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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 22:39

 

Un représentant de l'UEC a pu assisté à la nouvelle audience du procès de Sevil Sevimli qui s'est déroulée aujourd'hui à Bursa. Les juges n'ont pas rendu de verdict, repoussant une nouvelle fois le procès à une prochaine audience qui aura lieu le 15 février prochain. En attendant cette date, Sevil n'a toujours pas l'autorisation de quitter le territoire turc, et ne peut pas poursuivre ses études.
 
Accusée d'appartenir à une organisation de gauche interdite en Turquie, Sevil est considérée par la justice de ce pays comme une terroriste parce qu'elle a simplement exercé ses droits démocratiques. En effet, pas un seul fait qui lui est reproché ne sort du cadre légal turc. Les jugent l'accusent notamment d'avoir participé à la manifestation du 1er mai qui a réunit des dizaines de milliers de personnes, de détenir un ouvrage de Karl Marx, ainsi que d'avoir coller des affiches pour la gratuité de l'éducation. Sevil est en réalité victime de l'arbitraire du gouvernement Erdogan qui s'abat sur toutes les forces progressistes de Turquie, notamment sur les étudiants : plus de 2000 d'entre eux (dont 700 actuellement emprisonnés) sont aujourd'hui poursuivis par la justice pour des motifs politiques.

 
Alors qu'au début de l'année 2013, Laurent Fabius a validé et renforcé les accords militaires et policiers passés avec la Turquie par Claude Guéant en 2011, la situation que subit Sevil est scandaleuse. Qu'attend le gouvernement français pour agir ? Comment peut-il accepter qu'une étudiante française partie dans le cadre du programme Erasmus risque de perdre 15 ans de sa vie dans une prison turque sans preuve, à partir d'accusations absurdes et totalement infondées ?
 
L'Union des étudiants communistes appelle solennelement le gouvernement français à mettre tout en oeuvre afin que Sevil puisse rentrer en France et que son innocence soit reconnue. L'UEC, qui était représentée lors de l'audience d'aujourd'hui au tribunal de Bursa, sera également aux côtés de Sevil et de sa famille le 15 février. En attendant, la mobilisation doit encore s'amplifier. Que les gouvernements français et turc soient avertis, nous ne lâcherons rien !
 
Liberté pour Sevil, liberté à tous les étudiants prisonniers politiques !
 
Jules Rondeau,
Secrétaire à l'international de l'UEC
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Published by MJCF du Pas-de-Calais
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