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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 09:54

Ibrahima Eladji Queye est un ancien dirigeant de l’UJDAN, il est membre de la direction du PIT et de la centrale syndicale SUDES, il à été Candidat pour la mairie du Grand Yoff à Dakar lors des aux dernières élections municipales de Dakar, il participe en ce moment-même au Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants pour le Sénégal.

 

jc : Peux-tu, en quelques mots, nous parler de la situation politique au Sénégal et de la situation de la jeunesse en particulier ?

 

Ibrahima Eladji Queye : La situation politique au Sénégal n’a pas beaucoup évolué depuis 5 ans. Entre les revendications de l’opposition pour un fichier électoral viable parce que consensuel, les nominations à des postes stratégiques dans le processus électoral d’individus contestés par la plupart des partis car soupçonnés d’avoir été les principaux instigateurs du hold up électoral de 2007 et les scandales financiers qui impliquent des gens du pouvoir être inquiétés. Voilà à quoi se résume la vie politique du Sénégal. La jeunesse est évidement la frange de la population qui est la plus affectée par cette situation de non gouvernance dans laquelle Wade [Président actuel du Sénégal] et sa famille ont fini de plonger le pays. Avec une université qui fait 10 fois sa capacité initiale, l’insuffisance d’enseignants, de nouveaux bacheliers non orientés pour défaute de places : le désespoir est le sentiment le plus partagé chez les jeunes. Il faut ajouter à cela l’absence totale d’une politique cohérente de formation et d’emploi.

 

jc : Le festival regroupe près de 75 organisations progressistes du monde entier, penses-tu que ce type d’initiative est efficace?

 

IEQ : A l’entame le festival était un cadre exceptionnel d’échange entre jeunes progressistes du monde afin de chercher à définir les voies pour construire un monde meilleur parce que juste. L’existence alors d’Etats idéologiquement adossés sur des valeurs paix, de progrès et de justice sociale était, c’est vrai d’un apport considérable en terme de soutien logistique surtout pour une participation massive des jeunes au mouvement festivalier. Les liens tissés entre les jeunes venus des différentes régions du monde permettaient aussi l’existence de réseaux de solidarité bien organisés partout à travers le monde pour, à coté des opprimés, se battre pour l’émancipation des peuples. Aujourd’hui la réalités est tout autre et les rencontres sont vidées de leur sens du fait justement d’une représentation plus déséquilibrée des différentes régions du monde et surtout d’ une organisation assez tatillonne qui influe négativement sur la qualité des activités donc des attentes en terme de mise en place ou de consolidation de réseaux pour les combats devenus toujours actuels .

 

jc : Le thème majeur du festival tournera autour des indépendances africaines, quel bilan fais-tu de ces dernières ?

 

IEQ : De quelle indépendance s’agit-il ? De celle négociée par « les pères » qui devait juste se substituer au chef blanc en échange d’une impunité face aux exactions commises sur les véritables combattants pour la liberté des peuples et le libre choix de leur mode d’administration (KAWAME KRUMA, PATRICE LUMUMBA et tant d’autres) ? Car c’est la seule forme de « dépendance » que l’Afrique a connue. Dans les domaines économiques et sociales, l’Afrique est encore de loin tributaire des humeurs du capital occidental qui a désormais comme priorité aujourd’hui ses propres remous avec l’essoufflement du capital.

 

jc : Le terme « pour une transformation sociale » apparaît dans le slogan politique du festival, ce qui est une première, en cette période de crise du capitalisme, qu’est-ce que cela t’évoque?

 

IEQ : C’est un slogan prometteur parce que reflétant une urgence. Sans de profondes transformations sociales, le monde actuel risque de s’effondrer du fait des disparités de plus en plus marquée entre le nord et le sud du fait de l’absence d’un commerce international équitable, et des effets de la recherche effrénée du profit sur notre environnement. Le fossé se creuse entre les ultras riches tirant les ficelles d’un capital bunkeurisé et les pauvres dont le nombre ne cesse de croitre dans toutes les régions du monde.

 

jc : La Palestine sera également au cœur des discussions, qu’est-ce que cette cause représente pour des organisations comme l’UJDAN et le PIT?

 

IEQ : Les départements internationaux de l’UJDAN et du PIT ont toujours suivi la situation en Palestine. Nous avons d’ailleurs été les premiers à avoir transporté jusque chez les simples citoyens la cause palestinienne et la nécessité d’une mobilisation nationale et internationale et cela depuis le début des années 80.Aujourd’hui, plus que jamais, nous considérons que la mobilisation ne doit pas faiblir. La pression internationale doit continuer à s’exercer sur ISRAEL et les ETATS UNIS pour que le peuple Palestinien accède enfin à la souveraineté internationale.

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Published by MJCF du Pas-de-Calais - dans FMJD 2010
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