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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 15:50

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Monsieur l’ambassadeur,

Monsieur le maire,

mesdames, messieurs les élus,

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

 


Pour beaucoup ici, nous connaissons plutôt bien l’histoire d’Avion et la longue tradition de solidarité qui a traversé les décennies du siècle dernier. Ce soir, nous prenons le flambeau que nous ont laissé nos aînés et nous faisons raisonner à notre tour un message de paix et de fraternité.


Les vagues successives d’immigration venues arracher le charbon des entrailles de nos terres minières, nous ont appris ô combien les femmes et les hommes pouvaient vivre heureux lorsqu’ils savaient vivre ensemble. Dans les galeries des fosses bien connues de nos villes minières, les visages étaient noirs et tous partageaient le même labeur. Ni noir, ni blanc mais des hommes. C’est sans doute cette spécificité qui ancrera la ville d’Avion dans cette tradition internationaliste, qui l’engagera dans des combats contre l’oppression où que cela puisse être.


Ce soir, nous mettons à l’honneur un résistant. Marwan Barghouti, emprisonné, privé de ses droits et de ses libertés les plus élémentaires, à l’image de tout un peuple privé de terre, privé de liberté, privé même d’accès à l’eau, à la terre des ancêtres.


Alors, comment ne pas repenser ce soir à la bataille menée ici même par le PCF, par les jeunes communistes pour la libération de Nelson Mandela, embastillé durant 27 ans alors même qu’il combattait la pire des ségrégations, l’apartheid. Aujourd’hui encore, sous les ponts on peut voir « libérez Nelson Mandela ». L’apartheid, n’est-ce pas ce que vivent aujourd’hui les palestiniens ? Alors même que de nombreux pays ont pris la décision de voter une résolution à l’ONU pour l’existence et la coopération de deux États, les États-Unis et Israël empêchent ce processus, l’un par stratégie géopolitique et l’autre par fanatisme religieux. Pendant ce temps, on construit des murs dans le déserts, on grillage, on humilie, on violente, on colonise.


Comment ne pas penser non plus à notre camarade, à notre frère, George Ibrahim Abdallah, lui-aussi engagé pour la cause palestinienne. Emprisonné en France depuis maintenant 28 ans, plus ancien prisonnier politique de l’hexagone, qui attend sa libération pour rejoindre son pays natal, le Liban. Sa libération est repoussée, Manuel Valls, ministre de l’intérieur, n’ayant pas signé l’arrêté d’expulsion. Le même Manuel Valls qui disait et je le cite « Je suis lié de manière éternelle à Israël ». Chacun pourra apprécié ces propos. Je salue d’ailleurs l’engagement magnifique des jeunes communistes et du comité bassin minier pour la libération de George Ibrahim Abdallah qui ont mené de nombreuses actions pour faire connaître le cas de notre camarade libanais et faire triompher la justice.


Partageons également le souvenir d’une autre bataille menée ici et ailleurs par nombre d’entre-nous, celle pour la libération de Salah Hamouri, ce jeune franco-palestinien emprisonné injustement pour un crime qu’il n’a pas commis dans les geôles israéliennes, décidément bien grandes. Il aura fallu l’acharnement des communistes, des jeunes communistes et de milliers de citoyens pour permettre sa libération. Faisons-lui ce soir un salut fraternel.


Je ne pouvais pas non plus ne pas évoquer le cas de Mumia Abu-Jamal que les jeunes communistes d’Avion ont mis à l’honneur il y a quelques années au monument des libertés d’Avion. Militant abolitionniste, antiraciste, condamné à mort au travers d’un procès dont la légitimité est plus que remise en cause. Accusé d’un meurtre dont plusieurs enquêtes indépendantes montreront la grande faiblesse des preuves avancées pour justifier sa condamnation, il continue du fond de sa cellule à faire vivre ses idées et ses combats. Citoyen d’honneur de nombreuses villes dans le monde, soutenu par des centaines de milliers de personnes, il continue à survivre dans le couloir de la mort depuis des années.

Ces noms, ces luttes, ces idéaux que rien ne fait reculer, tous sont ce soir nos citoyens d’honneur. Tous sont des héros, tous veulent la paix !


Marwan, qui n’a commis que pour seul crime de se battre contre l’occupation illégale des colons israéliens, de défendre la dignité d’un peuple mis à genoux par la force et par la haine, élu député en 1996 et en 2006 au corps législatif palestinien, bataillant pour un accord de paix se soldant par la création de deux États, l’un juif l’autre arabe, lui qui n’a eu d’autre choix avec ses frères, face à la violence du pouvoir israélien, de résister durement avait ces mots en 2002 : « Et alors que moi-même ainsi que le Fatah dont je suis membre, nous nous opposons fermement aux attaques et à la prise pour cible de civils à l’intérieur d’Israël, notre futur voisin, je me réserve le droit de me protéger, de résister à l’occupation de mon pays et de me battre pour ma liberté. »


Après son arrestation, au terme de deux ans de procès, il est condamné à cinq peines de prison à vie, et à une peine de haute sécurité de 40 ans !


C’est donc un honneur aujourd’hui pour les élus de notre groupe, pour l’ensemble de ce conseil municipal et pour l’ensemble de la population de notre ville, de rendre cet hommage symbolique si fort à ce résistant, à cet homme à la destinée héroïque. Vive Marwan Barghouti, vive la Palestine, vive les palestiniens, vive la liberté !

 

source : Guillaume Sayon

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 22:10

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Aujourd'hui, 31 janvier, Bernard BAUDE, le maire de Méricourt (Pas-de-Calais), accompagné d'une cinquantaine de militants et du secrétaire fédéral, Hervé POLY, a muré un logement insalubre dans un combat contre les marchands de sommeil sur sa commune... On vous en dit plus très bientôt...

 

http://videos.lavoixdunord.fr/video/7785dd385ccs.html


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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 20:06
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Cher«e»s Camarades,

[...] . J’aborde dans cette lettre la première partie de vos questions à savoir ma situation et plus généralement celle des prisonniers révolutionnaires dans ce pays… et ce que l’on entend par aménagement des peines quand il s’agit de ces derniers…

Condamné à perpétuité dont quinze années de sûreté, je suis, légalement, libérable à partir de la fin de ma quinzième année de captivité, à savoir depuis octobre 1999. En fait, Passées les années de sûreté, la libération d’un militant révolutionnaire condamné à perpétuité devient de facto une mesure administrative plutôt que judicaire. Bien entendu cette mesure administrative à la discrétion du gouvernement, se présente toujours sous une forme judiciaire très particulière. Il y a toujours un juge, un tribunal et toute une cérémonie qui laisse paraître en fin de compte, une décision judiciaire, après débat contradictoire, plaidoiries des avocats et délibération etc.… Il n’en demeure pas moins, tout ce cérémonial est plutôt fictif ; il est bien cadré et centralisé aujourd’hui à Paris sous la direction d’un magistrat qui est le président du tribunal de l’application des peines de Paris compétent en matière de « terrorisme ».

Il faut savoir que la situation n’a pas toujours été ainsi. Bien que l’on soit jugé en France, à partir de l’année 1986, par une cour d’assises spéciale[1] composée uniquement des magistrats professionnels (elle ne comporte pas de jury), Les dossiers des prisonniers politiques (dits terroristes) n’étaient ni centralisés à Paris ni gérés par un seul juge de l’application des peines ; ainsi le 19 novembre 2003, la juridiction régionale de libération conditionnelle de la Cour d’Appel de Pau m’a accordé la libération conditionnelle. Cependant sur appel du parquet (à savoir du gouvernement) la juridiction nationale de la libération conditionnelle a infirmé cette décision le 16 janvier 2004. La juridiction nationale s’est alignée sur les arguments du parquet (à lire : du gouvernement) qui reprochait aux juges de la juridiction régionale de n’avoir « voulu tenir aucun compte de l’impact susceptible d’être provoqué en France, aux États-Unis et en Israël par la libération de ce condamné et ce alors même que la situation au Proche-Orient est particulièrement tendue ». C’est justement pour éviter qu’un magistrat de province se prenant au sérieux, ne vienne traiter ces dossiers sans tenir compte des enjeux politiques et autres considérations gouvernementales, ils ont légiféré de sorte qu’aujourd’hui tous ces dossiers soient traités à Paris et gérés par un seul magistrat. Ce dernier fait office de juge de l’application des peines et de président du tribunal de l’application de peines. Tout naturellement il suit scrupuleusement les mesures décidées en haut lieu. D’ailleurs, c’est pourquoi on a centralisé tous ces dossiers à Paris sous la responsabilité de ce magistrat nommé à cet effet.

Tout au long de sa détention, le prisonnier politique fait l’objet d’un traitement d’exception visant à priori la criminalisation de tout ce qui a trait à la lutte. Des scélérates lois au service de la répression et la contre-révolution préventive poussent sans cesse comme des champignons en fonction de l’évolution de la crise et de l’activité de l’antagoniste révolutionnaire; tout naturellement, rien ne s’oppose à l’application rétroactive de ces lois, particulièrement quand il s’agit des prisonniers politiques qui refusent de se soumettre. Bien entendu Camarades, il faut garder présent à l’esprit que L’individualisation et la criminalisation vont toujours ensemble du début à la fin de la détention… Afin de présenter et traiter le prisonnier politique comme un criminel, il faut d’abord en finir avec son identité politique, et à cet effet la justice bourgeoise ne se limite pas à lui nier toute identité collective, il lui faudrait absolument que le prisonnier politique lui-même, participe à cette négation et par conséquent à la destruction de la mémoire politique collective. Il faut substituer au prisonnier politique (protagoniste révolutionnaire résistant) le docile criminel repentant. Ce n’est que dans ce cheminement de substitution que l’on peut situer les démarches exigées pour une libération conditionnelle.[2] Ainsi la bourgeoisie peut-elle claironner à longueur des journées « En démocratie il ne peut y avoir des prisonniers politiques, et il n’y en a pas ; il y a des dangereux criminels terroristes…» « En démocratie on n’emprisonne pas les militants pour des convictions politiques…on neutralise les activistes terroristes ces criminels irréductibles.». Il faut absolument que le prisonnier politique participe à la négation de son identité et à dépolitiser ses actions passées afin de les criminaliser… Tout naturellement tant que le prisonnier politique n’avalise pas, in fine, le processus de substitution susmentionné on lui refuse la libération conditionnelle. On lui rappelle « … qu’il n’a pas encore renié ses convictions politiques et que son engagement demeure intact… » « …Il continue de revendiquer les actions incriminées comme étant des actes de guerre et de résistance… » Et par conséquent «…la force de ses convictions et de son engagement peuvent, si le contexte politique s’y prêtait, le conduire à se comporter à nouveau en activiste résolu et implacable… » Et dans la situation actuelle où le rapport des forces entre l’antagoniste révolutionnaire et la contre-révolution est ce qu’il est, il ne peut s’attendre qu’à une décision défavorable à la demande de libération conditionnelle…

Dans un message adressé aux camarades lors d’une initiative solidaire devant la centrale de Lannemezan en 2006 nous disons J.M. Rouillan et moi :
« Pour espérer une libération, […] Le prisonnier doit s’individualiser jusqu’au bout en dénigrant son action passée et celle de ces anciens camarades…
[…] des années après, ce n’est plus à nos organisations combattantes qu’ils en veulent, elles n’existent plus, mais à notre mémoire collective et par delà à une partie du patrimoine de la gauche révolutionnaire internationaliste. L’objectif est d’anéantir l’expérimentation combattante qui, durant plus de deux décennies, s’est développée dans la zone européenne et moyen-orientale… »

Ainsi Camarades, la justice impérialiste de ce pays a-t-elle rejeté toutes mes précédentes demandes de libération conditionnelle tout en brandissant à dessein l’étiquette du terrorisme fourre-tout, comme raccourci convenable facile à stigmatiser.[3] Il faut dire qu’à ce niveau il n’y a pas de limites dans la bassesse du moment où le rapport des forces nous est momentanément défavorable. C’est justement, ce rapport de force qui a permis jusqu’à maintenant, le rejet de toutes ces demandes de libération conditionnelle ; il tend surtout à rendre évident le constat suivant : Tant que le prisonnier révolutionnaire n’a pas renié ses convictions et continue à présenter une quelconque combattivité on lui refuse en principe une libération conditionnelle, tout particulièrement si les mesures susceptibles d’être mises en œuvre pour le surveiller et le contraindre le cas échéant ne sont pas réunies et assurées là où il devrait vivre et travailler (à savoir, s’il s’agit d’un militant étranger dont la libération conditionnelle est toujours sous réserve de l’exécution d’une mesure d’expulsion vers son pays).

Camarades, Il faut savoir que juste au moment où la justice bourgeoise dénie toute identité politique au prisonnier révolutionnaire elle cherche par tous les moyens à empêcher et à criminaliser toute analyse critique du parcours de la lutte de ce dernier. Il lui faut absolument détruire tout ce qui a trait à la mémoire collective de la lutte révolutionnaire. Il lui faut absolument détruire toute connexion entre la mémoire collective de l’expérimentation combattante de la gauche révolutionnaire internationaliste et la dynamique globale de l’affrontement anticapitaliste, anti-impérialiste de nos jours.
Pour la petite histoire Camarades, il était en semi-liberté depuis presque onze mois,( il lui restait à peine un mois pour terminer cette période de semi-liberté...) Il a suffi qu’il réponde à un journaliste lui rappelant : « […] on m’a interdit de parler de mon passé autrement qu’en le dénigrant…] Cette « malheureuse » petite phrase lui a coûté (Jean Marc Rouillan) un an de prison… et oui Camarades, l’identité politique et la mémoire des luttes sont intimement liées et la justice bourgeoise ne peut tolérer ni l’une ni l’autre. Il lui faut en détruire jusque la moindre trace. C’est pourquoi justement tant que le camarade prisonnier se comporte en tant que militant révolutionnaire en captivité la justice bourgeoise lui dénie tout aménagement des peines. Ce traitement se perpétue aussi longtemps que le prisonniers refuse de se soumettre au rôle que les gouvernants cherchent à lui faire jouer : un pantin au service de la contre-propagande! Bien entendu, c’est toujours dans la mesure où le rapport de force lui est momentanément défavorable et tant que la mobilisation pour sa libération ne vienne pas favoriser la dynamique globale de la lutte en cours. C’est justement à partir du moment où les diverses initiatives solidaires commencent à fleurir en s’affirmant d’emblée sur le terrain de la lutte anticapitaliste, toutes les mesures de répression et d’anéantissement préconisées durant des années contre les prisonniers révolutionnaires s’avèrent dorénavant inefficaces et complètement inappropriées. En fonction de cette nouvelle donne, les agents de la justice bourgeoise (juges, et autres services auxiliaires de la répression…) se rendent compte que l’enfermement indéfiniment ainsi que toutes les mesures d’anéantissement dont font l’objet, les prisonniers révolutionnaires depuis tant d’années, deviennent de plus en plus contreproductifs. C’est à ce moment là qu’ils optent pour la mise en œuvre des mesures d’aménagement des peines qui aboutissent à la libération légale « dite conditionnelle » des camarades prisonniers…


Je m’arrête [...]

Mes salutations révolutionnaires à vous tous.

Ensemble camarades et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons…
Votre Camarade Georges.



[1] Pour me passer devant cette cour d’assises ils ont dû avoir recours à l’application rétroactive de la loi. Ma condamnation à perpétuité fut le 1er jugement prononcé par cette cour d’assises spéciale depuis sa création en 1986.)
[2] Comme vous voyez camarades, la question de l’attitude à prendre vis-à-vis de la justice bourgeoise et les positions politiques à défendre ne se limitent pas seulement, loin de là, aux seuls moments du procès au tribunal, elles se déploient et se précisent tout au long du processus de résistance des prisonnier«e»s révolutionnaires. Bien entendu comme cette dernière (la résistance des prisonnier«e»s révolutionnaires) elles s’inscrivent d’emblée dans la dynamique globale de la lutte anticapitaliste, anti-impérialiste…on développe ce point camarades dans la deuxième partie quand on aborde « sur quel base les prisonnier«e»s révolutionnaires se défendent-ils devant les tribunaux de la bourgeoisie}.
[3] Lors de mon arrestation et ma comparution devant la cour d’assises « le terrorisme » ne figurait pas encore en tant que crime dans le code pénale de ce pays…

Georges Abdallah - Georges Ibrahim Abdallah - جورج ابراهيم عبدالله
 
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 09:32

Devant l’obstination de l’Etat français à maintenir Georges Ibrahim Abdallah en prison, Solidarité Georges Lille et le comité « Libérez-les ! » (59 – 62) appellent à une manifestation ce dimanche 27 janvier à Lille (1).

 

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Georges Ibrahim Abdallah, 61 ans, se verrait-il appliquer une peine de mort déguisée, lente ? Condamné en 1987 à la prison à perpétuité pour complicité, jamais démontré d’ailleurs, dans l’assassinat en France d’agents de la CIA et du Mossad en 1982, ce militant communiste libanais de la cause palestinienne entamait, en octobre dernier, sa 28e année d’emprisonnement à Lannemezan dans les Pyrénées. Ce jeudi 10 janvier, statuant en appel, le tribunal d’application des peines de Paris avait enfin décidé de sa libération assortie toutefois d’une expulsion du territoire au 14 janvier. Or à cette date le ministère de l’Intérieur n’avait pas daigné signer le fameux décret l’autorisant à gagner le Liban. A la grande stupéfaction de ses soutiens nombreux dans le Nord-Pas-de-Calais.

 

Pressions américaines !


André Delcourt avait été le premier, l’hiver dernier, à l’élever au rang de citoyen d’honneur. Le maire communiste de Calonne-Ricouart a aussitôt exprimé son « étonnement. Ça fait 14 ans que ça dure. Il est libérable depuis 1999 ». « Comment pouvait-on imaginer que Manuel Valls qui n’hésite pas à renvoyer manu-militari dans leur pays des sans-papiers, puisse retenir en otage en France un militant anti-impérialiste ? » s’interroge pour sa part le collectif « Bassin minier » pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Pour Jacques Vergès, son avocat, ce sont bien les pressions des Etats-Unis sur le gouvernement français, qui retarderaient sa libération. Même son de cloche du côté de Christian Champiré, le maire PCF de Grenay, ville dont Abdallah est aussi citoyen d’honneur. Et l’élu d’imaginer que « la situation internationale a peut-être interféré sur la décision de le libérer. Dans le cadre de son intervention au Mali, la France a sollicité ce week-end le soutien des Etats-Unis. Cela a peut-être pesé dans la balance ».

 

Décision le 28 janvier ?


Pour le député communiste Jean-Jacques Candelier, « rien ne justifie aux yeux de la loi le prolongement de l’enfermement de Georges Ibrahim Abdallah au comportement irréprochable ». Député-maire PS de Lens, Guy Delcourt a promis, ce mercredi, d’interpeller Manuel Valls. Le tribunal a accordé à ce dernier jusqu’au 28 janvier pour prendre un arrêté d’expulsion. Dans le cas contraire, Georges Ibrahim Abdallah restera en prison ! A vie ? Fidèle à lui-même, André Delcourt a invité le ministre de l’Intérieur à Calonne-Ricouart à débattre de l’obstination de l’Etat français à se conduire comme « la putain de l’Amérique », selon l’expression de Jacques Vergès. Il se murmure en effet que le Parquet pourrait se pourvoir en cassation en cas de décision favorable...

 

 

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  1. Rendez-vous est donné au métro Wazemmes à 10h 30.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 20:01

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A Calonne la... Rouge
Le maire provoque Manuel Valls en duel !
« Abdallah doit être libéré ! »

 


En juin 2012, André Delcourt recevait Jacques Vergès à Calonne-Ricouart
Stupéfait par la décision de Manuel Valls de ne pas signer au 14 janvier le décret autorisant l’expulsion de Georges Ibrahim Abdallah au Liban, le maire et conseiller général communiste André Delcourt invite le ministre de l’Intérieur dans sa bonne ville du Bassin minier du Pas-de-Calais à participer, avant la date-butoir du 28 janvier, à un « débat public et contradictoire. On verra s’il aura le courage de ses actes. Je n’ai jamais aimé les jeunes loups aux dents longues et Manuel Valls en est un ». Au coeur d’un Bassin minier pétri d’internationalisme prolétarien, l’élu communiste, le premier à avoir fait de Georges Ibrahim Abdallah un « citoyen d’honneur », s’apprête aussi à déployer sur le fronton de l’hôtel de ville, une banderole exigeant sa libération. Il se dit enfin prêt avec la section locale du PCF et ceint de son écharpe tricolore à participer aux initiatives que ne manqueront pas de prendre le comité « Libérez-les ! » (59 – 62) ou le collectif « Bassin minier » pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah afin de mettre un terme au « scandale mondial » que constitue l’incarcération du militant communiste libanais, selon l’expression de Jacques Vergès, son avocat.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 19:41
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Pour dire au ministre de l’Intérieur Manuel Valls : « Maintenant, ça suffit ! »
Le Collectif "Bassin minier" pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah organise un rassemblement ce :
Mercredi 23 janvier à 10h
Commissariat de police 137, rue du Commandant Lherminier
(à proximité de l’hôtel de ville) Bruay-la-Buissière
Georges Ibrahim Abdallah, maintenant le temps de la colère, de la résistance, de la solidarité visible !
Avec le soutien de : - Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62), sections PCF de Calonne-Ricouart, Grenay, Bruay-la-Buissière, « Solidarité Georges Lille », Jeunesse communiste du Pas-de-Calais - André Delcourt (maire PCF de Calonne-Ricouart, conseiller général), Jacques Taillieu (secrétaire général de l’UL CGT du Bruaysis), Lisette Sudic (conseillère municipale à Bruay-la-Buissière Europe Ecologie les Verts), Georgette Tournel (trésorière de l’Alliance Rouge et Noire)
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 22:39

 

Un représentant de l'UEC a pu assisté à la nouvelle audience du procès de Sevil Sevimli qui s'est déroulée aujourd'hui à Bursa. Les juges n'ont pas rendu de verdict, repoussant une nouvelle fois le procès à une prochaine audience qui aura lieu le 15 février prochain. En attendant cette date, Sevil n'a toujours pas l'autorisation de quitter le territoire turc, et ne peut pas poursuivre ses études.
 
Accusée d'appartenir à une organisation de gauche interdite en Turquie, Sevil est considérée par la justice de ce pays comme une terroriste parce qu'elle a simplement exercé ses droits démocratiques. En effet, pas un seul fait qui lui est reproché ne sort du cadre légal turc. Les jugent l'accusent notamment d'avoir participé à la manifestation du 1er mai qui a réunit des dizaines de milliers de personnes, de détenir un ouvrage de Karl Marx, ainsi que d'avoir coller des affiches pour la gratuité de l'éducation. Sevil est en réalité victime de l'arbitraire du gouvernement Erdogan qui s'abat sur toutes les forces progressistes de Turquie, notamment sur les étudiants : plus de 2000 d'entre eux (dont 700 actuellement emprisonnés) sont aujourd'hui poursuivis par la justice pour des motifs politiques.

 
Alors qu'au début de l'année 2013, Laurent Fabius a validé et renforcé les accords militaires et policiers passés avec la Turquie par Claude Guéant en 2011, la situation que subit Sevil est scandaleuse. Qu'attend le gouvernement français pour agir ? Comment peut-il accepter qu'une étudiante française partie dans le cadre du programme Erasmus risque de perdre 15 ans de sa vie dans une prison turque sans preuve, à partir d'accusations absurdes et totalement infondées ?
 
L'Union des étudiants communistes appelle solennelement le gouvernement français à mettre tout en oeuvre afin que Sevil puisse rentrer en France et que son innocence soit reconnue. L'UEC, qui était représentée lors de l'audience d'aujourd'hui au tribunal de Bursa, sera également aux côtés de Sevil et de sa famille le 15 février. En attendant, la mobilisation doit encore s'amplifier. Que les gouvernements français et turc soient avertis, nous ne lâcherons rien !
 
Liberté pour Sevil, liberté à tous les étudiants prisonniers politiques !
 
Jules Rondeau,
Secrétaire à l'international de l'UEC
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 13:45

La guerre civile au mali, conséquence directe de l’intervention  impérialiste occidentale en Libye


La situation de guerre civile que connaît actuellement le Mali est une conséquence directe de l’intervention occidentale en Libye qui a entraîné une déstabilisation de l’ensemble de la région. Sous couvert de défendre des valeurs démocratiques, qu’elles méprisent en réalité, les puissances impérialistes occidentales à la tête desquelles on trouve les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, sont intervenues militairement en Libye pour mieux se partager le gâteau pétrolier (la Libye dispose de la plus grande réserve pétrolière d’Afrique).

 

Longtemps Kadhafi a soutenu la rébellion touareg dans le nord du Mali qui réclame son indépendance. Nombre de ces Touaregs ont servi dans l’armée libyenne. Depuis le chaos semé en Libye par la destruction orchestrée par l’impérialisme occidental, les dépôts d’armes ont été pillés réalimentant le conflit malien. Le réarmement de groupes islamistes qui ont pris le contrôle du nord du Mali est une conséquence directe de la politique des puissances impérialistes qui prétendent aujourd’hui les combattre.

 

UNE INTERVENTION FRANCAISE AU SERVICE D’intérêts économiques


article maliFrançois Hollande prétend vouloir aider le gouvernement malien (lui-même issu en parti d’un coup d’Etat en mars 2012) contre la prise de contrôle du nord du pays par des groupes islamistes. En réalité le gouvernement français n’a que peu à faire de la démocratie et de la souffrance du peuple malien.

 

Pour l’ancienne puissance coloniale qu’est la France, seul compte le maintien de sa domination dans différentes régions du monde en particulier l’Afrique : bases militaires, appui militaire à des coups d’Etat… Tout est fait pour servir les intérêts économiques des grands monopoles capitalistes français. Le Mali n’est pas en reste puisqu’il regorge de ressources pétrolières largement non exploitées pour lesquelles Total se porte déjà candidat. Il s’agit aussi de protéger l’accès des mines d’uranium du Niger voisin qui se trouve menacé.

 

Pour la souveraineté du peuple malien


Communistes, nous militons pour la souveraineté des peuples, la construction d’un monde de paix libéré du capitalisme et de l’impérialisme qui engendrent ces guerres. Nous exigeons le retrait des troupes françaises du Mali afin de laisser place à l’ouverture de pourparlers de paix entre les belligérants du conflit.

 

Plus un seul soldat français à l’étranger !


Pour mener le combat contre l’impérialisme rejoins les communistes !

 

source : link

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 17:30

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Conseil National du MJCF – Pantin – 12-13/01/2013

Vœux de Nordine Idir, Secrétaire Général

2013, chaud comme la braise !

Camarades, je suis ravi de vous retrouver aujourd'hui. Je vois qu'il ne manque personne à l'appel : et oui, la fin du monde n'a fait aucun dégât, du moins en apparence, a part peut-être pour notre Gégé national, qui avec sa copine Bardot ont rejoint le cosmos pour sauver leurs gros portefeuilles ou des éléphants.

2012 aura été une année chargée et très enrichissante pour notre mouvement. Évidemment, comment ne pas évoquer la formidable campagne présidentielle du Front de Gauche qui nous a vue bousculer l'échiquier politique et renverser tous les paris. Faut-il rappeler que nous étions annoncés morts et enterrés depuis belle lurette et placés derrière le quatuor Bayrou, Le Pen, Sarkozy et Hollande.

Comment ne pas revoir ces centaines de milliers de personnes dont de très nombreux jeunes lors des meetings de la Bastille, du Prado et du Capitole, comme partout ailleurs dans le pays et cet enthousiasme qui a traversé notre campagne. Une campagne dynamique qui a fait bouger les lignes politiques et qui a provoqué du débat sur nos propositions. Une campagne qui nous a permis de nous renforcer considérablement et qui nous a permis de nous restructurer aussi dans de nombreux endroits où nous n'étions plus présents, et parfois depuis longtemps.

Je tiens d'ailleurs à adresser tous mes vœux de bonheur et de réussite dans tous les domaines aux 1.500 jeunes adhérents qui nous ont rejoints l'année dernière, en leur disant : « Bienvenue, cette organisation est la vôtre. Et avec vous, nous voulons continuer à faire bouger les choses, pour être l'organisation de masse qui veut changer la vie des jeunes et la société, pas dans 50 ans, mais ici et maintenant ! ».

2012 a donc vu Nicolas Sarkozy chuter lourdement. Si l'homme appartient au passé, malheureusement sa politique est toujours d'actualité. Le choix du nouveau gouvernement de ne pas affronter les marchés financiers et de céder aux injonctions du MEDEF, comme le démontre les dernières négociations sur l'emploi, est inquiétant. La finance, le fameux ennemi invisible du candidat Hollande, c'est bien ce MEDEF et ces multinationales qui veulent en finir avec nos droits sociaux et le code du travail.

Nous le disions l'année dernière : entre « pacte de compétitivité » et le « pacte de solidarité », il va falloir faire un choix. Pour l'instant, la route empruntée n'est pas la bonne et la crise est toujours payée par les mêmes, c'est-à-dire nous, les jeunes, les travailleurs, les retraités de ce pays.

Si Cahuzac ne croit pas à la lutte des classes, et bien nous, nous la vivons tous les jours. Quand nous vivons dans un pays de dix millions de pauvres alors que 500 familles concentrent 471 milliards de revenus en tout genre en 2011, comment appelle cet écart de richesses? La lutte des classes est un fait, pas une croyance. Les salariés de PSA, Florange, Virgin, Presstalis et tous les autres, n'ont pas besoin des pleurnichements d'un Montebourg, mais plutôt d'une loi interdisant les licenciements boursiers. Je tiens à adresser nos vœux les plus fraternels à tous les salariés en lutte en leur disant que nous sommes à leurs côtés et que nous nous battrons avec eux pour imposer cette loi et pour une vraie politique industrielle dans ce pays.

En 2013, nous nous battrons sur tous les terrains et en premier lieu sur celui de l'emploi des jeunes. Avec notre grande campagne pour en finir avec le travail gratuit, un CDI pour tous qui soit enfin la norme, une revalorisation des salaires et un SMIC à 1700 euros, une reconnaissance des diplômes, un vrai statut de l'apprenti. Nous voulons aller à la rencontre des milliers de jeunes pour leur proposer de venir avec nous en débattre et se battre pour obtenir des droits nouveaux qui débouchent sur un nouveau statut social pour les jeunes.

En 2013, donnons-nous l'ambition d'aller à la rencontre des milliers de jeunes, devant les lycées, les CFA, les universités, les quartiers, les entreprises et les foyers jeunes travailleurs pour construire un front de la jeunesse qui refuse la précarité à vie et le chômage de masse que nous subissons depuis des années.

En 2013, nous ne lâcherons rien sur tous les terrains. Nous serons de tous les combats et en premier lieu celui pour l'égalité et le mariage pour toutes et tous. Pour livrer à la misère des centaines et des centaines de salariés en laissant libre cours à la folie destructrice capitaliste, François Hollande n’a pas de problème de conscience. En revanche, quand il s’agit de marier deux personnes qui s’aiment, pour peu qu’ils aient le mauvais goût de ne pas être de sexe différent, alors là, Hollande sort la « clause de conscience ». « Licenciez, amis, licenciez en paix ; mais si votre conscience vous interdit de marier des homos, alors, tenez ferme, écoutez votre conscience et refusez, je vous soutiens ».

Nous serons également du combat pour soutenir les sans-papiers en grève de la faim à Lille, comme pour exiger que le président Hollande ne renonce pas à ses promesses de campagne en donnant le droit de vote aux résidents étrangers. On vit ici, on bosse ici, on vote ici !

Le pays reste fortement divisé et ce n'est pas avec des silences qu'on change les choses.

Nous serons de tous les combats contre les discriminations, contre les expulsions de Roms et d’étrangers, pour une école de qualité et de la réussite pour tous, pour un droit au logement dignes pour chacun d’entre nous, pour une culture émancipée...

Oui, nous savons que l'attente de changement est forte dans ce pays et qu'elle n'a pas disparu. Charge à nous de nous lancer dans la bataille pour ne pas laisser le désespoir et le repli gagner du terrain. J'ai en tête l'interpellation de ce jeune de Mulhouse à destination de Manuel Valls, pâle copie de M. Sarkozy, après des nuits d'émeutes il y a quelques jours : s’exclamant « ce qui est inacceptable, c'est qu'on est dans la merde, venez-nous aider ! ». Cet appel à une autre politique qui réponde aux besoins populaires doit être entendu pour ne pas voir nos quartiers s'embraser de nouveau.

Enfin, je voudrais finir mes vœux par l’actualité internationale.

D'abord, nos pensées émues vont aux trois militantes kurdes, assassinées sauvagement cette semaine en plein cœur de Paris, et à leurs proches. Cet acte odieux ouvre le risque d'une intensification des violences en Turquie.

Je tiens au nom du MJCF à exprimer ma plus vive condamnation de l'offensive lancée par nos autorités au Mali pour « lutter contre le terrorisme », digne des heures les plus sombres de la Françafrique. Mais de qui se moque-t-on ? Nous connaissons ce discours nauséabond et dangereux du choc des civilisations qui justifie les interventions armées pour les intérêts des multinationales ! Pas de guerre au nom de la liberté pour faire couler le sang et les dollars pour Areva, Total ! Notons le passage en force de cette intervention armée sans mandat international ni vote au Parlement. Chacun connaît la véritable crise que connaît ce pays : c'est la misère que connaît ce peuple dans l'indifférence générale qui a connu les plans d’ajustement structurel du FMI, doux nom pour désigner les politiques d'austérité et de privatisation depuis plus de 20 ans. Voilà le véritable terreau à l’extrémisme, financé au passage par les pétromonarchies amies de nos gouvernements.

Nous resterons vigilants sur une éventuelle intervention en Syrie car les jeunes communistes restent résolument et viscéralement engagés pour la paix et contre l’impérialisme.  Nous resterons déterminés à lutter aux côtés des révolutionnaires dans le monde arabe et de toutes les organisations qui affrontent l'austérité en Europe.

Je voudrai envoyer un salut à Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier libanais, qui avait fini de purger sa peine depuis 1999 et qui était maintenu enfermé sous pression étasunienne et israélienne. Il devrait sortir très rapidement et retrouver les siens.

Je tiens également à saluer fraternellement notre ami Salah Hamouri, libéré il y a un an tout juste en lui souhaitant plein de bonheur avec l'espoir que l’année prochaine, nous pourrons fêter ensemble, avec Marwan Barghouti et les 4.500 prisonniers politiques enfin libérés, la fin de l’occupation et de la colonisation, la chute du mur de séparation, le retour des réfugiés et la fin du blocus inhumain de Gaza. Je tiens à adresser un avertissement à François Hollande. Sur ce sujet comme sur le reste, nous ne vous lâcherons pas et nous serons là pour vous rappeler vos promesses de campagne. Il est temps que la France reconnaisse la Palestine unilatéralement, comme le député Hollande le demandait à Nicolas Sarkozy en 2011. Pour cela, la France et l’Union européenne doivent prendre des sanctions lourdes contre l’État israélien et suspendre tous ses accords économiques. Les entreprises françaises, dont l’État est actionnaire, doivent cesser de participer au processus de colonisation d'un gouvernement d'extrême-droite. L'histoire est en marche pour la liberté du peuple palestinien, rien ne pourra l'arrêter !

 

Cher(e) amies, cher(e) camarades, je tiens une nouvelle fois à vous présenter tous mes vœux de bonheur personnel, professionnel et militant pour cette année 2013. En espérant que 2013 soit porteur d’espoir, de colères et de luttes, plaçons cette année sous le signe de la braise ! La braise sociale qui rallume les étoiles !

Merci

Nordine Idir

Pantin – 12/01/2013

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 17:06

 

collectif bassin minier

 

Après avoir enregistré avec satisfaction, ce jeudi 10 janvier, la nouvelle de la libération de Georges Ibrahim Abdallah assortie d’une expulsion vers le Liban au 14 janvier, le comité « Bassin minier » pour la libération du plus ancien prisonnier politique de l’Hexagone a appris ce matin que Manuel Valls, le ministre socialiste de l’Intérieur, n’avait pas signé le décret d’expulsion. C’est la consternation dans ses rangs. Comment pouvait-on imaginer que Manuel Valls qui n’hésite pas à renvoyer manu-militari dans leurs pays des sans-papiers, puisse retenir en otage en France un militant communiste et anti-impérialiste que la « Justice » libère même si elle juge indésirable sa présence sur le sol français ?


Encore une fois, répondant aux injonctions de l’Empire américain, la France et son ministre de l’Intérieur digne successeur de Jules Moch, l’assassin des mineurs grévistes de 1948, se conduit comme la « putain de l’Amérique », comme le déplore depuis de longues années Jacques Vergès, l’avocat d’Abdallah. Rien d’étonnant quand on sait que Manuel Valls s’est déclaré « lié pour l’éternité à Israël », Etat sioniste dont les pressions pour maintenir Abdallah en prison, restent elles aussi assurément d’actualité !


La décision du tribunal d’application des peines examinant sa 8ème demande de libération (!)est reportée au 28 janvier.


Le comité « Bassin minier » pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah exprime avec force son incompréhension et son... indignation vis-à-vis du ministre de l’Intérieur Manuel Valls qui n’a même pas pris la peine de motiver son refus de signer l’avis d’expulsion. Nous multiplierons les initiativesafin d’obtenir le retour au Liban de Georges Ibrahim Abdallah qui est resté un exemple de courage, d’abnégation, de détermination et de fidélité aux idéaux anti-impérialistes et antisionistes qui ont fondé son engagement combattant. Un modèle pour nous, Peuple des Corons, qui nous revendiquons de la tradition internationaliste du mouvement ouvrier du Bassin minier. 

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