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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 22:32

G-I- Abdallah 28 ans c a suffit-fefbf-copie-1

 

Le secrétaire du groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, Miguel De La Lama, a déclaré que l'équipe déposera le 21 juin actuel la plainte relative au détenu libanais Georges Ibrahim Abdallah devant le gouvernement français, afin qu’il apporte des réponses aux allégations contenues dans le plainte dans les deux mois qui suivent sa réception. La déclaration de De La Lama est venue lors de sa réunion hier avec Bassam Kantar, un membre de la Campagne Internationale pour la Libération de Georges Abdallah au Palais Wilson, à Genève, en présence de Bashir Azzam, le premier secrétaire à la mission permanente du Liban auprès des Nations Unies à Genève. Des documents supplémentaires ont été remis au Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, parmi lesquels les décisions du tribunal de l’Application des Peines et de la Cour d'Appel pour la libération d'Abdallah avec une demande de l’expulser vers le Liban, que le gouvernement français n’a pas exécutées. De La Lama a annoncé que le gouvernement français dispose de deux mois pour répondre à la plainte, et qu’il pourra demander un mois supplémentaire pour soumettre sa réponse. Notant que si le gouvernement français s'engage à un délai de deux mois, le Groupe de travail sur la détention arbitraire, présentera son rapport sur cette question en Août 2013, et aussi loin que peut-être un rapport qui sera publié en Octobre 2013. Le Centre de réhabilitation Khiam pour les victimes de la torture (Association libanaise ayant un statut consultatif auprès des Nations Unies) avait déjà déposé le 24 janvier 2013, une plainte auprès du groupe de travail sur la détention arbitraire contre le gouvernement français dans le contexte de la détention du citoyen libanais Georges Ibrahim Abdallah en dépit d'une décision du tribunal de le libérer. Le groupe de travail sur la détention arbitraire assure que la privation de liberté est une procédure arbitraire s’il s’est avéré impossible d’invoquer une base légale justifiant la privation de liberté, telle que maintenir une personne en détention après avoir purgé sa peine. Déposer une plainte contre la France devant ce mécanisme procédural à l'ONU est sans précédent, c’est que le groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire est institué le 5 Mars 1991, à l'initiative de la France, qui l’a présidé de 1991 à 1997, conformément à la résolution 91/1942 de la Commission des droits de l'homme, et il se compose des experts indépendants. Le groupe se réunit trois fois par an et fait des visites sur le terrain pour vérifier les allégations de détention arbitraire. La France a célébré le vingtième anniversaire de sa fondation, et à cette occasion, elle a organisé à Paris le 14 Novembre 2011, une cérémonie de démonstration pour rendre hommage au travail du groupe de travail sur la détention arbitraire. Georges Abdallah a été arrêté en France en 1984, a été jugé deux fois et condamné à perpétuité en 1987, sans qu’il n’y ait des preuves qui le criminalisent, et avec une manipulation flagrante de la part des services de renseignement français et de la magistrature, où il a été accusé de complicité dans l'assassinat de Yaakov Barsimentov, le deuxième secrétaire de l'Ambassade israëlienne en France, le 3 Avril 1982, et de l'attaché militaire américain à Paris, Charles Robert Ray le 18 janvier 1982. La manipulation de l'Etat français et son intention de «falsifier le dossier et le procès » de Georges Abdallah sont publiquement connus et avoués par la plupart des acteurs impliqués dans cette falsification. Et notamment Alain Marceau, le procureur général qui supervise le système judiciaire central français dans la lutte contre le terrorisme dans les années quatre-vingt et qui admet ouvertement dans son livre « Avant de tout oublier ». Alain Marceau, Avant De tout Oublier, Paris, Denoël, 2002. En plus, les déclarations d’Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, à propos de ce sujet sont répétées sur la télévision, par satellite et dans la presse française depuis 2010, et ont atteint le point d’une confession «d’une crise de conscience», et de sa demande de prendre son témoignage devant la justice française, comparant le comportement de l'Etat français dans le cas de Georges Abdallah au comportement des voyoux. Georges Abdallah a droit à une libération conditionnelle depuis 1999, ce qui a incité les autorités judiciaires françaises à ouvrir son document à plusieurs reprises consécutives dès 1999… notamment en 2003, quand «la Cour de libération conditionnelle», dans la province de Pau, a pris la décision de le libérer, mais le procureur général français a réussi à désactiver la libération devant la cour de cassation. Abdallah a déposé en Janvier 2012 sa huitième demande pour sa libération. Le 21 novembre 2012, la Cour de l'application des peines à Paris a accepté la demande de libération d'Abdallah en demandant au ministère de l'Intérieur français de l’expulser du territoire français au plus tard le 14 Janvier 2013. Ce verdict a été suspendu après l'appel lancé par le ministère français de la Justice. Le 10 Janvier 2013, la Cour a décidé de rejeter l'appel, a insisté sur sa décision de libérer Abdallah à condition de l’expulser du territoire français et a fixé le 14 Janvier comme date limite pour l'expulsion, mais le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a refusé de signer la décision d'expulsion, ce qui a incité le parquet général français à faire appel une nouvelle fois formant ainsi une étape distinctive dans les procédures juridiques françaises, et le tribunal de l’Application des Peines a reporté la mise en œuvre des dispositions envisagées dans ce cas le 28 Janvier, et a fixé le 28 Février 2013 comme une nouvelle date pour examiner cette affaire, mais la Cour de cassation, a publié le 4 Avril 2013 une décision suivante :« DECLARE irrecevable la demande de libération conditionnelle présentée par M. Georges Ibrahim Abdallah; « DIT n'y avoir lieu à renvoi ». Abdallah s’est objecté contre cette décision et, jusqu’à maintenant, cette décision n’est pas prise en considération.

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Published by MJCF du Pas-de-Calais - dans Georges Abdallah
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