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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 14:54
Le mouvement Jeunes Communistes de France est inquiet par rapport aux actions réactionnaires et anti-démocratiques que peuvent prendre le clan Wade après le revers populaire qu’il a connu. En effet, le peuple sénégalais, avec à l’avant-garde sa jeunesse, a rejeté massivement la volonté de modification de la constitution par le clan Wade qui prévoyait de reconduire Abdoulaye Wade comme président et son fils, Karim, comme vice-président en obtenant moins de 25% des suffrages.
 Face à ce mouvement populaire, le gouvernement sénégalais, d’après plusieurs sources, font appel aux actions les plus réactionnaires pour tenter de stigmatiser et de réduire en poussière l’opposition. Après la déroute du Parti Démocratique du Sénégal (PDS) le 23 juin 2011, Karim Wade a sollicité l’Elysée en contactant Robert Bourgi, le M. Francafrique du Président Sarkozy, pour que la France fasse intervenir les 1200 soldats français présents sur le territoire sénégalais. Officiellement la réponse de la France fut négative en indiquant que les ressortissants français n’étaient pas en danger. Malgré tout, au vue de l’attitude guerrière de notre président et pour conforter les intérêts des puissances financières, il y a lieu de s’inquiéter dans les vélléités impérialistes de la France dans toute l’Afrique de l’Ouest et de son imposition à renforcer son contrôle (Côte d’Ivoire, Mauritanie, Guinée, Burkina Faso, Maroc, etc.). Ce contexte ne peut être déconnecté des prises de conscience de ces populations à plus de liberté, d’égalité, de dignité et d’autonomie, mais aussi de l’émergence de pays comme la Chine, l’Inde ou l’Amérique Latine. La nomination de Ouattara en Côte de d’Ivoire et l’attitude de l’armée française est un des premiers signe de cette stratégie de renforcement. Tout cela n’a qu’un seul but, conforter les positions des grandes multinationales et le contrôle des matières premières aux mains des capitalistes. En s’interressant plus précisement au Sénégal, Nicolas Sarkozy vient de nommer à la tête du contingeant français, le Général Saint Quentin, une sorte de préfet de la Francafrique. Ce Général a démontré par le passé ces actes sanguinaires à réprimer toutes émergences populaires et démocratique mais aussi à manipuler les populations entre elles. Cet homme est le « présumé génocidaire » du massacre au Rwanda, celui là même où la France refuse de le présenter devant le « Tribunal Pénal International », pour des faits corroborés dans un rapport de l’ONU. Le Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) comprend bien les enjeux qui se jouent et a adressé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy (http://cinquieme-congres-du-pit-sen...).
Le soutien appuyé des jeunes communistes français envers l’UJDAN et le PIT n’est pas seulement le rapprochement entre des organisations progressistes mais un lien stratégique et durable pour contrer l’impérialisme et le nationalisme. C’est pourquoi il nous apparaît necessaire de renforcer ces liens. L’UJDAN et le PIT font apparaître un espoir de voir émerger des forces populaires révolutionnaire et démocratique dans cette région. L’expèrience récente du BENNO SIGGIL et du M23 (sorte de front populaire) avec la participation active de l’UJDAN et du PIT montrent leurs capacités de rassemblement à l’intérieur du Sénégal mais aussi au delà de leur frontières en essayent de reconstruire un lien avec d’autres forces progressistes dans cette région non sans difficulté. Le MJCF réitère son soutien fraternel au mouvement populaire sénégalais et aux organisations sœurs que sont l’UJDAN et le PIT pour la démocratie, le développement productif, les services publics et la justice sociale. Nous condamnons fermement toute intrusion potentielle de la France pour soutenir les actions anti-démocratiques du clan Wade et du PDS qui vont à l’encontre du mouvement populaire sénégalais. La connivence de Sarkozy avec le clan Wade (cf http://www.youtube.com/watch?v=3bSL...) est un signe du néocolonialisme encore existant, le MJCF combat et combattra toujours les forces qui vont à l’encontre du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !

 

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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 14:52
logo JC couleur
 
Nous reprenons un article du regretté économiste Raphaël Thaller et de Lilian Brissaud sur la dette publique. Des faits parlants et une analyse précise et claire.

 

Par Raphaël Thaller et Lilian Brissaud, économistes :

 

« La dette publique, en d'autres termes l'aliénation de l'État, qu'il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l'ère capitaliste. (…) Comme par un coup de baguette magique, elle confère à l'argent improductif un talent procréateur qui le transforme en capital, sans qu'il ait besoin de s'exposer au dérangement et aux risques des investisseurs industriels et même des placements usuraires ». (Marx, Le Capital).

 

« Les caisses de la France sont vides ».

 

Depuis des années, c'est le même refrain : nous dépensons trop et nous mangeons le pain de nos enfants.

En réalité, le thème de la dette publique a pour but de nous faire accepter une diminution des dépenses publiques, qui répond elle-même à l'objectif de diminution des impôts. Plus exactement : les impôts payés par les entreprises et par les classes riches de la société, c'est-à-dire le capital.

On peut alors montrer que si la dette constitue bien un problème, ce problème n'est pas celui que l'on prétend. De sorte que ceux qui n'ont pas de mots assez durs pour la fustiger n'ont en réalité aucunement l'intention de la supprimer.

 

Si l'État emprunte de l'argent, c'est pour pouvoir combler ses déficits budgétaires, c'est-à-dire la différence entre ses dépenses et ses recettes fiscales.

 

Ce déficit s'est élevé à 56 milliards d'euros en 2008 et à 100 milliards en 2009. Ce déficit ne provient pas d'un excès de dépenses publiques mais de la politique de baisse des impôts.

Ce phénomène a été reconnu par Gilles Carrez, rapporteur UMP de la commission des Finances de l'assemblée nationale : « L'accumulation de baisses d'impôts depuis 2000 semble avoir conduit à un accroissement du déficit structurel car, si le taux de prélèvements obligatoires apparaît en baisse tendancielle sur la décennie, le taux de dépenses publiques, en revanche, reste stable. »

 

En clair : les dépenses sont constantes, les recettes diminuent.

 

S'il n'y avait pas eu toutes les baisses d'impôt effectuées depuis dix ans, les recettes de l'État auraient dû se monter en 2008 à 348 milliards d'euros, à comparer aux 265 milliards collectés en réalité.

 

Il manque donc chaque année au moins 83 milliards d'euros dans les caisses de l'État !

 

Cela concerne surtout l'impôt sur le revenu, payé par les plus riches, ainsi que l'impôt sur les sociétés : crédit d'impôt recherche, taxation réduite des plus-values, taxe professionnelle. Il faut y ajouter les droits de succession, le bouclier fiscal, la baisse de la TVA pour les restaurateurs.

 

Qui ne paie pas ses impôts s'enrichit.

 

Chaque année, le déficit se reproduisant au rythme des nouvelles baisses d'impôts, on entretient ainsi le mythe d'un État trop dépensier. D'autant qu'il existe en France une certaine aversion populaire à l'égard de l'impôt. La classe dirigeante s'appuie habilement sur elle pour véhiculer sa propre haine envers l'impôt, voie royale vers les privatisations et le démantèlement du service public.

 

En outre, la dette nourrit grassement la « classe des créanciers de l'État », que Marx déjà dénonçait.

 

Car on n'emprunte qu'aux riches. L'État se tourne vers ceux qui cherchent à prêter leur argent, c'est-à-dire à le placer : banques, assurances… Ce qu'on appelle les marchés financiers. Il s'agit d'une fonction spécifique au capitalisme : le capital de prêt, générateur d'intérêts.

On aura compris que ces « investisseurs » à qui l'État s'adresse sont ceux qui bénéficient des allégements fiscaux !

 

Ce que l'État ne leur prend plus sous forme d'impôt, désormais il leur emprunte, avec remboursement du prêt.

 

Quand on prétend que ce seront « nos enfants » qui paieront « nos dettes », c'est un jugement unilatéral, car ce sont les enfants des créanciers qui se feront rembourser par les enfants des débiteurs. La dette n'est donc pas une affaire entre générations, mais c'est un règlement de comptes, à l'intérieur d'une même génération, entre créanciers et débiteurs.

 

Au remboursement de la dette s'ajoute le paiement des intérêts.

 

Plus de 40 milliards d'euros sont ainsi versés chaque année aux créanciers de l'État. C'est le deuxième poste du budget.

Les créanciers vont demander des intérêts les plus élevés possibles, quitte à propager l'idée que l'État est en faillite, comme on l'a vu pour la Grèce.

Plus le débiteur est réputé pauvre, plus le risque d'insolvabilité est important, plus les intérêts à payer sont élevés : qui paye ses dettes s'appauvrit.

 

La Grèce a dû payer des intérêts deux fois supérieurs à ceux de l'Allemagne.

 

Or, les créanciers justifient la hausse du taux d'intérêt par le prétendu risque qu'ils encourent. Mais ils demandent aux États les plus riches, à l'Europe tout entière, au FMI, de garantir les prêts afin précisément de supprimer tout risque !

Il est enfin à noter que la dette publique s'internationalise : les sommes prêtées à l'État français par des créanciers étrangers sont égales aux sommes prêtées par des créanciers français à des États étrangers.

Les États conduisant tous la même politique fiscale, cela fait croire que chaque État est prisonnier des marchés financiers et tributaire de la bonne appréciation des agences de notation.

En réalité, c'est l'inverse : ce sont les « investisseurs » à la recherche de bons placements lucratifs qui sont dépendants des choix politiques délibérés effectués par les États à leur profit.

  La dette publique est trop rentable pour disparaître.

 

Rentable économiquement, mais aussi politiquement, car elle fonde la baisse des impôts, qui est un vrai programme politique à elle toute seule.

 

C'est bien une véritable contre-révolution fiscale qui s'opère.

 

La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen stipule que l'impôt est une « contribution commune, également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés ».

Cet impôt-là est en train de disparaître. L'histoire ne se répète pas, dit-on. C'est faux. Car si l'on veut mater cette contre-révolution fiscale, et il en est encore temps, il faudra bien recommencer l'affaire à son commencement.

 

Débiteurs de tous les pays, unissez-vous !

 

sources : http://jeunescommunistes13.over-blog.com/

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 17:07

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A un an des élections présidentielles Claude Guéant exulte. Il se satisfait d’être sur le chemin des 30 000 reconduites à la frontière pour 2011 : un record historique ! Depuis que le porte-flingue de Sarkozy a pris son poste de ministre de l’intérieur le 27 février, il n’a cessé de zigzaguer entre polémiques, dérapages et offensives concernant l’immigration. Afin de continuer la besogne de ses camarades Besson et Hortefeux, les préfectures sont soumises à des consignes très précises. Le placement en centre de rétention et l’expulsion sont l’objectif numéro 1 pour cette fin d’année et à l’approche des échéances électorales.

Ainsi, une véritable traque est organisée à coup de rafles, les centres de rétentions sont pleins à craquer (l’emprisonnement d’enfants en bas âge est fréquent) et l’expulsion est un objectif pour le gouvernement actuel. Toute une partie de la population, souvent en situation de grande précarité vit cette politique inhumaine au quotidien, que ce soit à l’école, au travail, dans la rue ou à la maison.

Les Jeunes Communistes n’acceptent pas et n’accepteront jamais ces exactions légales.

Cette stratégie du chiffre et de l’effet d’annonce détourne l’intérêt public des véritables problèmes sociaux et internationaux. Au lieu de donner de véritables réponses au chômage et à la précarité, le gouvernement brandit l’immigration comme l’un des principaux maux de la société. Au lieu de parler de l’impérialisme et du néocolonialisme que la France mène plus que jamais, les capitalistes voudraient nous faire croire que le pays ne peut plus supporter l’arrivée de migrants venus de pays que nous pillons politiquement et économiquement. A l’heure des plans d’austérité en Europe il est de bon ton de stigmatiser une partie de la population et de diviser l’ensemble des travailleurs face à leurs véritables intérêts.

Face à cette politique gouvernementale le Mouvement des Jeunes Communistes exige : La fermeture des centres de rétentions administratifs, L’arrêt pur et simple des expulsions, Le basculement des moyens mis a disposition pour les expulsions et la rétention vers l’accueil et l’intégration, Un contrat de travail ou un certificat de scolarité = régularisation immédiate.

Ni expulsions, ni exploitation, le peuple ensemble !

 

source : http://paris.jeunes-communistes.org/Un-tres-bon-bilan-Ou-la-sombre

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 15:37

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Cette année, le PCF du Pas-De-Calais donne toute sa place aux jeunes dans son stand lors de la fête de l'Humanité.

 

Le vendredi soir, la fête aura un goût de Festival de la Résistance 2011, avec la présence de 6 groupes locaux, qui se sont illustré lors de la dernière édition du Festival .

 

Skanabitch

Ei8ht 6ix

Mandragore

Rast'Apple Vibration

les murmures de la rue

collectif rap 62

 

6 groupes pour une soirée de résistance

dans le stand du Pas-de-Calais.

 

Pendant tout le week-end, nous pourrons retrouver bars et restaurants sur place.

 

Les jeunes communistes du Pas-de-Calais, se feront un plaisir de vous accueillir à leurs table politique durant ce week-end et au bar du parti le samedi soir.

 

Les places sont disponible à:

20 euros, vente militante ( sections, fédérations ou JC )

25 euros, en magasin ( FNAC....)

27 euros sur place.

 

Pour avoir la programmation complète des scènes : Fête de l'humanité 2011, le programme

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 22:11
208872 10150156056612103 620097102 6451020 6436296 n[1]Depuis un mois déjà, la jeunesse israélienne a réussi à mettre la population dans les rues. Installée sur la place Rothschild, l’une des plus prestigieuses de Tel Aviv, dans des tentes, la jeunesse a été suivie par un grand nombre d’Israéliens : selon les derniers sondages, 87% de la population approuverait ce mouvement qui n’est pas sans rappeler les «Printemps arabes» et le mouvement des «Indignados» en Espagne.

La semaine dernière, la gronde a pris une tournure sans précédent dans l’histoire du jeune État : 300 000 personnes, dont quelques membres du MJCF présents sur le territoire, ont ainsi battu le pavé (150 000 à Tel Aviv et l’autre moitié dans le reste du pays) à l’appel des différentes forces de gauche. La rue résonnait au son de slogans tels que : «Walk like an Egyptian» et «Milliardaires enfermez-vous» ou tout simplement «Le peuple exige la justice sociale».

Un mouvement social sans précédent, qui a dans sa ligne de mire le coût de la vie trop élevé (alimentation, santé, études) et les prix excessifs du logement. Aucun rejet de l’État mais un Premier Ministre de plus en plus visé personnellement et qui, par peur de voir la contestation s’intensifier encore un peu plus, a décidé de mettre en place une commission en charge de l’examen des revendications de la « Place Rothschild ».

Une parade de plus. Aucun geste n’a été lancé en direction de la communauté palestinienne, toujours privée d’État et dont les conditions de vie sont plus dures d’années en années sauf l’annonce de nouvelles colonies à Jérusalem Est pour « répondre à la crise du logement ». Une nouvelle illustration du piège guerrier dans lequel Netanyahou et son gouvernement enferment leur peuple.

Le MJCF soutient le mouvement social contre la politique ultra-libérale du Premier Ministre israélien et de son gouvernement et réaffirme son soutien au peuple palestinien, pour qu’enfin, eux aussi, puissent accéder à des conditions de vie décentes dans un État qui serait le leur. Le MJCF dénonce de plus la politique raciste et xénophobe de ce gouvernement, politique qui est menée au détriment du financement de la santé et de l’éducation pour tous.

Nous appelons en dernier lieu à la mobilisation partout en Europe le 15 octobre pour réaffirmer ensemble notre refus de l’austérité et exiger partout, à l’instar des Israéliens, plus de justice sociale.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 18:01

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La semaine prochaine, le délai pour la présentation du Recours en Habeas Corpus présenté par Gerardo Hernández Nordelo, condamné sans preuve à une double perpétuité et auquel le gouvernement des USA continue de refuser son droit élémentaire à être entendu devant la justice, arrivera à son terme.

Il ne faut pas oublier que le 25 avril dernier, la Procureur Caroline Heck Miller, au nom du gouvernement des États-Unis, a demandé au tribunal fédéral de Miami de refuser son appel extraordinaire.

A cette occasion nous nous posons une question..."Que redoute le Parquet de Miami en refusant une audience à Gerardo, Héros de la République de Cuba pour avoir empêché des actes terroristes contre son peuple, détenu depuis près de 13 ans dans une prison de sécurité maximum, à qui on refuse la visite de son épouse depuis plus d’une décade, qui comme ses quatre frères qui luttaient pour cette même cause, a été reclus à plusieurs reprises dans des cellules d’isolement maximum sans avoir commis un quelconque manquement à la discipline, et qui sollicite le droit basique à ce que ses arguments soient écoutés et que soient produites les preuves supposées exister contre lui ?".

Récemment a été publiquement révélée la manipulation du gouvernement américain consistant à payer à des journalistes de Miami un quart de million de dollars pour diaboliser les Cinq afin de convaincre à l’avance le jury de leur culpabilité. Ceci constitue une prévarication de la part du gouvernement des USA et c’est l’un des arguments que Gerardo doit présenter devant la justice.

 

Depuis 12 jours, le Parlement de la République de Cuba dénonce l’arbitraire des États-Unis contre Gerardo auquel est refusé l’accès aux documents légaux en relation avec son affaire.

Pour paraphraser les récentes déclarations d’Obama, nous dirons avec 10 Prix Nobel, des milliers d’intellectuels et d’artistes, des Parlementaires et des Gouvernements : « Il est temps que Gerardo Hernandez et ses quatre compagnons soient libérés », « Même si ce n’est que pour des raisons humanitaires, nous croyons qu’il est temps, après 13 ans d’un enfermement injuste que les cinq soient libérés ». « Nous n’attendons rien d’autre des cours nord américaines, mais nous croyons que le gouvernement des USA devrait prendre la décision correcte de permettre le retour des Cinq dans leurs familles ».

 

Obama peut libérer les Cinq en faisant usage des prérogatives que lui confère la Constitution des USA en tant que président. Il est temps qu’il mette fin à cette injustice et qu’il écoute la clameur de l’humanité.

Au sein de la solidarité internationale nous ne cesserons pas un instant de lutter jusqu’à ce que les Cinq retrouvent leur Patrie et leurs familles.

 

Comité International pour la Libération des Cinq

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 13:18

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Né un 13 août 1926, Fidel Castro célèbre ses 85 ans avec la même simplicité et authenticité qui l’ont accompagné toute sa vie.

 

I est celui qui a renversé le dictateur Batista et donné naissance à une révolution que l’Empire des USA n’a pu vaincre avec ses interventions armées, ses centaines de millions de dollars pour corrompre, créer des épidémies, susciter des actes criminels et un blocus économique défiant toutes les règles du droit international.

 

 

Peu d’hommes d’État, des 50 dernières années, peuvent se présenter avec autant de consistance et de fidélité à certaines valeurs fondamentales relatives aux personnes et aux sociétés.

 

L’insistance mise par la Révolution sur l’éducation et la santé est un premier indicateur de la valeur accordée à la personne humaine. De fait, sans éducation et sans la santé, les personnes demeurent vulnérables à la manipulation et à l’isolement. Elles ne peuvent assumer les responsabilités dont elles ignorent les avenants et les aboutissants. Depuis longtemps, Cuba est libre d’analphabétisme et son système d’éducation fait l’envie de nombreux pays de la région. Quant à son École de médecine, sa réputation n’est plus à faire. Cuba est le pays qui dispose du plus grand nombre de médecins par mille habitants. Il fallait le faire en dépit et à l’encontre de toutes les contraintes mises sur sa route tout au long de ces 50 années.

 

Un second volet qui caractérise la Révolution cubaine est celui de la solidarité nationale et internationale. Nous connaissons de plus en plus les interventions de Cuba dans diverses régions du monde. Il n’y va pas avec des fusils pour y faire la guerre, mais avec des ressources humaines pour y apporter éducation et santé. Cette coopération n’est d’aucune manière conditionnée aux idéologies des pays où professeurs et médecins se rendent.

 

Il en est de même pour l’ouverture de l’École de médecine à de nombreux étudiants étrangers, y compris des États-Unis. Dans la grande majorité des cas, Cuba assume les frais de formation de ces jeunes trop démunis pour payer cette formation, mais suffisamment intelligents et habiles pour en maitriser les connaissances et leurs applications. Ils sont des milliers, aujourd’hui, oeuvrant dans leurs pays respectifs auprès des populations les plus défavorisées. Ce qui a fait dire à l’ex Président de l’Assemblée générale des Nations unies, Miguel D’Escoto, que Fidel Castro était sans nul doute le personnage le plus solidaire des causes humaines. Chez lui, la solidarité s’écrit par des actions et des engagements.



Dommage que nos politiciens et médias continuent à le diaboliser et à taire ses réflexions et commentaires sur ce que vit le monde d’aujourd’hui. N’importe, les peuples savent le reconnaître et de plus en plus de dirigeants s’en approchent pour y puiser conseils et sagesse. Son influence déborde les frontières de Cuba et rejoint les peuples de l’Amérique latine, d’Afrique et plusieurs du Moyen Orient et d’Asie.

 

Quelque part, les forces porteuses de vérité, d’authenticité et de consistance en arrivent toujours à percer les nuages du mensonge, de la manipulation et de l’incohérence. Peu d’hommes d’État peuvent rivaliser avec la stature de cet homme toujours porteur d’un message de solidarité, d’humanité et de fraicheur.

Fidel, bon 85ième anniversaire. Tu demeures pour bien des peuples et de nombreux dirigeants un phare qui éclaire sans éblouir et qui guide sans dévier de la voie à suivre.

 

Oscar Fortin
Québec, le 13 août 2011
http://humanisme.blogspot.com

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 16:35

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Après les printemps grecs et espagnols, les jeunes continuent à se mobiliser sous diverses formes cet été contre les plans d’austérité qui s’abattent partout en Europe.

 

Depuis maintenant plus de 3 semaines, la jeunesse israélienne se mobilise contre la vie chère et notamment le prix des loyers qui pousse des milliers d’entres eux à la rue pour loyers impayés. Ce mouvement d’ampleur et inédit en Israël, avec comme slogan « Le peuple exige la justice sociale », montre bien que le peuple ne veut pas payer la crise économique et subir les plans de rigueur infligés par le gouvernement de Netanyahou.

 Au Royaume-Uni, la révolte prend une autre forme, mais exprime les mêmes maux. Si aucun slogan n’est scandé dans les rues, la tournure que prennent les événements expriment bien un malaise social profond qui traverse une partie de la jeunesse anglaise.

Les jeunes des couches populaires, à qui on a retiré l’allocation de fin d’études, dont le gouvernement a fermé les salles de réunions, sont livrés à eux-mêmes. Rappelons, de plus, des chiffres édifiants : frais d’inscriptions pour les universités dépassant les 15000 euros, âge de la mortalité atteignant 53 ans dans certains quartiers populaires. Au-delà de la jeunesse, dans un des pays d’Europe où la fiscalité est la plus favorable aux entreprises, les classes populaires vivent dans le plus grand dénuement.

Si nous ne pouvons bien entendu pas légitimer le recours à la violence, à la destruction et au pillage, ces nuits de violence démontrent bien que la vision idyllique (qu’on tente de nous présenter) « d’une jeunesse anglaise heureuse et épanouie au pays de l’ultralibéralisme et des contrats précaires » tombe à l’eau.

Cette révolte des quartiers populaires londoniens (due à la mort d’un jeune anglais tué par la police) nous rappelle celle des quartiers populaires français de 2005, qui s’était déclenchée après la mort tragique de Zyed et Bouna dans les mêmes circonstances.

Là aussi, nous dénonçons les discours racistes et xénophobes qui profitent cyniquement d’une situation de grande détresse des couches populaires anglaises afin de désigner comme responsables des troubles les populations immigrées.

La vraie question est : n’existe -t-il pas un lien entre les soulèvements populaires et/ou les manifestations des jeunes quelque soit les formes qu’elle prend et la crise du capitalisme qui veut casser l’avenir des jeunes et les plongent dans la précarité partout en Europe.

Nous subissons les mêmes logiques, nos gouvernements appliquent les mêmes politiques qu’on soit à Madrid, Paris, Tel-Aviv ou Londres, nous devons donc riposter ensemble. Le MJCF réitère son appel à la mobilisation le 15 octobre avec toute les jeunesses d’Europe pour dire ensemble notre refus de l’austérité, et pour exiger une Europe de la justice sociale et de la paix.

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 13:50

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Ce rapport a été présenté par Tiago Viera, président de la FMJD, membre de la Jeunesse Communiste Portugaise (JCP), lors de la réunion de la Commission Europe Amérique du Nord du 16 et 17 juillet à Berlin.

 

Au cours des dernières années, la situation de la jeunesse au niveau mondial a continué à se développer de façon négative, confirmant notre analyse selon laquelle le bien-être des peuples et des jeunes est incompatible avec l’ordre impérialiste mondial, tel qu’il résulte de l’expansion du système irrationnel et injuste qu’est le capitalisme.

Ce fait n’a jamais été aussi visible et clair aux yeux de l’humanité que durant la dernière période. Suite à la crise des prix alimentaires et de l’énergie, l’éclatement de la "bulle spéculative" aux USA a apporté avec elle l’inévitable crise internationale du système capitaliste, qui a produit une augmentation massive du chômage (en particulier parmi les jeunes générations) et une diminution substantielle du pouvoir d’achat des travailleurs.

Cependant, toutes les couches de la société n’ont pas été touchées de la même manière. Alors que les travailleurs et les jeunes ont vu leurs droits être détruits, leurs lieux de travail fermés et leurs salaires diminués, les grands groupes économiques, en particulier le secteur bancaire, sont restés intacts et ont été plusieurs fois renflouées par des fonds publics.

Ces faits conduisent à la destruction du système productif et des services publics de nombreux pays, tandis que les grands groupes économiques ont continué à profiter des niveaux élevés de profits et de l’accumulation de richesses. La situation vécue dans les pays comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal (et bientôt en Italie, Espagne et Belgique) constitue une preuve incontestable de l’exploitation dont ces peuples sont victimes juste pour que les bénéfices des grand groupes économiques nationaux et internationaux restent intacts.

Au cours des dernières années, sous le prétexte de la crise et des soi-disant « sacrifices pour tous », il y a eu une tendance générale à modifier par la force le droit du travail. Au niveau des jeunes, cela a eu un fort impact sur la généralisation « des formes flexibles » de travail (intérim, CDD…) et sur l’explosion de la précarité parmi les travailleurs, ainsi que sur la poursuite de phénomènes sociaux alarmants tel que le travail des enfants.

De tels faits ont contribué à approfondir encore davantage l’écart entre les riches et les pauvres, au niveau international comme au sein de la plupart des pays du monde. La situation de pauvreté affecte aujourd’hui plus d’un milliard d’êtres humains, dont beaucoup ne vivent pas dans des situations de pauvreté extrême, mais dans des situations de pauvreté cachée, autant en raison de l’augmentation de l’exploitation des travailleurs, de l’élimination partielle ou totale de mécanismes d’intégration sociale que de la privatisation des services publics de base. Parallèlement, la pauvreté, la faim, la malnutrition et le manque d’accès à l’eau potable continuent d’affecter des millions d’êtres humains (aux seuls États-Unis, 49 millions de personnes souffrent de la faim ou de la malnutrition). Dans un monde où il y a une production d’aliments plus élevée que les besoins de la population mondiale, seule la distribution irrationnelle des ressources du système capitaliste peut expliquer que des enfants continuent à mourir de faim chaque jour.

L’accès à l’éducation continue d’être, pour un nombre croissant de jeunes, uniquement un mirage. L’absence de politiques publiques cohérentes dans de nombreux pays, et la privatisation partielle ou totale des écoles et universités, dans une grande partie du monde, conduit à une situation ou seul un pourcentage infime des jeunes de la planète peuvent réellement avoir accès à tous les niveaux de l’enseignement supérieur sans aucune sorte de barrière économique et sociale.

L’accès à la santé ne fait pas exception dans la dégradation générale des conditions de vie. Des millions de jeunes partout dans le monde n’ont toujours pas accès aux soins et à une bonne prévention des maladies. Un des exemples est l’absence de politique publique forte de nombreux gouvernements en matière de prévention et d’éducation sexuelle des jeunes, qui conduit à la poursuite et à la généralisation des maladies sexuelles - notamment celle du virus mortel du VIH / sida - et aux grossesses non désirées, particulièrement chez les adolescents.

Comme un paradoxe inhérent à l’ordre impérialiste mondial, malgré la crise et les attaques énormes contre les travailleurs et les droits des jeunes (tant de fois sous le prétexte de « l’absence d’argent »), la militarisation du monde se poursuit, avec de vastes quantités d’argent investies dans le renouvellement des armées, l’armement, la recherche d’armes nouvelles et plus sophistiquées, les armes et essais nucléaires, la promotion des conflits, les occupations et la mise en œuvre des guerres impérialistes. Cette dépense a augmenté de 49% dans la dernière décennie et dans la seule année 2008 elle a été de 1 500 milliards de dollars.

Une des conséquences de la crise - issue de la nécessité du système de chercher de nouveaux marchés et d’extraire plus de profits - l’impérialisme a rendu réel le vieux principe qui consiste à faire de la guerre une extension de la politique, par des moyens violents. En utilisant la même justification que par le passé, de la soi-disante « guerre humanitaire », les forces impérialistes ont envahi la Libye après avoir fait la promotion d’une guérilla interne soutenue par les Etats-Unis, l’Union européenne et armée par l’Arabie saoudite et la France. La guerre en Libye n’a rien à voir avec la défense de la démocratie ou avec le bien-être du peuple libyen, mais a une claire motivation économique et géostratégique. Comme dans le cas de l’Irak, l’OPA sur la Libye signifierait pour l’impérialisme de nouvelles réserves de pétrole disponibles à très faible coût et un endroit où enfin installer le commandement étasunien en Afrique (AFRICOM).

Au cours des dernières années et en particulier dans le contexte de la crise, les médias de masse ont continué à jouer un rôle important dans la diffusion de l’idéologie dominante et dans la manipulation des esprits des jeunes du monde. Utilisés pour imposer leurs principes et valeurs en collaboration avec l’école, les médias (télévision, cinéma, radio et internet) constituent un énorme investissement des grands groupes économiques pour maintenir l’assimilation des messages qui défendent le système : « il n’y a pas d’alternative à la politique imposée, il est inutile de lutter contre ces politiques, il est nécessaire de faire cela pour répondre aux besoins du système même si cela implique le début de guerres… ».

Par ailleurs, la création et la promotion des soi-disant « agences de notation » ont servi à répandre la panique parmi les populations afin de mener la classe ouvrière à docilement accepter toutes les revendications des marchés. Sous couvert d’une évaluation indépendante des dettes des États et des entreprises publiques, comme des médias, ce sont en fait de simples instruments pour forcer aux interventions externes (comme au Portugal, en Irlande et en Grèce), à l’augmentation des taux d’intérêt payés par les Etats au secteur bancaire et à la dévaluation des entreprises publiques dans le processus de privatisation afin de les rendre encore moins cher pour les groupes économiques privés qui veulent les acheter.

Mais tout n’est pas négatif.

La poursuite des luttes de la jeunesse à différents niveaux nous rappelle que cela vaut la peine de continuer à se battre. Les luttes puissantes et massives des étudiants pour le droit à l’accès à l’éducation, pour la paix et pour d’autres demandes ont été une partie importante du mouvement de jeunesse, de la croissance de son activité et de son impact dans les différents pays.

L’incorporation de plus en plus de jeunes travailleurs dans les luttes développées par le mouvement ouvrier a été un élément essentiel du renforcement de la lutte contre le chômage, la précarité, contre l’absence de conditions de travail décentes, contre les salaires insuffisants et d’autres exigences actuelles. Par ailleurs, l’engagement des jeunes dans de nouvelles expressions de lutte, de façon isolée ou dans le cadre du mouvement général, pour la paix, les services publics, le logement, la défense de l’environnement, le droit à la santé, etc., n’a cessé de croître et représente un développement positif de ces quatre dernières années.

Dans ce contexte, dans le monde entier notamment en Europe, plusieurs mouvements de protestation « spontanée » ont vu le jour dans de nombreux cas, menés et composés essentiellement par des jeunes. Ces mouvements, qui prétendent être « apolitique », ont pris de l’ampleur dans différents pays et, dans de nombreux cas, reprennent les revendications du mouvement des travailleurs et des partis politiques progressistes. Cependant, la couverture médiatique intense qui est donnée à ces mouvements constitue une tentative pour les dévier de leurs préoccupations réelles et justes (chômage, précarité, bas salaires) en les caractérisant non pas comme des formes de protestation qui s’ajoutent aux demandes et structures progressistes déjà existantes (dont ils font partie), mais comme de « nouvelles » formes d’organisations qui font concurrence à celles qui ont toujours lutté pour les mêmes objectifs. Cette déviation constitue une partie de la stratégie de l’impérialisme et des classes dominantes pour piéger les peuples et les jeunes dans la lutte « anti-partis politiques » et « antisyndicalisme de classe », afin d’entraîner la confusion, les amenant à penser que toutes les forces et organisations sont les mêmes, maintenant ainsi le mécontentement des couches isolées et les empêchant de se rassembler et de s’organiser en collaboration avec leurs alliés afin de marcher avec succès vers l’accomplissement de leurs objectifs, qui peut uniquement être atteint par le renversement de l’impérialisme et de ses alliés dans chacun des pays.

Cette victoire contre l’impérialisme et le dépassement de la crise sera une réalité quand les peuples, les travailleurs et les jeunes seront capables de briser les chaînes de la domination qu’ils subissent. Pour ce faire, il est nécessaire de renforcer de plus en plus la lutte quotidienne, dans chaque lieu de travail et chaque école, pour répondre à toutes les revendications et besoins, à partir des plus petits jusqu’à ceux à grande échelle, afin que, par ces luttes et ces victoires atteintes, les peuples se rendent compte qu’il ne dépend que d’eux et de leur capacité à lutter d’une manière organisée pour obtenir la victoire finale contre l’impérialisme !

Traduction : Charlotte

 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 22:56

Une dizaine de jeunes communistes viennent de 
se rendre en Israël 
et en Palestine. 
Deux d’entre eux ont pu s’entretenir avec Salah Hamouri, jeune Franco-Palestinien emprisonné depuis 2005 en Israël. 
Fabien Gay 
nous fait part 
de cette rencontre.

 

 

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La délégation du MJCF avec Denise et Hassan Hamouri, les parents de Salah.

 

Vous venez de rencontrer Salah Hamouri, dans quel état physique et mental
se trouvait-il ?

 

Fabien Gay. Il est assez amaigri par rapport aux photos, mais il va bien physiquement et est très serein. Nous étions tous émus, nous sommes pratiquement les seuls jeunes qu’il a vus depuis six ans. Nous avons beaucoup débattu, et même rigolé, parlé de foot, ce qui lui a fait du bien. Mais 
Salah ne parle jamais de lui. Nous avons réussi à lui poser des questions sur lui. Hormis sa volonté de reprendre des études en sciences politiques et de poursuivre la lutte, il se livre peu et n’évoque pas son avenir. Il souhaite venir en France remercier ceux qui se sont battus pour sa libération. ais il a surtout insisté sur l’ensemble des prisonniers politiques palestiniens en disant : «Nous avons des messages à vous faire passer.»

 

 Utilise-t-il les rencontres avec 
les délégations pour faire reconnaître la cause de tous les prisonniers ?

 

Fabien Gay. Oui, et Salah a préparé notre rencontre avec l’ensemble de ses camarades de cellule. Il a commencé par nous faire part de leur volonté de casser l’image qu’essaie de donner d’eux le gouvernement israélien en les faisant passer pour des terroristes. «On est des êtres humains, nous confie-t-il. Il y a de tout dans la prison : des progressistes, des communistes, des socialistes, des islamistes. En cellule on s’entend tous bien, on discute beaucoup.» Il a eu une pensée pour les 300 enfants de sept à dix-huit ans qui sont toujours dans les geôles israéliennes. Il a eu cette phrase forte : «Pourquoi un État comme Israël, qui possède 250 bombes nucléaires, a-t-il peur d’un enfant de sept ans ?» Il a rappelé leurs difficiles conditions de détention. De plus, ces mineurs sont jugés par un tribunal militaire. Il nous a également parlé des dix-huit prisonniers politiques atteints du cancer dans l’ensemble des prisons.

 

Quels types de contacts peut avoir Salah avec l’extérieur ?

 

Fabien Gay. Ils sont très restreints. Nous avons eu la chance d’obtenir l’autorisation de le rencontrer. Sauf sa famille et les personnes du consulat, Salah n’a droit qu’à trois ou quatre visites par an. Et c’est derrière une vitre qu’il voit sa famille depuis qu’il est incarcéré. Par ailleurs, il parvient à avoir des livres par le consulat, mais pas d’ouvrages politiques. Ces derniers sont interdits.

Ensuite, Salah et ses codétenus ont obtenu une télévision. Ils ont la BBC en arabe mais Al Djazira leur a été retirée car jugée trop pro palestinienne. Ils ont une chaîne sportive aussi. Donc ils ont regardé le dernier match des joueuses françaises à la Coupe du monde, et Roland-Garros.

Il a aussi pu recevoir des journaux. «L’Humanité est le premier journal que j’ai demandé, mais il a été refusé d’emblée», nous a-t-il dit. Le Figaro lui a été adressé pendant six mois, mais depuis un mois et demi, plus rien ! Il a redéposé une demande pour avoir le Monde, en vain.

Enfin, il y a les lettres. Certaines qui lui sont envoyées sont censurées, lorsqu’il y a des coupures de presse par exemple. La censure est très arbitraire. Il y a peu, Salah 
Hamouri a reçu pour la première fois le timbre à son effigie. Auparavant, il était déchiré systématiquement par les autorités. Cette fois-là, cela a fini par passer, sans qu’il sache pourquoi. Il a tenu à s’excuser de ne pas pouvoir répondre à tout le monde, car il n’a le droit qu’à deux lettres et quatre cartes postales par mois. Quant à Internet, il n’y a aucun accès, et il suit l’actualité au jour le jour grâce à la télévision et la radio.

 

 L’actualité sur la Palestine est nourrie actuellement. Qu’en dit-il ?

 

Fabien Gay. Ils ont suivi les événements autour de la flottille pour Gaza. «On a suivi minute par minute. On a partagé leurs peurs et leurs espoirs. On a aussi appris que le bateau avait été arraisonné par les autorités, c’est scandaleux», nous a-t-il raconté. Selon lui, l’Union européenne et la France se rendent coupables du blocus car, en ne faisant rien pour protéger ses ressortissants, elles le cautionnent.

En septembre, sera présentée à l’ONU la demande de reconnaissance de l’État palestinien. À ce sujet, il 
estime qu’il est très important d’avoir des accords entre le Fatah et le 
Hamas. «Jamais aucun peuple divisé ne s’est libéré. Malgré nos différences, il faut parler d’une même voix», a-t-il affirmé.

Pour lui, une première «dynamique d’union» a été enclenchée. À présent c’est à la communauté internationale de reconnaître un État palestinien en septembre, même s’il est convaincu que les États-Unis déposeront leur veto à l’ONU. Il a considéré que «ce n’est pas un point d’arrivée, mais un point de départ qui ne règle pas tout».

Concernant les révolutions arabes, il a dit l’importance de la mise en place d’États démocratiques et laïcs là où des régimes mettaient la tête de leur peuple sous l’eau et en plus manipulaient la cause palestinienne. «Nous ne souhaitons pas que ces 
régimes antidémocratiques nous 
soutiennent en apparence, alors qu’ils n’ont jamais rien fait», a-t-il dénoncé.

À propos de la Libye il a déclaré ne pas vouloir d’un «deuxième Irak».

 

 Pour vous, quel sens a une libération anticipée de Salah Hamouri ?

 

Fabien Gay. Sa libération doit advenir le 28nnovembre mais il est possible qu’ils le gardent jusqu’au 11nmars 2012 car le système de rétention administrative israélienne permet de retenir six mois supplémentaires un détenu. Nous avons informé Salah qu’après notre interpellation du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, ce dernier a demandé aux autorités d’Israël la clémence mais n’a reçu qu’une fin de non-recevoir.

 

La lettre de Salah Hamouri aux jeunes communistes

 

« Je vous envoie mes salutations et aussi celles des prisonniers politiques. Votre soutien est la chose qui tient notre moral et nous donne le sentiment qu’on n’est pas seuls, et on continue notre lutte collective contre l’injustice et toutes les formes de discrimination, et je sais qu’on sera ensemble pour continuer cette lutte humaine malgré la souffrance. Je vous remercie Salah Hamouri Gilboa prison, le 2 juillet »

 

Entretien réalisé par 
Arielle Estrada

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