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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 02:22

Nelson-Mandela-1-.jpg

 

« Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté.

L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité »

 

 

 

Nelson Mandela

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 02:16

 

En Afrique du Sud, rien ne se passe comme prévu. Pluie torrentielle toute la matinée, mission Pretoria avortée suite à une charge d’Indiens sur le bureau des informations, conférence annulée, seconde mission reportée à plus tard, augmentation de la température de 10° en 10 minutes… A l’heure d’une sieste bien méritée, quelques jeunes s’installent à côté de nous et engagent la conversation. Surprise : ce sont des militants de l’ANC Youth League, l’organisation de jeunes (30.000 membres) du mouvement qui dirige l’Afrique du Sud depuis la fin du régime d’Apartheid.

 

L’ANC est bien plus qu’un mouvement politique en Afrique du Sud. C’est une institution, un moment historique. Le mouvement qui incarne le combat engagé des décennies plus tôt pour l’émancipation. Alors accueillir le Festival Mondial, c’est prolonger ce combat, le mener à l’échelle de la lutte contre l’impérialisme et le capitalisme.

 

« On est libre parce qu’il y a l’ANC »

 

Pour Nicolas May, responsable de l’ANC dans la région de Mompati, en Afrique du Sud « les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches ». C’est cette situation inadmissible qui l’a poussé à rejoindre l’ANC.

 

Aujourd’hui l’ANC Youth League mène la bataille pour la nationalisation des mines. Premier producteur mondial d’or, second pour les diamants, toutes les mines du pays sont privées. Avec 75% de chômage dans la population active, Nicolas y voit une solution formidable pour répartir les richesses et résorber le chômage des jeunes.

 

Les ravages de la crise et des logiques libérales se ressentent très durement sur tout le continent. Alors les jeunes de l’African National Congress se sont fixés 4 priorités : l’accès à la santé, l’éducation gratuite, la sécurité et la tranquillité, le développement des zones rurales.

 

Nicolas s’arrête là. Pas très à l’aise avec l’interview. De multiples questions restent en suspend avec l’ANC : sa participation au Festival, la répression des mobilisations de l’année passée, le rôle que se donne l’Afrique du sud à l’échelle du continent… La suite au hasard des prochaines rencontres

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 02:15

JC : Pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

 

Je m’appelle Yassar El Andari, j’ai 34 ans et je suis architecte au Mont Liban. Je suis président du Conseil Général de l’Union de la Jeunesse Démocratique Libanaise, qui compte aujourd’hui 500 membres dans mon pays. Nous sommes venus à 11 délégués du Liban dont 6 communistes.

 

JC : Quels thèmes ton organisation est venue porter lors de ce festival ?

 

Nous partageons entièrement les thématiques développées par le FMJD lors de ce festival, notamment la cause des sarahouis, des 5 cubains emprisonnés aux Etats-Unis et bien évidemment la cause palestinienne. Cette cause nous touche évidemment car nous sommes frontaliers et que nous luttons pour les droits civils des palestiniens et leur condition de réfugiés. Nous aimerions aussi évoquer la situation de notre pays, notamment l’occupation de la zone sud. Enfin, nous voulons alerter l’opinion sur la question du tribunal international sur « l’affaire Harriri » qui va diviser les libanais entre eux.

 

JC : Peux-tu nous dire quelques mots sur la situation de la jeunesse dans ton pays ?

 

On pourrait parler de beaucoup de choses, mais notre premier problème est que notre pays n’est pas un état laïque. Pour donner un exemple concret, un jeune ne peut que s’inscrire dans une école de sa confession, ou obtenir un emploi car il est de telle autre confession. Cela crée forcement des inégalités entre libanais. Enfin, nous luttons pour que l’Etat abaisse le droit de vote de 21 à 18 ans.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 02:14

En 1880, les puissances européennes en place se retrouvent à la conférence de Berlin pour se diviser l’Afrique. Le Sahara occidental est placé sous la « protection espagnole » en 1912. En 1934 l’Espagne déclare le Sahara occidental comme la 14ème province du royaume de la couronne. EN 1960, les Nations Unies adoptent la convention de Genève qui garantie l’indépendance des pays colonisés reconnaissant par la même occasion l’auto-détermination du peuple sahraoui. En 1973 le Front Polisario (mouvement d’indépendance) commence à s’armer contre l’Espagne qui n’a toujours pas rendu sa liberté au peuple africain.

 

Deux évènements d’importances se produisent : l’Espagne organise un référendum sur le sujet de la « liberté » des sahraouis et dans le même temps le Maroc commence à revendiquer des droits sur le Sahara occidental. Le Roi Hassan II propose que l’affaire soit réglée devant une coure de justice. La coure conclue à l’époque : « Les matériaux et informations présentés n’établissent pas la souveraineté du Maroc sur la Sahara occidental ou de la Mauritanie. » Car le Sahara occidental, coincé entre le Maroc et la Mauritanie à subit à tour de rôle les volontés de domination de ses voisins. La décision de la coure était en lien avec la convention citée plus haut qui établit expressément « l’auto-détermination des peuples » et rend illégale la colonisation. (Cette même convention de Genève est très utilisée pour la défense des palestiniens). En 1976 le Front Polisario déclare donc l’existence de la République Démocratique et Arabe Sahraoui. Trois ans plus tard, le Front Polisario et la Mauritanie signent les accords d’Alger par lesquels la Mauritanie renonce à clamer des droits sur le Sahara occidental.

 

Mais le Maroc continuant à vouloir annexer cette région entraine une guerre armée de 6 ans. L’ONU finit par imposer un cessez le feu afin d’organiser un référendum par lequel le peuple sahraoui pourrait décider de son sort. Mais le Maroc n’a de cesse de trouver des excuses pour repousser le vote.

 

Pourquoi un tel acharnement de la part du Maroc ? Le « Western Sahara » est riche en ressource minérale. Il y existe une des mines de phosphates les plus prolifiques du monde ainsi que de pétrole, de gaz.

 

Quelle est la situation des sahraouis ? Parce que le Maroc occupe militairement la région, les Sahraouis sont divisés entre ceux qui vivent dans des camps de réfugiés (dans leur propre région ou en Algérie), ou ceux qui vivent au Maroc. Tout comme les Palestiniens, les Sahraouis luttent en permanence pour leurs droits par des manifestations et autres actions pacifiques pour réclamer leurs droits. Les protestations civiles dans les territoires occupés sont brutalement réprimés par les forces de l’ordre marocaine, notamment en emprisonnant un grand nombre de militant.

 

Déclaration de l’ANC à propos du Sahara occidental : « En tant que sud-africains, nous disons « assez, c’est assez ! ».Nous demandons la totale libération du peuple sahraoui. Nous condamnons le récent assaut brutal de El Aaiun. Nous demandons au Maroc de stopper le pillage des ressources naturelles de la région. »

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 02:09

Nous sommes à la mi temps de notre festival ! Notre première mi-temps ne fut pas de tout repos, c’est le moins que l’on puisse dire. Très tôt, nous subissons la désorganisation du festival, quelquefois un peu désabusés, mais toujours avec une envie collective (et dans la bonne humeur) de réussir notre match. Le gros problème : pour jouer, il faut être deux ! « Où sont donc passés nos camarades sud-africains ? » pourraient facilement résumer notre premier acte.  Justement ils seront sur le terrain aujourd’hui.[1]

Passage par le vestiaire obligatoire pour faire le bilan. Discussion franche, « virile mais correcte ». Pour la deuxième mi-temps, nous avons donc décidé de reprendre notre destin en main. Investissement dans les bilatérales avec l’objectif affiché de recréer des liens avec les organisations européennes, préparation de nos interventions pour les prochains débats, ambition de découvrir le pays, prise en charge des problèmes techniques…. Objectifs ambitieux, mais notre french flair est mondialement connu. Lorsqu’on passe un peu à côté de la première, on fait souvent une grande deuxième mi-temps. Rendez vous le 21 à la clôture pour fêter ça !!!!

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 02:07

Hier, nous avons rencontré les jeunes communistes d’Allemagne, les SDAJ (Sozialistische Deutsche Arbeiterjugend). Objectif : outre échanger des informations (situations, pratiques de luttes, campagnes), nous voulons tisser des liens entre nos fédérations respectives de part et d’autre de la frontière. Nos étudiants ont saisi l’occasion de cette rencontre pour leur faire part de leur volonté de les associer au contre-sommet du G8 des universités. Cette organisation a mené depuis 2003 des campagnes à l’adresse des lycéens et jeunes travailleurs. Comme pour le MJCF, c’est avec la lutte contre la guerre en Irak qu’elle s’est redéveloppée. Aujourd’hui, ils mènent campagne contre le recrutement des jeunes dans l’armée, des jeunes d’autant plus attirés du fait du chômage. Depuis 2008, lors du plan de sauvetage des banques où l’Etat allemand a déboursé près de 400 milliards d’euros et face au plan de rigueur, les SDAJ ont lancé la campagne « nous ne paierons pas leur crise ». Ca ne vous dit rien ? S’il leur est difficile de travailler avec nous tant sur les universités qu’avec la fédération de Strasbourg, du fait de leur faible présence chez les étudiants et dans les régions frontalières de l’Alsace, leur volonté de travailler en commun et d’échanger est très forte. Echange de documents d’analyses, tracts, mise en relation avec d’autres organisations de confiance : nos traducteurs respectifs n’ont pas fini de travailler. Et si les SDAJ ont émis le souhait de créer des liens avec la Fédération du Nord, avec une pointe d’humour noir : « les Allemands ont l’habitude de traverser rapidement la Belgique pour aller en France, vous savez ». Cette fois-ci, c’est pour construire la solidarité internationale !

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 02:05

Le festival c’est aussi l’occasion d’échanges plus poussés avec certaines organisations. Dans le cadre de la lutte anti-impérialiste, il était logique que notre première bilatérale se fasse avec le Vietnam. La question historique a été largement abordée puisque l’indépendance de ce pays, puis la lutte contre la guerre du Vietnam constituent deux des plus grandes campagnes du MJCF. La question des conséquences de cette guerre (l’agent orange) reste encore à approfondir de même que les réponses actuelles de ce pays face à la crise. Cette rencontre a été fructueuse puisque outre un point sur l’actualité du pays et de l’organisation des jeunes d’Hô Chi Minh (6,5 millions d’adhérents) des perspectives concrètes ont été avancées : participation aux 80 ans de leur organisation en 2011, travail avec les organisations de jeunes vietnamiens et envoie d’une délégation en France pour la fête de l’Humanité sont autant de pistes qui restent à concrétiser.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 02:02

JC : Maxime, peux-tu te présenter pour nos lecteurs ?

 

J’ai 25 ans et je suis ouvrier du Livre à Marseille. Je suis venu avec Elsa représenter les Bouches du Rhône à ce festival. Je suis coordinateur de mon département et également syndicaliste dans ma boîte. J’ai adhéré en 2002 lors des manifestations anti-Le Pen et je suis devenu un militant actif en 2005, lors de la campagne du NON au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen (TCE).

 

JC : Quels thèmes veux-tu aborder lors de ce festival ?

 

Comme je suis responsable de la commission travail au Conseil National, je suis venu ici pour échanger sur cette question. Elle me tient particulièrement à cœur, car dans mon travail je vis l’exploitation tous les jours. J’ai envie de réfléchir aux relations entre l’engagement syndical et le politique, qu’on échange sur les analyses dans nos différents pays et travailler aux réponses qu’on est en capacité d’apporter globalement, surtout au niveau européen. J’ai vu d’ailleurs que le syndicat grec PAME était présent et j’aimerai discuter avec eux. Enfin dans ma fédération, on évoque beaucoup la question du socialisme depuis le congrès d’avril. J’aimerai pouvoir avoir une réflexion sur le contenu et la signification du socialisme surtout dans les pays qu’ils l’ont appliqué.

 

JC : Tes premières impressions sur le début du festival ?

 

Le défilé avec toutes les délégations m’a beaucoup marqué. C’est réconfortant de voir que des jeunes luttent comme nous partout dans le monde.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 02:01

Il est né en 1933. Robert Pinel est un habitué des festivals. Mais entre ceux qu’il a connus et ceux d’aujourd’hui, « c’est le jour et la nuit ». A l’époque, c’était « très officiel, très organisé ». Il est vrai que lorsque nous nous asseyons à la table du stand français … un jeune communiste vietnamien (JCV) roupille en dessous. Notre ancien a trois festivals à son actif. Ceux de 51, 59 et 62. D’abord secrétaire départemental de l’Isère, il est ensuite en charge des relations internationales des JC. En 1962, il part pour Budapest, au siège de la FMJD pour devenir secrétaire du Comité préparatoire du festival d’Alger. Hélas, le 19 juin 1965, Boumediene orchestre un coup d’Etat contre Ben Bellah. « Les dirigeants du FLN avec lesquels nous travaillions étaient absents, car recherchés ». Première annulation du festival. Il est donc décidé de le tenir l’année suivante à Accra, au Ghana. Nouveau coup d’Etat. Nouvelle annulation. Et celui qui après ces aventures a décidé de retourner travailler à Grenoble d’en rire : « j’ai été le secrétaire de deux festivals qui ne se sont pas tenus ».

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 02:00

L’intitulé exact du débat était : « le combat pour la paix, la souveraineté et la solidarité, contre l’impérialisme ». Contrairement aux ateliers plus précis, ce sujet large n’a bien sûr pas permis de couvrir l’étendu du sujet. La journée étant consacrée à l’Amérique Latine, tous les intervenants qui se sont succédés, ont principalement critiqués la volonté impérialiste permanente des Etats-Unis, n’allant pas très loin dans leurs propos. Voici ce qui me semble à retenir pour chaque intervention : La Syrie à réclamer la souveraineté des palestiniens et des autres peuples du Moyen-Orient face aux bases militaires américaines de la région et la complicité d’Israël (Le Brésil a émis les même critiques pour le continent sud-américain).Le Vietnam veut promulguer la paix mais n’oubliera jamais la guerre et l’agent orange (produit toxique déversé sur les vietnamien durant la guerre générant des dommages physiques et/ou mentaux graves). L’Inde a critiqué son gouvernement libéral qui a mis les paysans indiens (part importante de la population) dans une situation économique intenable. Cuba s’est indigné qu’Obama ait reçu le Prix Nobel alors qu’il est président d’un pays maintenant un embargo. Il me semble très dommageable que bien que l’impérialisme américain soit indéniable, il n’est pas seul à exister. Que dire des velléités de la Chine ?

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