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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 15:38

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Combien faudra t-il encore de morts pour que le gouvernement français condamne la répression ordonnée par le Président Ben Ali ?

 

Depuis le 17 décembre, une vague de manifestations sans précédent secoue la Tunisie, à la suite de la tentative de suicide par immolation d'un jeune chômeur de Sidi Bouzid à qui la police avait confisqué ses marchandises et qui est devenu le symbole du désespoir du peuple tunisien étranglé par la dictature de Ben Ali.

 

Mercredi et jeudi, une nouvelle étape a été franchie dans la répression avec l’arrestation d’Hamma Hammami, leader du Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie, la mise en place du couvre feu à Tunis et la nouvelle et terrible vague d’assassinats dont celui d'un professeur d'université Franco-Tunisien, Hatem Bettahar.

 

Au total, la répression policière aurait déjà fait 66 morts depuis le début du mouvement, d'après la Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme qui dénonce les attaques contre les défenseurs des droits de l'homme, les avocats, les journalistes et les syndicalistes.

 

Dans ce contexte, le limogeage de deux ministres et les vagues promesses de Ben Ali de garantir plus de libertés paraissent peu crédibles.

 

L’État tunisien commet des crimes. Les taire, c’est être complice. La France, qui siège au Conseil de sécurité de l’ONU, doit prendre ses responsabilités et cesser de couvrir le dictateur tunisien.

 

Le MJCF demande solennellement au Président de la République et à l’ensemble des dirigeants européens de condamner la répression et de prendre des sanctions politiques, économiques et financières contre le régime de Ben Ali.

 

La Tunisie vit des heures graves. Le MJCF réaffirme avec force tout son soutien au peuple, aux démocrates et aux progressistes de ce pays, exige la libération de tous les manifestants arrêtés arbitrairement et demande qu'on procède à des  enquêtes impartiales sur les décès et les blessés et que les responsables soient poursuivis.

 

Rassemblement de soutien au peuple tunisien

Samedi 15 janvier à 14h30

Rond-point des villes jumelées d'Hénin-Beaumont

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 10:27

logo JC couleur 

 

 

Total ne paie pas d'impôt en France. Total ne paie pas d'impôt sur les sociétés et verse 7,7 milliards au fiscs des pays étrangers.

 

Total est le numéro un des bénéfice en France, 806 milliards d'euros de bénéfice nette en 2009, mais grâce à la souplesse que procure le code des impôts en France et grâce aux nombreuses niches fiscales, Total ne paie pas d'impôt en France.

 

Il n'est pas un cas isolé puisque de nombreux groupes français procèdent de la même manière et ne paient pas non plus d'impôt sur leurs sociétés en France, Danone, Essilor, Saint-Cobain, Schneider, Suez …

 

Après on ose nous dire que ce n'est pas le peuple qui paye la crise !!!!!!

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 18:00

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"Voter est un droit, c'est aussi un devoir civique"

 

LA DROITE NE VEUT QU'UNE CHOSE, L'ABSTENTION DES MILIEUX POPULAIRES !

 

La droite n'attend qu'une chose, L'ABSTENTION DU PEUPLE ET SURTOUT DES JEUNES ! Car, soyons en sûr, la droite ira voter massivement pour une nouvelle fois tenter de déstabiliser la VRAIE gauche qui représente le peuple qui travaille ou qui veut travailler, qui étudie ou veut étudier.

Certains d'entre nous peuvent penser que ne pas aller voter, c'est montrer son dégoût face à la politique qui est menée par certains. On entend chaque jour : "ils sont tous pareils, une fois qu'ils ont la place, ils ne font plus rien".

 

Certes, il y a des politiques qui agissent de cette manière, mais heureusement pas tous. Au Front de Gauche et particulièrement au parti communiste historiquement, les élus et les camarades sont toujours à l'écoute du peuple, de ses préoccupations, sont chaque jour de toutes les luttes pour contrer les plans antisociaux.  Pour le dire autrement, on partage, on donne de son temps et on agit sans être intéressé, rappelons que les élus communistes reversent leurs indemnités au parti pour continuer de profiter d'un outil au service du peuple !

 

PLUS RIEN NE VA ...

 

Beaucoup ne comptent pas aller voter...

 

 

...C'est pourtant le moment de dire STOP à la droite qui nous empoisonne, nous détruit chaque jour davantage par des réformes anti sociales et qui remettent en question toutes les avancées issues du Conseil National de la Résistance (créé pendant la Seconde Guerre mondiale et qui a pris le pouvoir en France à la Libération), comme la Sécurité Sociale, le Service Public de qualité, la retraite généralisée, la presse libérée des grands groupes financiers ... ! La plupart de ces réformes ont été proposées et concrétisées par les Ministres Communistes de 1944 à 1947, comme Ambroise Croizat, Marcel Paul, Maurice Thorez...

 

AUJOURD'HUI, NICOLAS SARKOZY DETRUIT CET HERITAGE !

 

Quel est l'avenir que nous réserve cette politique nauséabonde, pour nous, les jeunes ?

 

Il est sur que le futur ne présage rien de bon : privatisation des universités, suppressions de postes dans l'éducation nationale, la dette toujours plus importante que nous devrons payer, alors que l'argent existe : 100 milliards sont allés dans les poches des patrons, alors que ces dividendes appartiennent au peuple !

 

C'est pourquoi, il faut montrer qu'une vraie solution de GAUCHE est possible, concrète, nous sommes prêts à faire barrage à la politique de Sarkozy et ses sympathisants.

 

RESISTONS EN VOTANT POUR LE FRONT DE GAUCHE ! COMME LE DIRAIT STEPHANE HESSEL, "INDIGNONS NOUS" !

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 20:22

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Le 29 janvier à partir de 20h30 à la salle des fete de Drocourt, Route d'Arras !!!

 

Concert festif dans le cadre des vœux de la jeunesse communiste du Pas-de-Calais avec 4 groupes du département :

Skanabitch (Reggea)
Wild Flowers (Pop Rock)
Deuce (Rock)

Entrée : 2€
Consommations : entre 1 et 2€

Tout le monde est donc bienvenu à ce grand moment de fête.
Un grand parking de 200 places est à votre disposition.

Par mesure de sécurité, aucune bouteille en verre ne sera admise dans la salle. Mais je suis sur que vous nous comprenez .

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 20:07

 

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L’année 2010 à été marquée par la mobilisation sociale unitaire pour s’opposer à la réforme des retraites fondées sur des bases injustes et inefficaces.


Face à ce mouvement d’ampleur exceptionnelle de plusieurs mois, soutenu par une très large majorité de la population, qui revendiquait l’ouverture de réelles négociations, ce fut l’intransigeance du coté du Président de la République et le dédain à l’égard des positions syndicales sur un choix de société qui conditionne l’avenir pour des millions de salariés.
C’est dans ce contexte que se présente la cérémonie habituelle des vœux de l’Elysée aux « forces vives » du pays.


Sans nul doute l’encouragement au « dialogue social » et la nécessité de « syndicats forts » seront classiquement présents dans les vœux présidentiels.

 

La CGT refuse d’apporter son concours à ce simulacre, elle décide par conséquent de décliner l’invitation de la Présidence pour les vœux de 2011.


Le mouvement sur les retraites a mis en évidence la nécessité de revoir les politiques d’emploi, de conditions de travail et du temps de travail, les exonérations de cotisations dont bénéficient les entreprises ...


Plutôt que d’apporter des réponses à ces revendications, plusieurs responsables politiques, largement relayés par les médias, lancent une attaque en règle sur le temps de travail et les salaires en mettant les 35 heures dans leur ligne de mire.


La CGT dénonce avec la plus grande fermeté cette offensive visant une fois encore à culpabiliser les salariés en arguant des coûts excessifs du travail dans notre pays.


La CGT appelle ses organisations et les salariés à résister à toute velléité d’aggravation des conditions de vie et de travail qu’entraînerait la remise en cause des 35 heures dans le public comme dans le privé.


La meilleure réponse est d’être, ensemble, exigeants et mobilisés pour la prise en compte des revendications sociales dans les entreprises et les branches professionnelles.


Montreuil, le 5 janvier 2011

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 20:01

 

n1489256190_30057743_5211392-1-.jpgMonsieur le Préfet,

Si l’école est une responsabilité de l'État, la qualité du système éducatif est comme vous le savez une préoccupation majeure des élus locaux – de même que la lutte contre le décrochage, et les inégalités scolaires - .

Le Ministre de l'Éducation Nationale a dévoilé en comité technique paritaire ministériel la répartition par académie des 16 000 suppressions de postes prévues à la rentrée 2011 dans le premier et second degré.

Si aucune région n’est épargnée, la situation du Nord – Pas de Calais attire particulièrement l'attention. L’Académie de Lille sera en effet la plus touchée avec 336 postes en moins dans le primaire et 470 postes en moins dans le secondaire.

Or, notre région subit de plein fouet la crise avec un taux de chômage de
12,7 %, et concentre plus que d'autres d’importantes difficultés tant sociales qu’économiques. Ces difficultés qui se traduisent directement sur le plan scolaire : le Nord – Pas de Calais concentre des difficultés scolaires et un taux de décrochage bien supérieurs aux moyennes nationales.

Des suppressions supplémentaires de postes d’enseignants, de personnels administratifs, la fin des réseaux d'aide spécialisés aux élèves en difficultés ou de la scolarisation dès deux ans ne vont pas améliorer cette situation et répondre aux réalités du terrain

 

Est-il besoin également de rappeler que nous accueillons de nombreuses zones d’éducation prioritaires, et que le tableau des effectifs 2011 ne tient pas compte de la réalité démographique de l’Académie de Lille qui verra augmenter le nombre d’élèves de 1,4 % dans le secondaire.

Avec 37 % d’habitants de moins de 25 ans, notre région est la plus jeune de France. La jeunesse est une chance, une richesse pour le développement de notre territoire, encore faut-il prendre la mesure des moyens nécessaires pour lui apporter une formation de qualité à hauteur de ses besoins.

Monsieur Luc CHATEL déclarait, il y a peu : « un pays qui croit en son avenir est un pays qui investit dans l'Éducation ».

Derrière le discours la réalité est toute autre au vu des « coupes sombres » annoncées par le gouvernement. Cette politique s’inscrit dans le cadre de la RGPP avec des dizaines de milliers de suppressions d’emplois publics (dont plus de 40 000 postes dans la seule éducation nationale depuis 2008, avec l’objectif de 16 000 pour 2010), et à la décision de suppression d'un poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

 

Que dire lorsque le Ministère, décide d'appliquer aux recteurs des méthodes relevant de la culture du « management » des cadres d'entreprises privées, en récompensant par une prime de 22 000€, ceux qui atteindront les objectifs fixés de réductions d'emploi.

Au regard de la situation inacceptable faite à notre région, je sollicite un rendez-vous avec la présence de mes amis parlementaires et élus cosignataires de cette lettre, pour évoquer la situation du Nord – Pas de Calais.

En fonction des jours de séances des assemblées, le rendez-vous pourrait donc se tenir à votre convenance les lundis, jeudis et vendredis.

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Cathy APOURCEAU-POLY
Présidente de Commission
Lycées, Apprentissage
Shéma Régional des formations

 

 


Alain BOCQUET
Député-maire de Saint-Amand les Eaux

 

Alain BRUNEEL

Président du Groupe Communiste
Parti de Gauche et Unitaires
Président de l’ADECR du Nord


Jean-Jacques CANDELIER

Député-maire de Bruille-les-Marchiennes

 

Michèle DEMESSINE
Sénatrice du Nord


Marc DOLEZ

Député du Nord

 

Jean Claude DANGLOT
Sénateur du Pas de Calais


Dominique WATRIN
Président du Groupe Communiste
Au Conseil Général du Pas de Calais
Président de l’ADECR du Pas de Calais

 

Jacky HENIN

Député Européen

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 10:38

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Défendre l'école plus que jamais.

 

Les premières annonces que le gouvernement espère être décourageantes doivent bien au contraire susciter l'indignation et la révolte. Qu'on en juge : plus de 800 suppressions de poste dans l'académie de Lille .

Une légère augmentation des effectifs dans le secondaire ( 37 élèves) mais 470 suppressions dans le second degrés et plus de 340 dans le premier…

 

Dans le même temps, les recteurs vont toucher une prime allant de 15000 à 22000 euros, sois l'équivalent d'une année de salaire pour un certifiée au 6ème échelon. La prime à la casse n'est finalement pas annulée !!

 

Publique et privé ne sont pas logés à la même enseigne, c'est peu de le dire : dans sa version initiale de projet, le budget 2011 de l'éducation nationale prévoyait 16000 suppressions de poste, dont 1633 dans le privé. Un amendement, voté de nuit, contre l'avis du gouvernement, reviens à ce qu'il n'y en ait plus que… 1383 ! Cerise sur le gâteau, les 4 millions d'euros pour sauver ces 250 postes dans l'école privé sera pris sur les crédit de l'école publique.

 

Pour mémoire, l'académie de Lille et la dernière au classement des académies métropolitaines, mais première au classement des suppressions de poste dans l' Education. Nul doute que ces nouvelles suppressions ne vont pas améliorer la situation.

 

Ensemble , refusons les fermeture de classes, la disparition des RAZED, les suppressions de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées, le manque d'ambition du plan licence à l'université, les réductions de poste et d'option, les hausses d'effectifs dans les classes ….

 

Première mobilisation le 22 janvier pour dire non a cette casse de l'éducation .

« l'école publique, on l'aime et on la défend »

 

 

**Les heures et lieux de manifestation seront donner ultérieurement .

 

 

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 13:02

 

 

 

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Les jeunes communistes du Pas-de-Calais tiennent à vous présenter leurs meilleurs vœux pour l’année 2011, ainsi qu’à vos proches.

 

Nous espérons que cette nouvelle année sera meilleure que celle écoulée, lorsque l’on constate la perte des nombreux acquis que notre gouvernement a détruit par des lois cautionnées par sa majorité : la retraite à 60 ans, les collectivités locales ... et l’ambition affichée de toujours vouloir multiplier les cadeaux aux plus riches en affaiblissant encore les travailleurs et les services publics : suppression de la Taxe Professionnelle, soutien à la « bande du Fouquet’s ».

 

Cette année, nous aurons à affronter d’autres luttes, notre résistance ne devra pas faiblir. Aussi, de nombreux cantons renouvelables dans notre département, doivent mobiliser toutes les énergies utiles à la re/conquête de nos territoires. Mais c’est aussi la préparation des élections présidentielle et législative qu’il faudra mener, à l’heure où le capital a plus que jamais besoin d’une force qui s’oppose à lui, le MJCF et le PCF.

 

Quoi de mieux pour commencer l’année qu’un moment festif, partagé entre tous les camarades du Pas-de-Calais ? Nous tenons par conséquent et par la présente à vous convier dores et déjà à un moment festif, afin de fêter ensemble la nouvelle année le

 

29 janvier 2011 à partir de 18HEURE à la SALLE des FETES (route d'Arras), à Drocourt.

 

Nous espérons vous trouver nombreux à cette occasion

Fraternellement,

 

 

Les Jeunes Communistes du Pas-de-Calais

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 16:12

Il est né d'un divorce dans la nuit du 29 au 30 décembre 1920. Un divorce entre

 

membres de la Section française de l'Internationale Ouvrière qui au terme de cinq jours de congrès à Tours, aboutit à la création de la Section Française de l'Internationale Communiste, appelée plus tard Parti communiste. Révolutionnaire, ce mouvement souhaite alors s'aligner sur la politique de Lénine à Moscou. Cette scission va bien sûr avoir des répercussions dans le bassin minier, ancré à gauche depuis 1891, avec l'élection des députés Émile Basly à Lens et Arthur Lamendin à Liévin. Les rivalités entre élus socialistes et communistes vont se multiplier. Pour revenir sur cet anniversaire, interview croisée de deux militants communistes : Gilbert Rolos, ancien maire de Sallaumines et l'Avionnais Simon Poudroux, 21 ans, secrétaire départemental des Jeunes Communistes.

- Quelle est l'origine de votre engagement ?

Gilbert Rolos : « Je suis d'origine ouvrière, né dans les corons d'une famille il est vrai plutôt socialiste. Nommé instituteur à Sallaumines, Jules Tell et Michel Nonon me proposent de les rejoindre dans l'équipe municipale alors même que je n'avais pas ma carte au parti. On m'avait toujours présenté les communistes comme le couteau entre les dents et à ma grande surprise, je découvre des gens ouverts, pas du tout dictateurs. J'ai ensuite adhéré en 1965, lors des élections municipales. »

Simon Poudroux : « C'était en 2006, lors de la mobilisation contre le CPE (contrat première embauche) au lycée Picasso d'Avion. Après cette victoire, et surtout après cette lutte, on s'est retrouvé avec plusieurs lycéens pour donner suite à notre engagement. Nous avons choisi de recréer une section des Jeunes Communistes (JC). Il n'y en avait plus dans le département, aujourd'hui nous sommes 50 répartis dans quatre cercles. Lors de la lutte contre le CPE, nous avions eu le soutien d'élus communistes locaux. Après des discussions sur plusieurs sujets, on s'est senti proche d'eux, de cette volonté de mettre l'humain au centre de la société. Et puis, je suis né dans une famille plutôt populaire, qui a des valeurs de gauche. » - Votre meilleur souvenir de militant ?

G.R. : « Ce sont les grèves de 1968, auxquelles je participais à la fois comme instituteur et comme secrétaire de la section communiste.

J'étais chargé de convaincre les mineurs de rejoindre le mouvement, j'y parvins puisque les fosses 5 de Sallaumines et 3 de Méricourt furent bloquées. J'ai surtout été marqué par la formidable solidarité de cet événement. »

S.P : « La création de la section JC reste un moment fort. La première réunion a rassemblé une quarantaine de jeunes, intéressés par la politique, contrairement à l'idée que certains veulent faire passer. Je me souviens aussi de belles rencontres lors des trois semaines passées à Cuba pour la conférence de la Fédération mondiale de la jeunesse démocratique. » - Comment décririez-vous les liens d'hier et d'aujourd'hui entre le Parti communiste et le bassin minier ?

G.R. : « Ils sont pour ainsi dire naturels, le bassin minier a longtemps été une terre ouvrière et le meilleur défenseur de cette classe - encore aujourd'hui - reste le Parti communiste. Même s'il est en baisse du fait de la disparition des mineurs, il résiste mieux ici que dans d'autres régions de France car certains continuent de lutter. Ce qui est regrettable, c'est que les révolutionnaires ont laissé la place à des révoltés, qui se jettent dans les bras d'un parti antidémocratique comme le Front national. »

S. P. : « L'histoire ouvrière du territoire et le fait que le PCF a été de toutes les luttes pour défendre la condition ouvrière ont forcément pesé. Aujourd'hui, il a gardé le contact avec la réalité ouvrière. Il y a un travail de proximité sur le terrain qui fait que le PC reste ici une force politique et de propositions. Quand on voit les résultats aux élections locales, on s'aperçoit bien qu'il a encore tout lieu d'être, même si au niveau national, on annonce depuis quelques années son déclin, voire sa mort... » - Comment voyez-vous l'avenir de votre parti ? Celui-ci est-il dans le Front de gauche ?

G.R. : « Le parti communiste ne peut plus mener seul d'action déterminante pour le sort du pays, il faut donc un rassemblement de toutes les forces anticapitalistes, ce qui veut dire bien sûr, avec le Parti de gauche mais pas seulement. Je ne suis pas inquiet quant à une dissolution du Parti communiste dans ce courant, Jean-Luc Mélenchon n'est rien du tout sans les électeurs communistes. »

 S.P. : « Je suis plutôt rassembleur, donc oui au Front de gauche, à condition que le PC garde son identité qu'il puisse exister dedans et en dehors. Seul, le parti pourrait survivre. Avec un rassemblement de toutes les forces de gauche, il pourrait faire mieux. que ça. L'avenir s'annonce difficile mais il y a de l'espoir, par exemple par rapport à la mobilisation pour les retraites. Elle a montré que des millions de Français étaient attachés aux conquêtes sociales pour lesquelles le parti, notamment, s'est battu et se bat encore. »

 

• RECUEILLI PAR MARIE LAGEDAMON ET ÉDOUARD WAYOLLE PHOTO ARCHIVES D. PINEAU ET « LA VOIX »

 

Source : La voix du Nord - Edition Lens

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 23:14

C’est une rencontre marquante du Festival. Les cinq délégués de l’UJISARIO, organisation de jeunesse du Front Polisario, que nous avons rencontré, n’ont pas manqué de déstabiliser les jeunes communistes. Comment peut-il en être autrement lorsque l’on nous raconte l’histoire d’un peuple dont tous les droits sont niés depuis des dizaines d’années dans l’oubli le plus total.

 

Lorsqu’en 1975 le Maroc acquiert son indépendance, le Sahara occidental connait alors immédiatement une nouvelle colonisation. L’affrontement initial avait débouché sur une partition en deux du territoire Sahraoui. La partie « libre » est enclavée par un corridor de mines. La partie occupée est une zone militaire de non droit. Depuis, l’armée marocaine, ne fait pas dans le détail : torture, disparitions, humiliations… Les sahraouis sont un peuple abandonné au triste sort que lui réservent les grandes puissances, à commencer par la France. Enclavés, occupés, ou regroupés dans les camps de réfugiés en Algérie, c’est l’histoire de femmes, d’hommes, d’enfants, sans Etat, sans avenir.

 

Lorsqu’en octobre dernier, les militaires de Mohammed VI lancent une offensive dont on ne connait toujours pas le nombre de morts, c’est la République Française qui vole au secours de son allié pour empêcher toute mission d’observation de l’ONU.

 

Le référendum pour l’indépendance concédé en 1991 par le Front POLISARIO à l’ONU est toujours bloqué par le Maroc. Alors les délégués au festival nous avertissent : la colère gronde chez les Sahraouis, et le risque est grand que celle-ci débouche sur une nouvelle guerre.

 

Le silence de la France tue. Brisons-le !

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