leurs représentants tandis que Wauquiez, et Pécresse avant lui, réserve le même sort aux étudiants.

Ne nous écrasons pas, exigeons : • Plan pluriannuel d’embauches de professeurs, infirmières, conseillers d’orientation… • Gratuité totale de l’école y compris pour les livres et le matériel professionnel • Gratuité des transports, des sorties scolaires, de la culture • Cadre national pour tous les diplômes et enseignement de qualité dans toutes les filières

Précaires à vie, non merci ! Le chômage des jeunes est énorme (23% !) et augmente tous les mois. Un jeune sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Qu’est-ce qu’ils ont trouvé chez Sarko pour améliorer la situation ? La réforme des retraites et la liberté de délocaliser pour faire gonfler le chômage. Et pour ceux qui ont du boulot, c’est stages sous-payés sur stages sous-payés (voire pas payés du tout !) ; c’est intérim et si t’es pas content, ciao ! ; c’est apprentissage payé à coups de lance-pierres (de 25% à 78% du SMIC !) ; c’est service civique où tu travailles comme tout le monde mais t’es payé 350 € par mois ! Tout est bon pour te payer moins et que les grands patrons s’en mettent plein les poches… Ben ouais coco, Sarko, c’est le président des riches ! Propositions

  • Droits nouveaux pour les salariés et les comités d’entreprises. C’est nous qui créons les richesses, pas de raison que les patrons décident seuls de tout !
  • Plan de conversion de tous les emplois précaires en emploi stables et sécurisés. Mort au « sas de précarité » ! Un CDI pour tous les jeunes !
  • Allocation de formation, de recherche du premier emploi et de retour à la formation financé par l’ouverture d’une nouvelle branche de la Sécurité Sociale. La formation est un droit !

 

Diviser pour mieux régner !

 

La colère monte contre les politiques injustes de la droite. Pour garder leur place, ils ont trouvé une stratégie : nous diviser ! Ils nous font croire que l’ennemi, c’est l’étranger. Le chômage ? Les étrangers. L’insécurité ? Les étrangers. La solution ? La « Croisade » (Cl. Guéant, ministre de l’Intérieur) ! Voilà les mensonges énormes qu’ils racontent partout. Et pourtant, les étrangers, par les taxes et cotisations qu’ils paient ont rapporté plus de 12 milliards d’euros à l’État français l’année dernière ! Ce ne sont pas eux les parasites, les profiteurs, ceux qui s’engraissent sur notre dos. Les vrais parasites, ce sont les amis de Nicolas Sarkozy : Liliane Bettencourt, ses 15 milliards € et son île ; Carlos Ghosn, ses salaires de folie (près de 10 000 000€) et ses licenciements chez Renault ; Michel Pébereau, patron de la première banque européenne (BNP Paribas) et ses traders prêts à tout pour apporter l’argent dans les coffres-forts ! Les voilà les parasites !

• Inéligibilité de tous les hommes politiques qui tiennent des propos racistes et discriminatoires. Respect pour tous les habitants de ce pays ! • Régularisation de tous les sans-papiers ! • Droit de vote et d’éligibilité pour tous les habitants de la France : l’égalité, enfin ! • Liberté de mouvement pour les hommes et les femmes, et pas seulement pour les capitaux : il faut en finir avec l’Europe forteresse !

Propositions

 

 

Le monde de demain est celui que la jeunesse invente aujourd’hui

 

Changer les logiques qui dominent le monde c’est possible !

A présent la plupart des lois contribue à favoriser ceux qui détiennent le capital. Des milliards sont transférés de la poche de ceux qui travaillent et créent les richesses du pays vers ceux qui possèdent l’argent. Il faut inverser cette logique qui développe la misère et la pauvreté, précarise les jeunes pour enrichir à milliards une poignée d’actionnaires... Il est temps de proposer ! La droite veut précariser les jeunes ? Nous choisissons de nous émanciper et d’utiliser l’argent pour répondre à nos besoins et pas à ceux des marchés financiers !

Ensemble exigeons !

Battons-nous pour conquérir ce qui devrait être normal : l’accès à la santé, à la culture, aux transports, à un logement, à un emploi stable et correctement rémunéré, à une éducation de qualité.... Nous pouvons faire grandir l’idée qu’il est urgent de construire une société juste où les mots liberté, égalité et fraternité prennent tous leur sens. Les jeunes de toute l’Europe subissent ces mêmes logiques. Nous devons riposter ensemble contre les plans d’austérité qui s’abattent partout.

Tous dans la rue Le 15 octobre

avec tous les jeunes d’Europe pour dire ensemble notre refus de l’austérité, et pour exiger une Europe de la justice sociale et de la paix.

 

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Published by MJCF du Pas-de-Calais - dans Politique du MJCF62
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