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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 22:53

Toute la délégation a été conviée à une rencontre avec le Parti du Peuple  Palestinien (PPP). Ce Parti créé en 1979 est issu de l’ancien Parti Communiste Palestinien. Depuis le début du déplacement des populations palestiniennes, la stratégie du PPP est d’appeler à la désobéissance civile et à ne partir de chez eux.

 

Malgré leur participation à la 1ère intifada aux côtés du Fatah, ils s’en distinguent : premièrement par leur moyen d’action, préférant le mouvement de masse à la lutte armée ; deuxièmement, par un programme économique progressiste plus ambitieux.

 

Ils se rejoignent néanmoins pour la défense du peuple palestinien. Le PPP soutient d’ailleurs la lutte pour la libération de Marwan Barghouti qu’ils considèrent comme un bon porte parole de la cause palestinienne. Enfin, suite à une question de notre bien aimé secrétaire général, le PPP nous a expliqué toute l’importance pour les Palestiniens des campagnes de soutien à leur combat, par exemple le BDS (Boycott Desinvestissement Sanction).

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 22:50

« NOU LE PA PLUS, NOU LE PA MOINS »


Cette citation de Laurent Vergés (Réunionnais) synthétise parfaitement les problèmes de l’Île de la Réunion. Avec un taux de chômage de 28,2% dont 55% chez les 16-25 ans, l’île est largement au dessus de la moyenne Française. Les raisons de ce chômage sont principalement du fait de l’Etat. 90% des postes de la fonction publique sur l’île sont réservés aux métropolitains, attirés par de nombreux avantages dont notamment un salaire augmenté de 53%. De ce fait, le coût de la vie est calculé sur le revenu moyen des fonctionnaires métropolitains, entrainant une très grande précarité chez la population locale, qui n’a pas le droit à ce bonus. De plus, les denrées produites sur l’île sont conditionnées en Europe pour être revendues aux Réunionnais au prix fort. Ces deux problèmes entrainent 52% de la population à vivre sous le seuil de pauvreté.

 

Ici encore les jeunes sont les plus touchés. L’île possède depuis très récemment deux universités qui n’ont un choix que très restreint de formations. Les jeunes sont obligés de quitter l’île pour pouvoir suivre la formation qui les intéresse. De plus les réseaux de transports sont quasi inexistants, ce qui pose de gros problèmes à la jeunesse pour rejoindre les lieux d’études. Pour pouvoir passer les concours, il leur faut se rendre en métropole (environs 1200€ aller), pour un nombre minime de postes disponibles.

 

L’autre problème récurent est la politique colonialiste de la France qui tend encore aujourd’hui à effacer la culture Réunionnaise, notamment le créole, etc.

 

Voici ce à quoi l’AJFER (Alliance des Jeunes pour la Formation et l’Emploi à la Réunion), composée de plusieurs organisations, est confrontée. Elle tente d’y apporter des solutions et ne cesse de se battre contre ces inégalités engendrées par la « Mère Patrie ».

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 22:49

Le processus de Bologne lancée en 1990 sous l’impulsion des gouvernements européens est responsable de toutes les attaques que connait l’Enseignement supérieur à travers le vieux Continent. L’atelier de ce matin a été l’occasion de revenir sur 10 ans de marche forcée vers « l’économie compétitive de la connaissance et des savoirs ».

La privatisation des universités, la casse des services publics étudiants (comme le CROUS en France) ou encore la dévalorisation des diplômes sont des réalités qu’on retrouve sur tout le continent. La nécessité de mener la résistance à l’échelle européenne est vite apparue. Au printemps prochain aura lieu le G8 des universités. Les gouvernements capitalistes se réunissent pour établir leur plan de bataille pour la destruction de nos universités, pour leur abandon aux mains des entreprises et des intérêts privés.

A cette occasion, des étudiants de l’Europe entière ont été appelés à participer à un contre-sommet, l’atelier a été l’occasion d’en établir les premières bases. De la France à l’Espagne, du Portugal à la Grèce, les organisations de jeunesse se tiennent prêtes à se mobiliser et à construire un projet pour une université démocratique, gratuite et populaire.

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 22:47

Aujourd’hui a lieu la journée consacrée au Moyen-Orient. Nous aurons l’occasions d’approfondir les connaissances que nous avons acquises lors du festival et auparavant : prisonniers politiques palestiniens, situation des Sahraouis, bilatérales, rencontre avec Parti du Peuple Palestinien (PPP), etc. Toutes les informations que nous avons accumulées vont nous permettre de comprendre et peut-être de participer aux débats sur la situation de cette région confrontées à une série de difficultés : velléités impérialistes américaines avec la présence de bases militaires sur le territoire, régimes dictatoriaux limitant la liberté d’expression des peuples, indifférences des institutions internationales excepté pour contrôler un peu plus les enjeux économiques. Cette région est aussi un haut lieu de résistance populaire notamment celle des palestiniens, les libanais et où de nombreuses organisations communistes sont présentes.

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 22:45

Le « continent oublié » ne l’a pas été par la crise du capitalisme. Notre camarade de la SACP-YL ne mâche pas ses mots : « la récession tue l’Afrique ». Il nous décrit l’exploitation des grandes puissances et des multinationales. La mondialisation et la concurrence de pays comme la Chine ont de lourdes conséquences, et il faudra « un long travail pour se redresser ». Le chômage explose en Afrique du sud, et les problématiques s’accumulent. Les écarts de revenus n’ont jamais été aussi importants et les systèmes de formation sont en crise.

 

L’Afrique du sud ne parvient d’ailleurs pas à se sortir des ombres du passé. La ségrégation sociale y va toujours de pair avec la ségrégation raciale. Alors quand les Zimbabwéens ou les Soudanais fuient la misère de leurs pays, de nouveaux conflits émergent et alimentent la xénophobie.

 

Assez logiquement, les organisations politiques n’échappent pas aux tensions que provoque cette situation. Sans s’étendre, il nous évoque de sérieux conflits au sein de l’ANC et avec la COSATU, le syndicat de masse sud-africain.

 

Les orgas de jeunes (la Progressiv Youth Alliance qui regroupe le syndicat étudiant, l’ANC-YL et la SACP-YL) sont aussi prises dans la tourmente. Les multiples difficultés rencontrées dans le Festival n’y sont pas étrangères. C’est à croire que la crise pourrait paralyser toute l’activité politique du pays. Alors nos camarades jeunes communistes sud-africains poursuivent leurs batailles pour l’accès à l’éducation et au travail. Leur bataille pour la nationalisation des mines a été reprise par l’ANC-YL. Mais sans illusions, ils s’attendent à une bataille acharnée pour que celle-ci ne soit pas vidée de son sens, qu’elle ne soit pas un cadeau fait à quelques uns, mais qu’elle ait bien pour but de se réapproprier les richesses du sous sol pour tous les sud africains.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 16:38

julia

8h30, tête dans l’cul, beau temps. Mission pour une intervention officielle du MJCF dans un séminaire du FMJE sur les médias.

 

Le débat commence avec plus d’une heure de retard, et… un seul intervenant. Ou plutôt deux, Julia Hamlaoui en tant que rédac chef d’avant-garde, et Gael de Santis, venu pour la traduction, et qui fera valoir sa qualité de journaliste à l’Huma pour alimenter la discussion.

 

Outre le bruit que provoque le meeting de soutien à la Corée du Nord (plein à craquer), la complexité du sujet et le fait que la salle ne soit pas bien remplie, n’a pas permis de pousser les questions jusqu’au bout. Pèles-mêles, la concentration des principaux médias aux mains de grands groupes, la précarité de la masse des journalistes, la collusion de quelques uns avec les mondes politique et de l’argent, les mythes de la neutralité et de l’indépendance, l’impact des nouvelles technologies de communication,  les défis de la révolution informationnelle, et enfin les questions propres à la production et la diffusion de contenus qui entrent en contradiction avec l’idéologie dominante, forment le nœud de problématiques à démêler.

 

L’objectif que partagent les participants est bien de diffuser au plus grand nombre des clés de compréhension pour se sortir du matraquage de la pensée dominante saupoudrée d’anesthésiants consuméristes. Mais alors, comment définir une information réellement alternative ? Faut-il se contenter de propager la pensée marxiste léniniste et prophétiser l’avènement du socialisme ? Doit-on  investir les nouveaux moyens de communication que le capitalisme produit comme les réseaux sociaux sur internet ? Quels financements trouver pour assurer la diffusion massive de journaux anticapitalistes ? Comment se distinguer dans le flux massif d’informations ?

 

L’information, sa nature, et ses modes de production et de diffusion deviennent alors en eux-mêmes le cœur d’une bataille idéologique acharnée. Soumise aujourd’hui à la loi du marché, elle est pourtant un produit culturel incontournable. A ce titre, quels modes d’organisation promouvoir pour que sa production sorte des logiques de rentabilité et d’imposition d’une pensée unique ? Quelles politiques publiques sont à inventer pour que celle-ci ne soit plus la propriété de quelques uns, mais le bien commun du plus grand nombre ?

 

A nous maintenant de trouver le moyen de rendre ces questions populaires. Car l’objectif, c’est pouvoir informer sur la réalité du conflit israélo-palestinien, sur la répression sanglante des sahraoui, sur les processus révolutionnaires en cours en Amérique Latine, sur  l’objectif fondamental de l’austérité qui s’abat aujourd’hui sur l’Europe, et sur  tous les potentiels qui existent pour changer nos vies et la société. Reste à se demander à quels besoins, à quelles attentes, à quelles aspirations des jeunes il nous faut répondre. Communiquer et informer, ne se pensent pas dans l’absolu. Dans le flot d’images, de textes, de sons qui nous porte, le rapport à la lecture et aux savoirs se transforme à grande vitesse. Dans le même mouvement, ce sont nos propres médias qu’il faut savoir transformer.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 16:37

Lors de ce 3ème jour de festival se tenait un séminaire sur « la manipulation des media et de l’information par l’impérialisme ». En effet, les média sont tellement puissants qu’ils sont considérés comme un 4ème pouvoir et ce pouvoir appartient aux puissances économiques (USA, Israël, Europe) : ils détiennent 80% des média. Cette situation permet à la bourgeoisie de transmettre son idéologie et détruit le pluralisme. Les média prennent des positions « anti-révolutionnaires » : aux Etats-Unis, ils décrivent les palestiniens comme des terroristes, donnent des fausses informations sur le monde du travail (les chiffres du chômage sont sous-estimés), ou encore, condamnent les 5 cubains de Miami avant même leur procès pour discréditer la révolution cubaine. En sachant cela, on comprend l’importance de disposer de média objectifs (ne dépendant pas des capitalistes) pour permettre la conscientisation des travailleurs.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 16:33

thomas

 

JC : Peux-tu te présenter ?

 

Thomas Roger Moellic, je suis coordinateur de la fédération de Paris des jeunes communistes et membre du conseil national au sein duquel je m’occupe des questions sur les personnes jugées sans papier. J’ai adhéré à la JC pendant les mouvements lycéens contre les suppressions de postes. Sinon je vais rentrer en école d’infirmer au mois de février et pour l’instant je bosse comme enquêteur téléphonique.

 

JC : Que penses-tu de ce festival ?

 

Je n’ai pas de considération pour les fameux problèmes d’organisation. C’est embêtant mais je le prends plus comme une fatalité. Je préfère me concentrer sur les bons moments, les moments enrichissant culturellement et politiquement qu’on peut vivre dans ce festival.

 

JC :Quel moment politique t’as le plus marqué ?

 

C’est le discours d’ouverture de Julius Malema, le grand chef de la ligue des jeunes de l’ANC. Ce n’est pas un bon moment mais c’était intéressant par rapport à l’analyse du festival. Tiago Vieira (président du Comité d’Organisation International) fait son discours juste avant lui. Il parle de l’anti-impérialisme et prend trois exemple : la Palestine,  le Sahara occidentale et le Swaziland. C’est une question que je ne connais absolument pas mais il s’agit, a priori, d’un territoire occupé par l’Afrique du Sud. Et donc Julius Malema fait son discours à sa suite en ajoutant deux phrases : il précise qu’il est anti-impérialiste lui aussi mais que sur le Swaziland est une question sud africaine et que ça ne regarde personne. Par rapport, à notre voyage ça ouvre une réflexion sur la façon dont l’ANC gère le pays depuis la fin l’apartheid.

 

JC : Un commentaire sur les performances au foot de l’équipe de France ?

 

Je soutiens mes camarades dans leur effort incroyable, notamment Fabien Gay mais en ce qui me concerne j’ai joué avec le Sénégal. On a perdu par solidarité : on jouait contre la Palestine et le Sahara occidental.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 16:29

 

3ème mi temps :

les jeunes debout contre le FMI.

 

Journée Europe en Afrique… Un spectre hante nos deux continents, c’est celui du FMI. D’une main il goinfre les banques et les marchés financiers, de l’autre il affame les peuples. Jamais en temps de paix nous n’avions connu de purge sociale de cette ampleur. De Dublin à Johannesburg ce sont des continents entiers qui paient la note de la folie capitaliste.

 

En Europe, les Etats ont garanti plus de 400 milliards d’euros d’aide aux banques. C’est la même somme qui a été économisée pour le moment par la réduction des dépenses sociales dans les pays les plus touchés par les plans d’austérité.

 

Loin des incantations stériles parfois entendues dans les débats, les jeunes communistes pourront là aussi faire part de leurs expériences et de leurs propositions.

 

Si la main de fer des Etats au service des marchés entend nous faire courber l’échine, en 2005 l’eurocapitalisme a été condamné par les peuples irlandais et français. Des propositions émergent. Une taxe européenne sur les transactions financières, un fonds européens de développement social et environnemental, en finir avec l’indépendance de la BCE…

Si l’Europe des marchés est en crise, celle des peuples est en train de germer, et aujourd’hui nous la ferons pousser

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 02:23

Début de tournoi difficile pour la délégation française. Les perfides espagnols, prenant par quatre fois notre défense à revers, nous ont infligé une sévère défaite. L’arbitrage plus que douteux n’est pas étranger au score final. A croire que le statut de champion du monde de la délégation ibérique a marqué les esprits en Afrique du Sud. Mais nous n’avons pas démérité ! Un but, un poteau, de multiples occasions sous une pluie battante, et un public en or sont les bases du renouveau d’un football révolutionnaire à la française !

 

Tous à vos crampons et vos shorts ! Rien n’est perdu dans le groupe B. Le Congo, l’Angola ou le Maroc sont nos prochains adversaires. Dès ce soir, à partir de 17h, rendez-vous au stade derrière le hall J pour partir à la conquète du titre !

 

Et nos exploits sportifs ne s’arrêteront pas là : dimanche a lieu un « marathon » de 5km sur le site du festival. L’inscription se fait au centre des volontaires. Annoncez-vous dès maintenant aux responsables de déleg !

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