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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 11:16

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En exclusivité pour Avant Garde, le jeune franco-palestinien tout juste sorti de prison revient sur son incarcération, son combat avec les prisonniers politiques palestiniens et celui de tout un peuple pour vivre dans la paix et la liberté.

envoyée spéciale

 

Quel est ton état d’esprit maintenant que tu es sorti de prison ? Quels sont tes projets pour les jours et années à venir ?

J’ai le sentiment de la liberté, c’est un sentiment extraordinaire. Je ne peux pas l’exprimer avec des mots parce que c’est vraiment une chose extraordinaire. J’ai beaucoup de choses à dire aux gens qui m’ont soutenu et aussi aux jeunes communistes qui étaient avec moi pendant cette détention. La liberté est je crois un droit pour chacun d’entre nous. A chaque personne privée de liberté, je lui souhaite de recevoir le soutien que j’ai reçu.

Mes projets pour les prochains jours, c’est de rester avec ma famille et mes amis. Je n’ai pas le droit de quitter la Palestine pendant les trois prochains mois. Après cette date, je vais essayer de venir en France pour rencontrer tous les gens qui étaient avec moi pendant cette détention.

Ensuite je reviendrai pour reprendre mes études en sciences politiques à l’université et chercher du travail. J’aimerais bien que ce travail se fasse avec les Français avec qui on a lutté ensemble.

 

Peux-tu nous parler des conditions de détention et des combats menés par les prisonniers ?pompom 1

Les circonstances d’emprisonnement des prisonniers politiques sont appliquées par un gouvernement qui vise toute la vie Palestinienne et surtout les prisonniers. Ces dernières années, il y a eu beaucoup de restrictions sur les conditions de vie des prisonniers. Il nous était interdit de recevoir des livres pendant deux ans ou de suivre des études par correspondance. Beaucoup de prisonniers sont isolés mais il y aussi des jeunes et des enfants Palestiniens détenus dans les prisons qui ont une vie très difficile.

 

Alors suite à ces attaques contre nos conditions de vie, on a décidé, nous les prisonniers, de planifier une grève de la faim pour arrêter ces attaques contre nous, récupérer les droits qui nous ont été pris et surtout mettre fin à l’isolement des prisonniers politiques. Cette grève de la faim a duré 20 jours et on est arrivés à un accord avec l’administration de la prison qui a dit que cet accord serait appliqué pendant trois mois, mais pour le moment, rien n’est appliqué. Si l’administration n’applique ces accords, les prisonniers reprendront la grève de la faim.

 

Il y a également des restrictions sur les visites des familles. Normalement je recevais des visites tous les 15 jours, mais certains prisonniers de la Bande de Gaza n’ont pas reçu de visites depuis plus de 10 ans. Depuis 2006 (enlèvement de G.Shalit), aucune famille de la Bande de Gaza n’a pu visiter leur fils dans les prisons. Des prisonniers de Cisjordanie sont également privés de visites, toujours sous un prétexte sécuritaire alors que nos visites se déroulent derrière une vitre, avec un téléphone qu’ils écoutent. Ce n’est pas un moyen de domination sur les prisons mais c’est un moyen de destruction de la vie des prisonniers.

 

Quelle est ta vision de la situation politique en Palestine, notamment dans le contexte d’adhésion à l’ONU ?pompom 2

Nous sommes un peuple sous occupation, un peuple qui a le droit à la résistance, et ces droits sont reconnus au niveau international : le retour des réfugiés, un état Palestinien sur les frontières du 4 juin 1967 sont des décisions prises par les Nations Unies et qu’Israël refuse toujours d’appliquer.

 

En ce qui concerne la politique Palestinienne, nos dirigeants doivent en finir avec cette division politique entre les deux grands partis Palestiniens – le Fatah et le Hamas – parce que cette division-là est un cadeau pour l’occupant, pour continuer à réprimer notre peuple. Cette réconciliation doit prendre place le plus vite possible et permettre de reconstruire l’OLP  - Organisation de Libération de la Palestine qui rassemble de nombreux partis palestiniens – sur des bases démocratiques pour qu’elle puisse contenir tous les partis palestiniens nationaux et islamistes et qu’elle reste ainsi le représentant du peuple Palestinien partout dans le monde. Nous devons arriver à un programme commun de tous les partis pour avancer vers notre but, pour la liberté, l’indépendance et le retour des réfugiés.

 

La demande de reconnaissance de la Palestine aux Nations Unies est la réponse directe à l’échec de la compromission d’Oslo. Personnellement, j’ai toujours appelé à arrêter les négociations qui offrent le minimum au peuple Palestinien, tellement l’équilibre des forces est en faveur de l’occupation. Cette demande d’entrer aux Nations unies est une demande légitime, une demande qui doit être soutenue par tous les pays et surtout par la France. Nous, comme tous les peuples du monde, avons bien le droit de vivre en liberté, sans occupation et sans répression.

 

Que les jeunes communistes de France continuent là bas, moi ici avec mes camarades, notre projet collectif, notre lutte commune pour notre but et leur but humain, pour la justice sociale et la liberté. Je veux les remercier, au nom des prisonniers palestiniens, au nom de ma famille et en mon nom pour l’immense soutien que j’ai reçu de leur part. Leur soutien pendant ma détention était le pont d’espoir qui m’a soutenu moralement et psychologiquement, qui m’a aidé à continuer cette lutte contre toutes les difficultés de la prison.

 

Entretien réalisé par Elsa Lefort

 

http://www.lavantgarde.org

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 09:09

 

"Que les jeunes communistes de France continuent là bas, moi ici avec mes camarades, notre projet collectif, notre lutte commune pour notre but et leur but humain, pour la justice sociale et la liberté. Je veux les remercier, au nom des prisonniers palestiniens, au nom de ma famille et en mon nom pour l'immense soutien que j'ai reçu de leur part. Leur soutien pendant ma détention était le pont d'espoir qui m'a soutenu moralement et psychologiquement, qui m'a aidé à continuer cette lutte contre toutes les difficultés de la prison."

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 11:17

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joyeux noel bien sur ....

 

Le Gouvernement a décidé d'offrir aux jeunes du pays un curieux cadeau de Noël, en particulier à ceux de notre belle région Nord-Pas-de-Calais.

En effet, il vient d'annoncer 1020 suppressions de postes d'enseignants et de personnels administratifs pour notre académie de Lille. Les jeunes de notre région n'avaient vraiment pas besoin de cela pour se former, s'émanciper.

Le Nord-Pas-de-Calais est une région avec un réel potentiel humain, à condition de mettre les moyens nécessaires à son développement pour qu'elle redevienne dynamique, industrielle. Comme le disait Alain Bocquet, avec une réelle ambition politique, notre région peut être à tous les points de vue l'une des cinq premières de France. C'est dans cette optique que les jeunes communistes du Pas-de-Calais soutenus par les communistes auchellois et notamment Maurice Distinguin, conseiller municipal d'Auchel (auteur de la motion pour la gratuité de l'enseignement public), mènent actuellement une campagne pour obtenir la gratuité des manuels scolaires au sein des lycées, dépendant du Conseil Régional, pour commencer. ( Le MJCF62 lance sa nouvelle campagne : gratuité des manuels scolaires dans la région Nord Pas de Calais )

Avec des centaines de suppressions d'emplois, des milliers de personnes vivant dans la précarité, nous pensons que supprimer des postes d'enseignants ne permettra pas d'endiguer la crise morale et sociale de notre région.

"Ouvrir une école, c'est fermer une prison" selon Victor Hugo ... Fermer une école, c'est ouvrir une prison pour ce Gouvernement ? Nous nous opposerons toujours fermement aux destructions de l'éducation nationale, via les réformes inégalitaires et inhumaines, notamment en terme de moyens humains.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 09:30

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FEDERATION DU PAS-DE-CALAIS

 

* * *

 

MOUVEMENT JEUNES COMMUNISTES DE FRANCE

 

Lens, le 20 décembre 2011

 

Cher Père Noël,

 

La couleur rouge, que tu portes sur ton habit, a une signification particulière… Le rouge, c’est d’abord la couleur du sang qui coule dans nos veines d’êtres vivant sur terre, tout simplement. Couleur du sang qui coule des peuples opprimés, le sang des martyrs de tous les pays, des condamnés à morts, des prisonniers politiques, des victimes des guerres impérialistes, liées au capitalisme destructeur de l’humain, amenant catastrophes écologiques, économiques, humaines.

Nous te demandons, Père Noël, de mettre fin pour commencer à ces massacres, et d’apporter enfin la paix dans ce monde où l’argent est roi. Tu en sais quelque chose, puisque tu as été l’objet d’une récupération publicitaire en 1931, lorsque tu as servi à la promotion d’une grande marque de boisson pétillante connue du grand public.

 

Lueur d’espoir tout de même, nous avons eu un combat gagné : celui pour la libération de Salah Hamouri, prisonnier politique palestinien retenu sans jugement depuis 2005 en Israël, incarcéré alors qu’il n’avait pas 20 ans. Enfin les autorités l’ont libéré, quel soulagement pour la famille, prémisse d’un espoir pour une lutte pour la libération de tous les prisonniers politiques à travers le monde.

 

Cependant, nous ne pouvons pas nous satisfaire du contexte économique dans lequel nous vivons, ni du contexte politique. Encore cette année, l’Europe des finances, l’Europe des marchés et de la spéculation nous a montré son vrai visage : elle a permis l’instauration de gouvernements de technocrates dans deux pays, l’Italie et la Grèce (dans ce dernier un gouvernement d’union nationale comprenant l’extrême droite –sauf les communistes- s’est installé pour diriger le pays). Les peuples doivent disposer d’eux-mêmes, et une organisation intergouvernementale n’a pas à s’immiscer dans les affaires publiques d’un pays, surtout pour programmer l’austérité à long terme. Nous croyons beaucoup à l’article 35 de la Constitution de 1793 de la Convention Nationale, écrite par Robespierre  « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

 

Par ailleurs, Père Noël, tu auras remarqué, cette année 2011, l’explosion des chiffres de la misère en Europe et en France : le chômage important chez les jeunes de notre pays (25% des 18-25 ans), 8 millions de pauvres, des jeunes travailleurs de plus en plus précaires qui survivent de petits boulots en petits boulots, alternant chômage et précarité, des jeunes étudiants obligés de travailler pour financer leurs études et vivant parfois grâce aux installations des antennes locales d’associations caritatives, des lycéens et collégiens vivant avec leurs familles dans des conditions de plus en plus limitées et fragilisées par la prétendue crise que subit le monde. Nous, jeunes communistes du Pas-de-Calais, avons essayé d’apporter une petite contribution à l’amélioration des conditions de vie, en prenant position pour la gratuité des manuels scolaires dans les lycées, pour commencer.

De façon plus générale, nous sommes en lutte pour une prise en considération des problèmes de la jeunesse, qui paye sans arrêt la crise des dirigeants sans faire contribuer ceux qui ne savent que faire de leur argent.

 

Pour revenir à une politique plus locale, sais-tu ensuite, Père Noël, que le Gouvernement envisage de supprimer encore 1000 postes d’enseignants et personnels administratifs dans l’académie de Lille ? Trouves-tu ça juste ? C’est une situation intolérable, et chaque enfant, chaque jeune, n’aura plus la même chance que son voisin de suivre un enseignement de qualité.

 

Nous te proposons quelque chose, Père Noël : puisque ce Gouvernement et ses alliés qui nous dirigent depuis 2007 n’ont pas du tout les yeux en face des trous, puisqu’ils sont déconnectés de la réalité, passe donc par la cheminée des très riches, et prends leur donc quelques millions afin de les redistribuer aux pauvres, comme un Robin des Bois des temps modernes. Ne t’attaque pas aux artisans, aux commerçants, qui vivent de leur travail, mais tente donc de récupérer des richesses gagnées sur le dos des jeunes, des travailleurs, par ceux qui détiennent les richesses : les banques, les plus grandes fortunes, les trafiquants d’arme, les mercenaires, tous ces gens corrompus pour la sauvegarde d’un système qui assassine la planète, les peuples, affame un continent entier et tue des millions de personnes, dont des enfants.

 

Cette situation ne peut plus durer, Père Noël, offre nous de nous débarrasser des idées haineuses véhiculées par des politiciens sans scrupule qui manipulent l’esprit populaire selon sa misère. Débarrasse nous de cette politique spectacle inégalitaire, mensongère, et offre nous comme cadeau une politique juste, qui permette à chaque citoyen et chaque jeune de s’émanciper et de participer aux décisions. Offre nous enfin des perspectives d’avenir dignes de ce nom, une vie dans le RESPECT et la DIGNITE, quelle que soit notre place dans la société, que l’on soit lycéen, jeune travailleur, étudiant, à la recherche d’un emploi, en formation. Cette situation a trop duré.

 

Nous avons pleinement conscience que tu ne pourras pas satisfaire tous nos vœux, qui exigent une attention particulière tout de même, et nous devrons compter beaucoup sur nos propres forces, les forces des jeunes mobilisés. Nous ne pouvons continuer cette vie là, sachant que nous sommes la première génération à vivre moins bien que celle de nos parents depuis des décennies …

 

Merci à toi, et sache que nous avons toujours été bien sages, par rapport à d’autres jeunes qui, eux, préfèrent soutenir ou accompagner des mesures austères, inégalitaires et mortifères pour l’avenir du département, de la région, du pays, de l’Europe dont les peuples payent la crise des dirigeants, et de ce petit village qu’est la terre.

 

Les Jeunes Communistes du Pas-de-Calais

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 22:35

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Le jeune franco-palestinien, Salah Hamouri, emprisonné injustement depuis 7 ans après avoir été condamné par un tribunal militaire illégal, a été libéré ce dimanche 18 décembre 2011 à 21h00 où il a pu enfin rejoindre sa famille.

Il a été libéré avec 549 autres palestiniens. C'est grâce à la mobilisation de milliers de militants anti-impérialiste que cela a put être possible et nous remercions ainsi tous les camarades ayant contribués à faire entendre cette cause.

 

La fédération jeunes communistes du Pas-de-Calais exprime toute sa joie et souhaite à Salah Hamouri de rattraper ces 7 années de sa vie perdue avec sa famille.

 

Cependant, il reste encore beaucoup de prisonniers palestiniens enfermés dans les geoles israëliennes. Nous ne les oublions pas et nous continuons le combat pour exiger leur libération.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:14
L’Union des étudiants communistes (UEC) est membre du Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF). Elle s’organise en "secteurs" dans nombre d’universités en France. Elle possède également des instances nationales, le collectif national et la coordination nationale.
L’UEC permet aux étudiants de ce pays, de lutter contre le système capitaliste qui engendre injustices et inégalités. Son but est de permettre le dépassement du capitalisme, en combattant au quotidien toutes les formes d’aliénations et d’exploitations. Nous, étudiants communistes, luttons contre toutes les formes de dominations. Nous voulons un monde de paix, de partage des savoirs, des pouvoirs, une économie au service du développement humain, du respect de son environnement. Pour notre part cette volonté, cette perspective, nous la nommons communisme.

L’UEC est un outil à la disposition de tous les étudiants ayant comme ambition de faire de la politique pour changer la vie et le monde.

L’UEC bénéficie d’une indépendance d’organisation au sein du MJCF. Cependant, tous les adhérents de l’UEC étant membre de droit du MJCF, les organisations sont très liées.

 

Un des buts propre à l’UEC est de débattre, sur tous les lieux d’enseignement supérieur, d’une analyse politique du système éducatif et sur ses réformes avec toutes les personnes qui le souhaitent : étudiants, professeurs, personnels... Nous construisons des propositions fortes qui permettent de répondre à la crise de l’enseignement supérieur.

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 13:29

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« Je ne suis pas un terroriste, mais pas non plus un pacifiste. Je suis simplement un gars normal de la rue palestinienne défendant la cause que tout autre opprimé défend : le droit de m’aider en l’absence de toute aide venant d’ailleurs. », confie Marouane Barghouti dans le Washington Post du 16 janvier 2002.

Marwne Barghouti est né le 6 juin 1958 à Ramallah. Le monde qu’il découvre le révolte et il entre dès l’âge de 15 ans en résistance : il adhère au Fatah. Il est emprisonné par les Israéliens en 1976 à l’occasion d’une manifestation qualifiée de « révolte palestinienne »… Il en profite pour apprendre l’hébreu. À sa sortie d’incarcération, il entre à l’Université de Beir Zeit où il obtient une maîtrise en histoire, une autre en science politique et encore un diplôme de 3ème cycle en relations internationales.

Organisateur hors pair et homme de terrain très apprécié pour ses qualités d’orateur, il est l’un des principaux initiateurs de la 1ère Intifada en 1987, mais il est très vite arrêté par l’armée israélienne et expulsé vers la Jordanie. Il ne peut revenir d'exil qu'après la signature des accords d'Oslo en 1994. Il est élu au Conseil législatif de Palestine en 1996, il y défend la nécessite d'une paix avec Israël. Il devient secrétaire général du Fatah pour la Cisjordanie.

Le 28 septembre 2000 la provocation d’Ariel Sharon sur l'esplanade des mosquées lance la seconde intifada et la situation politique se tend à nouveau. Barghouti est accusé par Israël de lancer, via un sous-groupe appelé les brigades des martyrs d'Al-Aqsa, des attentats-suicides sur le territoire israélien et contre les colonies israéliennes.

Après une tentative d’assassinat de l’armée israélienne dont il faillit être victime en 2001, il est capturé par Israël le 15 avril 2002 et inculpé de meurtres et d’entreprise terroriste. Soutenant les attaques armées contre l'occupation israélienne, il rejette les attaques contre des civils sur le territoire d'Israël.

Il est condamné le 20 mai et le 6 juin 2004 à la réclusion à perpétuité et 40 années d’emprisonnement.

A la veille des élections législatives palestiniennes de janvier 2006, il plaide pour l’unité des deux principaux courants palestiniens. Quelques mois plus tard, après la défaite de son camp, il est à l’origine, en mai, du Le "document des prisonniers" , une plate-forme inspirée du programme du Fatah, mais acceptable par le Hamas.

 

Pour réaliser la paix, les Palestiniens ont besoin d'unité nationale, autant que les Israéliens ont besoin d'un consensus pour leur retrait. L'homme qui symbolise l'espoir d'unité chez les Palestiniens est Marwan Barghouti.

 

Il est âgé de 54 ans et marié à l’avocate Fadwa Barghouti.

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 11:12
 
 C’est avec une grande émotion que nous venons d’apprendre que Salah Hamouri fait partie de la seconde vague des prisonniers politiques palestiniens qui seront libérés dimanche ou lundi prochain.
 

Nos premières pensées vont bien évidemment à Salah, à ses parents Denise et Hassan, à son petit frère et à sa petite sœur, qui après presque 7 ans de séparation vont enfin pouvoir se retrouver.

Il retrouve enfin la liberté après avoir été condamné par un tribunal militaire illégal au regard de l’ONU sans qu’aucune preuve n’ait été apportée quant à sa culpabilité sur les deux chefs d’inculpation dont il était accusé.

Nous lui souhaitons tous nos vœux de bonheur pour la suite et de réussite dans tous les projets qu’il a nourrit pendant son emprisonnement.

 

Pour Pierric Annoot, secrétaire général du MJCF « C’est une formidable nouvelle pour Salah, sa famille, ses proches et tous ceux qui ont lutté pour sa libération. Néanmoins n’oublions pas que l’injustice s’est ajoutée à l’arbitraire d’une condamnation, car Salah aura purgé 15 jours de prisons supplémentaires. Restons vigilants et mobilisés jusqu’à sa libération effective. La libération de Salah constitue un formidable point d’appui pour continuer la lutte pour la libération de tous les prisonniers politiques et pour la Palestine ! »

 

La mobilisation populaire paie toujours !

 

C’est une formidable victoire pour tous ceux qui ont lutté pour sa libération et en premier lieu son comité de soutien présidé par Jean Claude Lefort qui regroupait de nombreuses personnalités politiques, syndicales et associatives de tous horizons.

Les jeunes communistes ont aussi apporté largement leur pierre à cette mobilisation en contribuant à faire connaitre le sort de Salah par des débats, des concerts de soutien ; en faisant signer plus de 40.000 pétitions exigeant sa libération ; en interpellant des ministres et des députés publiquement mais aussi par des courriers officiels à de maintes reprises ; en demandant à de nombreuses villes qu’il soit fait citoyen d’honneur aidés par des élus communistes de leurs villes ; en organisant des dizaines de rassemblements larges et unitaires partout en France ; en recouvrant tous les murs des villes, des facs et des lycées de son portrait....

 

La lutte continue pour la liberté, le respect du droit et la paix en Palestine ! député du Fatah emprisonné depuis 2002, mais aussi de celle de tous les prisonniers politiques. Pas de paix possible sans la libération de tous les prisonniers politiques.

Nous continuerons le combat pour exiger la libération de Marwan Barghouti,

Elle est d’autant plus nécessaire que depuis octobre et la libération des 450 premiers prisonniers politiques, l’état d’Israël a arrêté de nouveaux 200 palestiniens. Cette politique arbitraire, injuste et contraire à tous les droits internationaux menée par le gouvernement israélien le plus à droite depuis 1948 est une impasse dans le processus de paix.

 

Enfin, nous appelons la France et les pays de l’Union Européenne à prendre leurs responsabilités dans la résolution de ce conflit, ce qui passe par un vote positif au conseil de sécurité et à l’Assemblée Générale de l’ONU pour que la Palestine soit reconnue comme un état plein et entier.

 

Enfin, il faut que la France et les pays de l’Union Européenne parlent d’une voix forte et déterminée pour faire respecter le droit des Palestiniens et qu’Israël respecte enfin les résolutions de l’ONU concernant le mur, les colonies, le droit au retour des réfugiés, la question de Jérusalem et celle des prisonniers politiques.

Liberté pour tous les Palestiniens ! Liberté pour la Palestine !

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 17:11

 

PAS DE CADEAU DE NOEL pour VEOLIA sur le compte des habitants du Bruaysis ! Il est demandé aux délégués au SABALFA de ne pas renouveler le contrat de gestion de l'eau avec Véolia pour les 12 prochaines années. Nous n'acceptons pas que les actionnaires de Véolia s'enrichissent sur l'eau qui doit redevenir UN BIEN PUBLIC. Nous demandons la prolongation d'un an du contrat actuel pour préparer pendant l'année 2012 la sortie de la délégation de service public et le retour en gestion publique à compter du 1er Janvier 2013. Des villes, des intercommunalités ont OSE le faire. Nous devons le faire aussi, dans l'intérêt de nos concitoyens du Bruaysis.

 

MANIFESTATION DEVANT LA MAIRIE DE BRUAY-LABUISSIERE

organisée par l'association EAU-SECOURS 62

LE LUNDI 19 DECEMBRE A 17H45

SOYONS NOMBREUX, NOUS GAGNERONS.

 

De plus, Veolia participe à la colonisation de la Palestine en exploitant l'eau de ce pays. Nous devons protester également contre le caractère impérialiste de cette entreprise.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 16:26
Nora, Théo et Yves sont étudiants toulousains. Ils ont grandi dans un milieu populaire et ont le sentiment que leur histoire familiale réduit leurs chances d’accéder à l’université. Tous rencontrent des problèmes pour financer leurs études. Et sur les bancs de la fac, ils sont confrontés à une culture qui n’est pas la leur. Portraits croisés de trois jeunes en décalage.

Quelle est l’ambiance à la fac de droit ?

 

 « C’est froid et studieux. Les étudiants montrent qu’ils ont de l’argent. Les garçons viennent en costard cravate, les filles avec un sac Longchamp. J’ai l’impression de faire tache, de ne pas être à ma place, même si je n’ai jamais entendu de réflexion sur moi. La crise, ça ne nous touche pas , ont dit un jour des étudiants. Ça ne me donne pas envie de discuter avec eux. » Nora Belli, dix-neuf ans, est en deuxième année de droit à l’université Toulouse-I-Capitole. Elle est née à Tulle (Corrèze), y a vécu jusqu’au bac. Ses parents sont nés en Algérie : « Mon père est peu allé à l’école. En France, il a travaillé dans une usine de parqueterie. Au bout de trente ans d’ancienneté, il gagnait 1 500 euros net par mois. Le week-end, il coupait du bois pour arrondir les fins de mois. Il travaillait sept jours sur sept. Ma mère fait des heures de ménage. Maintenant mon père est à la retraite mais continue de couper du bois. »

 

Nora juge « très inégale » la société actuelle :

 

 «  Beaucoup sont touchés par la crise et d’autres sont complètement déconnectés. C’est ce que je trouve injuste. » Est-ce plus difficile aujourd’hui ? «  Ça dépend des catégories d’étudiants ! répond Théo Aubin, en deuxième année d’histoire à l’université Toulouse-II-le Mirail. Je constate chez les étudiants un certain fatalisme. Ils ne sont pas forcément prêts à s’engager, ont peur d’être prisonniers d’une pensée, d’une organisation. Je trouve l’époque un peu passive. S’il y avait une solution pour la réveiller, on l’aurait fait. » Pour Yves Savioz, en troisième année de philo, «  le mouvement populaire se pose des interdits, se met des freins. On a peur de faire peur. Mais je suis plein d’espoir ! ».

Théo Aubin habite chez sa mère à Léguevin, à l’ouest de Toulouse. Elle lui a acheté «  à prix préférentiel » la voiture pour se rendre à la fac. Sa mère est secrétaire. «  Je n’ai plus de contact avec mon père depuis l’âge de douze ans. Aux dernières nouvelles, il était ouvrier de maintenance dans l’aéronautique. » Yves Savioz habite Castanet-Tolosan, en banlieue, chez sa mère lui aussi. Son père, décédé en juin, était ouvrier à Air France : «  Il était très fier de réparer des avions. Ses parents l’avaient abandonné quand il était enfant et il a travaillé très jeune dans une ferme. » Sa mère est professeure de maths retraitée. Yves a suivi un parcours improbable, a passé deux BEP (métallique et mécanique moto) puis un bac STI (sciences et techniques de l’industrie). Il a ensuite tenté un BTS, sans dépasser la première année. «  En terminale STI, j’ai fait un peu de philo. C’est un moyen de compréhension de notre monde, des grands courants de pensée » Et le voilà à la découverte de Hegel. Il a obtenu un Deug, est maintenant inscrit, à vingt-six ans, en troisième année de philo. Yves : une exception statistique ! De son côté, Théo s’intéresse surtout à l’histoire économique et sociale, aux XIXe et XXe siècles, à la crise de 1929. « Dès le premier cours, un professeur s’est déclaré anticommuniste ! » Théo s’inquiète aussi quand il voit un étudiant en sociologie faire une thèse financée par une entreprise privée. Quelle sera la contrepartie ? Lui, perçoit une bourse modeste, ce qui l’oblige à travailler, par intermittence, à l’entretien des rotatives de la Dépêche. «  J’ai tenu plus d’une semaine avec 9 euros sur mon compte en banque. »

 

Pour financer ses études, Yves a été éboueur,

 

a fait le ménage très tôt le matin dans une piscine municipale « Après, en cours, je dormais. Il y a plein de boulots où on y passe toute sa vie, on ne voit plus personne en dehors. Que la vie ne serve qu’à travailler ? Pas d’accord ! La condition du travailleur, aujourd’hui, c’est d’être une machine à produire. Le travail, c’est mon pain noir, les études, mon pain blanc. » Yves, qui parle du « plaisir d’étudier », n’est pas pour autant très à l’aise avec ses condisciples : «  Leur manière d’être, leur humour ne sont pas les mêmes que les miens. Ils abordent la philo à partir d’une culture qui leur est commune. Moi, j’ai du mal à m’enfiler du Nietzsche ou du Kant. Pour eux, parler rugby, c’est trivial. Je ne veux pas être encastré dans un milieu, je ne veux pas éteindre une partie de moi-même. » « Si les gens se prennent par la main, ça peut être fabuleux, ça peut construire un projet collectif », s’enthousiasme Théo. Avec la Jeunesse communiste, il s’attache à réaliser «  un travail de fond » : rencontres, débats dans les cités U, porte-à-porte L’étudiant en histoire est aussi membre de l’Unef sans y être très actif : «  Le politique apporte des perspectives qu’il n’y a pas dans le syndical. Il faut changer la société, pas seulement l’améliorer. » Voit-il aujourd’hui des débouchés politiques ? « En tout cas, il n’y a pas de perspective dans l’austérité. » Il le constate à son niveau : «  Les universités doivent trouver des sources de financement, faire des partenariats public-privé » Certitude d’Yves, dans une approche plus philosophique : « La masse reste une condition d’émancipation de l’individu. » Avec cette méthode : «  Pas seulement dire ce que je pense mais aussi le faire exister avec les autres. Tout est possible. »

 

De quoi leurs lendemains seront-ils faits ?

 

Théo veut poursuivre ses études jusqu’en master, mais il ne s’imagine pas enseigner plus tard l’histoire-géo en collège. Sa future vie professionnelle reste encore dans les limbes. Yves non plus ne tentera pas sa chance au Capes : «  En philo, il y a très peu de reçus au concours. Et puis je serais en concurrence avec des machines de guerre qui ont fait hypokhâgne. » Yves a néanmoins un projet : après la licence, il veut devenir hypnotiseur en milieu hospitalier. « C’est très sérieux. On fait des opérations sous hypnose, avec cette méthode on peut aussi aider à arrêter de fumer » Il ne dérogera pas à cette ligne : « Quels que soient les aléas, j’ai envie d’avoir une vie qui me plaise. » Longtemps Nora a voulu faire médecine. Malgré un bac scientifique en poche, elle y a renoncé, sans doute dissuadée par la longueur de ces études ou par l’impitoyable sélection et le numerus clausus en fin de première année. Pouvait-elle risquer un échec et la perte de sa bourse ? La voilà donc engagée dans un tout autre cursus : «  Le droit public m’intéresse ; le droit privé, j’ai plus de mal. » Nora aspire à une licence de droit mention sciences politiques, puis à un master de relations internationales, mais n’a pas encore une idée précise sur son avenir professionnel. « Mes parents m’ont poussée, ont poussé mes frères, pour avoir de bonnes notes à l’école, pour suivre des études. Ma mère me disait de ne pas faire comme elle, de ne pas faire des ménages. »

 

Après une première année en cité U, Nora partage maintenant un T3 avec une copine.

 

 Et c’est plus cher. Son demi-loyer lui coûte 305 euros par mois, soit à peu près le montant de sa bourse. L’été dernier, elle a travaillé pendant deux mois en Corrèze guide d’une exposition, payée au smic. Ses ressources étant insuffisantes, elle a dû cette année se résoudre à solliciter son père : « Ça me gêne, j’ai du mal à lui demander de l’argent. Il travaille depuis l’âge de quatorze ans, il ne s’est jamais reposé. Il est fatigué. » Nora songe à trouver un petit boulot. «  Mes parents ne veulent pas, ils pensent que ça va me faire rater mes études. » Pour ne rien arranger, le versement des bourses a connu de sérieux retards depuis le début de l’année universitaire. Nora raconte que depuis un an sa famille s’adresse au Secours populaire. Un jour, elle est allée à la place de sa mère chercher un colis. «  Mon frère refusait d’y aller. Moi, je ne veux pas avoir honte parce que je n’ai pas assez d’argent. Quand nous étions enfants, on ne voyait pas le manque d’argent, nos parents ont toujours voulu montrer que nous étions comme les autres. » Devenue étudiante en droit, elle ne fréquente guère ceux qu’elle croise dans les amphis. Un autre monde. « S’ils veulent quelque chose, ils ne se demandent pas s’ils ont assez d’argent. » On imagine que les discussions politiques tourneraient au dialogue de sourds. «  Je m’intéresse à la politique. Je suis allée aux manifs pour les retraites, pour l’école. » Son souhait pour 2012 ? « Je ne suis pas sûre que quelque chose change l’an prochain. Sans faire de fatalisme, on va continuer à se serrer la ceinture, même si j’aimerais que ce soit le contraire. » Pour Yves, «  il va falloir se battre en 2012, comme en 2013, 2014 » Il n’exclut pas des changements dès l’an prochain. «  Ne pas passer notre vie en vain » : un aphorisme du philosophe Yves.

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