Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 16:27

487784_423322501081694_200275493_n.jpgLe MJCF et son secrétaire général Nordine Idir se sont joints à la liste déjà longue d'associations, syndicats, partis politiques et citoyen-ne-s, à avoir lancé un appel afin que l'accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 par le patronat et trois syndicats ne soit pas transcrit dans la loi.

Cet accord illégitime constitue, en effet, un recul social majeur, qui ne fera qu'aggraver la précarité du travail. Nous appelons les parlementaires à refuser de se faire les scribes d'un patronat-voyou qui n'a que le profit en ligne de mire et le chomage et la précarité pour la majorité d'entre nous. Nous nous étions déjà mobilisés contre le Contrat Premier Embauche en 2006 qui constituait une liquidation masquée du CDI, et institutionnalisait la précarité. Comment alors faire le moindre projet, louer un logement, si on risque d'être jetés du jour au lendemain ? Laurence Parisot s'était d'ailleurs illustrée en disant : "La vie est précaire, l'amour est précaire, pourquoi le travail ne serait pas précaire ?" Alors qu'elle redouble d'offensives, nous ne comptons pas restés les bras croisés !

 

Découvrez ci-dessous l'appel "un "ANI" qui nous veut du mal"

L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur  du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail,  chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l'augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d'obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l'accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l'emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.

Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L'heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.

Cliquez ici pour retrouver la liste des premiers signataires

Partager cet article
Repost0
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 13:22

 

537013_489926941063548_90103613_n.jpg

 

J'étais présent ce matin au côté des salariés de Goodyear venant manifester contre la suppression de plus de 1000 emplois pour une entreprise qui enregistre plus d'un milliard de bénéfices pour l'année 2012 ! Aux cris de voyous,les travailleurs de Goodyear pointent les vrais coupables de la crise:les patrons, qui licencient et détruisent des vies!

Les jeunes communistes lancent dans les prochains jour une campagne pour dénoncer ce patronat-voyou, les Viebacher, les Mittal, les Carlos Ghosn, qui engrangent toujours plus de cadeaux et bénéfices, et suppriment toujours plus d'emplois. Nous appelons également les jeunes à se mobiliser massivement le 5 mars, pour ne pas être en première ligne de la liquidation des CDI, et du renforcement de la précarité. Cette petite bande, spécialiste des hold-up sur l'argent public et nos droits au travail; est maintenant Wanted !

 

Nordine Idir, Secrétaire Général du MJCF

Partager cet article
Repost0
7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 11:02

P1012272.JPGIls ne l'ont pas cherchée mais c'est une belle tribune qui s'est ouverte hier devant le tribunal administratif de Lille aux trois maires communistes de Rouvroy, Evin-Malmaison et Auby, désireux de saisir les biens de Recylex. La décision sera rendue ce matin mais le déplacement est de toute façon maintenu.

 

D'ordinaire sobre, le tribunal administratif de Lille a pris des couleurs hier après-midi. Rouges. Dès 14 h, drapeaux PCF et CGT en main, syndicalistes, militants et élus communistes de l'agglomération mais aussi du conseil régional ont convergé rue Jacquemars-Giellée. Ambiance bon enfant mais résolue. « Il faut être solidaire. Les trois maires défendent l'emploi de manière légitime et ne devraient pas être traînés devant le tribunal», estime Hervé Poly, secrétaire de la fédé PCF 62. « C'est vraiment du grand cinéma, que voulez-vous que trois élus fassent à des agents de sécurité ? Ont-ils des millions dans leur coffre ? Moi j'ai trop mal au dos pour le porter », ironise Jean Haja en évoquant le projet de « descente » au siège de Suresnes.

Incompétence

L'humour n'est pas la qualité première des avocats de Recylex et ce n'est pas ce que leur client demande. Il demande trois choses : la suspension de la mise en demeure de verser 6 millions d'euros, l'annulation de leur décision de saisir les biens au siège social et la condamnation de chaque commune à une amende de 2 000 euros. « Cette affaire ressemble à un condensé des illégalités envisageables en matière de droit administratif, attaque Me Guilmain. Un maire n'a aucunement le pouvoir de décider de procéder à une saisie de biens appartenant à une personne morale ou physique, et un maire ne peut intervenir sur le territoire d'une autre commune (en l'occurrence Noyelles-Godault). » Son confrère rappellera que Recylex « n'a aucun rapport avec Indra et qu'elle n'a jamais été propriétaire du terrain, cédé à Sita en 2004 ».

« Terres polluées »

Aux arguments de droit, les maires qui ont assuré leur défense eux-mêmes, ceints de leur écharpe tricolore, se sont placés sur le terrain de la morale. « Il suffit qu'un patron voyou lève le petit doigt pour qu'en 48 heures, nous les élus soyons amenés à comparaître devant un tribunal ! La prise de la Bastille n'était pas légale mais si elle n'avait pas eu lieu la République n'existerait pas !,tonne Freddy Kaczmarek, maire d'Auby. Cela fait 10 ans que je considère que Recylex doit de l'argent à la Nation !

L'argent public consacré à la dépollution du site et que vous n'avez pas déboursé appartient à la nation ! » C'est le procès Metaleurop qui se rejoue. Jean Haja s'offusque que Recylex prenne « une posture de victime. La Région verse des subventions pour payer des études pour laver ces terres polluées. On peut polluer et se retirer en disant c'est pas nous ! La pollution reste autour, des gens souffrent du saturnisme.

» « Les 4 500 Évinois ont des terres polluées. Les projets sont difficiles à monter à cause de ça » s'indigne Bernard Staszewski, maire d'Evin, porte-parole d'une population « bafouée et humiliée ».

Face à la grêle, Me Puech ajoutera que ce sont 20 M E qui auront été versés par Recylex aux anciens salariés.

Certes, mais contraint par la justice.

Jean Haja évoque la destruction de l'industrie locale. « Trop c'est trop ! À chaque fois, on doit accompagner en tant qu'élu les salariés qui souffrent. » Le public se retient de ne pas applaudir. Les élus revendiqueront leur liberté d'expression et feront part de leur étonnement d'être présent. « Je n'ai pris aucun acte administratif, aucune délibération, il n'y a eu que des courriers », dit Freddy Kaczmarek. «Vous avez pris un acte administratif, une lettre de mise en demeure en est une », précisera la présidente qui devrait rendre sa décision ce matin. « On nous convoque par fax mais on nous répond par courrier », s'étonnera Bernard Staszewski qui, comme les autres, sera dans le bus ce matin.

 

Par La Voix Du Nord

Partager cet article
Repost0
6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 20:46

 

Communiqué de presse de Jacky Hénin - député européen PCF - Strasbourg 6 février 2013.

Jacky-Henin-et-le-groupe-GUE-avec-les-siderurgist-copie-1.jpg

Je tiens à exprimer ma révolte vis à vis du traitement qui a été infligé aux travailleurs sidérurgistes venus défendre leur emploi à Strasbourg devant le Parlement Européen. Bloqués et fouillés dans leurs autobus à 10 kilomètres de Strasbourg les syndicalistes ont été ensuite empêchés de défiler comme ils le voulaient.   Les syndicalistes nous ont  par ailleurs rapporté des faits qui, s'ils sont avérés, seraient indignes, indécents, comme l'utilisation de Tasers à l'intérieur même des autobus. Plusieurs tirs de flashball ont par ailleurs eu lieu pendant la manifestation. Cette violence est inacceptable, elle a d'ailleurs entrainé des réactions de colère, dont des frais de mobiliers urbain.C'est un piège qui a été tendu aux syndicalistes. En agissant de la sorte les autorités ont fermé la porte au dialogue et à la concertation.Après les événements à Paris c'est la seconde fois que l'Etat français répond par la violence aux revendications légitimes des ouvriers métallurgistes. Certains salariés avaient fait plusieurs heures de car pour simplement venir exprimer aux parlementaires européens que l'Acier peut et doit vivre en Europe et pour protester contre le sacrifice de leur outil de travail.Au vu de cette journée on peut encore affirmer que ce sont les travailleurs qui défendent aujourd'hui en France et en Europe l'emploi et surement pas les employeurs. Quant aux pouvoirs publics, ils apparaissent complètement déconnectés de la réalité, incapables d'assumer  leurs responsabilités face à ces patrons voyous.  

Partager cet article
Repost0
5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 21:04
1211-002 pcf 60x80 industrie int 0-pdf-imageCher( e )s Camarades, Cher( e )s Ami( e )s,

Demain, mercredi 6 février 2013, les trois maires communistes d’Auby, de Rouvroy et d’Evin-Malmaison sont assignés en référé devant le tribunal administratif de Lille (143 rue Jacquemars Giélée) à 14 h 00.
Leurs torts ? Défendre l’emploi et les 35 salariés de la société Indra à Noyelles-Godault dans le Pas de Calais.
Cette société, qui s’était installée sur l’ancien site de Métaleurop – dont nous connaissons tous le scandale -, risque de fermer ses portes. 6 millions d’euros manqueraient dans les caisses pour sauver ces emplois.
C’est ainsi que Freddy Kaczmarek, Jean Haja et Bernard Staszewski, respectivement maires d’Auby, Rouvroy et Evin Malmaison, faisant appel à leur bon souvenir, demandent à ce que la société Recylex (ex-Métaleurop) puisse avancer ces 6 millions d’euros, d’autant plus que cette dernière n’a jamais payé les primes de licenciements aux 830 salariés licenciés, ni les frais de dépollution du site, restés à la charge des collectivités locales et de l’Etat.
La dette estimée de Recylex s’élève à 30 millions d’euros. Les trois maires et les salariés ont donc décidé de se rendre ce jeudi au siège administratif de l’entreprise pour exiger son remboursement en procédant symboliquement à la saisie de ses biens.
C’est à ce titre, que les maires sont assignés devant le tribunal administratif de Lille après une plainte en référé de la dite société.
Mais qui sont les voyous dans cette affaire ?
N'hésitons pas à soutenir nos élus en nous rendant devant le tribunal.
Partager cet article
Repost0
31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 22:10

385247_475788429148592_804118469_n.jpg

Aujourd'hui, 31 janvier, Bernard BAUDE, le maire de Méricourt (Pas-de-Calais), accompagné d'une cinquantaine de militants et du secrétaire fédéral, Hervé POLY, a muré un logement insalubre dans un combat contre les marchands de sommeil sur sa commune... On vous en dit plus très bientôt...

 

http://videos.lavoixdunord.fr/video/7785dd385ccs.html


Partager cet article
Repost0
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 23:51

 

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 22:52

61-028.jpg

 

 

Pour montrer l’attachement de nos deux organisations de jeunesse à l’égalité pour tous et au droit de chacun de se marier, nous organisons non pas un mariage mais deux mariage militant.

 

Ce marieront à la mairie de Liévin, le 15 décembre 2012 :

 

 

 

-        Ambroise ( jeune Écologiste ) et Corentin ( jeune Communiste )

-        Simon Poudroux (jeune Communiste) et Stéphane Victor (jeune Communiste)

 

Soyons le plus nombreux possible pour dire oui à l’égalité de chacun.

Le 15 décembre 2012

14h en mairie de Liévin

 

 

179199_107505205993779_3984262_n.jpg


Simon et Stéphane lors d'une de leurs nombreuses promenades

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 13:01

 

1211-002_pcf_60x80_industrie_int_0-pdf-image.jpg

 

Le 24 novembre, le PCF tiendra, dans le Nord, "un grand rassemblement" consacré à sa conception du redressement productif de la France, la classe ouvrière, l'industrie, le travail, une nouvelle conception du développement productif.

 

De passage à Sallaumines, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a souligné l'incompatibilité entre austérité et redressement productif et la nécessité d'un plan d'urgence pour l'industrie

 

le 24 novembre

rendez vous à Lille

Grand Palais, à 14h30

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 19:29

thumbnailCA6W4YDR

 

Déclaration du MJCF:

Violente agression pour des raisons politiques


Vendredi 19 octobre à 23h, six Jeunes Communistes ont été agressés une première fois par un groupe se revendiquant ouvertement d’extrême droite alors qu’ils sortaient du local de la Fédération de l’Isère du Parti Communiste Français aux abords de la gare.
A 23h30 les militants des Jeunes Communistes ont subi une deuxième agression en tombant dans un véritable guet-apens tendu par une quinzaine de militants d’extrême droite armée de barres de fer, de matraques et d’autres armes, aux abords du D’enfer Pub situé rue Denfert Rochereau.


Suite à ces agressions, un militant communiste a été blessé au visage et s’est également fait dérobée ses papiers d’identité. Les menaces de morts proférés accompagnés de nombreuses insultes racistes ne font que confirmer le danger que représentent les idées d’extrême droite.
Ces agressions s’ajoutent à la longue liste des méfaits perpétrés depuis plusieurs années à Grenoble à l’encontre de nombreuses organisations de gauche.
La Fédération de l’Isère du MJCF condamne les agissements des groupuscules fascisants qui sévissent dans une certaine impunité en Rhône Alpes et en Isère.
Nous affirmons avec force toute notre volonté de ne pas céder aux intimidations et agressions de groupes fascisants et nous continuerons à mener le combat politique qui est le nôtre.
Une plainte a été déposée et nous espérons une réponse ferme de la part des pouvoirs publics condamnant ces agissements.
A l’heure où l’extrême droite tend à être banalisée par le monde politique ; ces événements confirment la dangerosité de l’extrême droite pour la vie démocratique.
Les Jeunes Communistes affirment avec force que céder à la haine, la xénophobie et au nationalisme ne mèneraient qu'à la division populaire. L'unité et la solidarité face à la crise sont aujourd'hui plus que nécessaires.
Fédération de l’Isère du Mouvement des Jeunes Communistes

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog du MJCF du Pas-de-Calais
  • Contact

Rechercher