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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 01:59

C’est une toute petite délégation, de seulement six personnes dont deux journalistes, que nous avons rencontré. Francesco, un des responsables de la Fédération des jeunes communistes italiens nous explique : « Nous ne sommes que six car nous sommes en pleine réorganisation chez les jeunes communistes italiens, et la crise politique qui traverse notre pays ne nous aide pas à nous renforcer. La faiblesse de notre délégation est en quelque sorte à l’image de notre situation en Italie, mais nous sommes bien décidés à nous battre. Nous n’avons pas les moyens financiers d’envoyer une cinquantaine de délégués. » Les thèmes qui l’intéressent le plus sont ceux de la bataille pour l’école publique et pour la liberté qui sont selon lui des luttes universelles qui concernent le futur de chacun, jeune ou moins jeune. Pour lui l’Afrique du Sud est symbolique car elle traduit le fait qu’il ne faut jamais lâcher la lutte qui finit toujours par payer. « J’espère que ce festival va nous permettre de faire un pas en avant dans la collaboration entre les organisations de gauche. Mon objectif est de rencontrer le maximum d’organisations pour essayer de voir comment on peut travailler ensemble. » Et c’est chose faite en ce qui concerne le MJCF, puisque une réunion bilatérale avec la délégation italienne s’est déroulée mercredi soir, et les Italiens sont déterminés à mener avec nous des initiatives à l’échelle européenne.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 01:58

Dans le contexte actuel de crise du capitalisme, de rigueur pour les peuples européens, ou encore d’occupation du territoire palestinien, la précarité et le chômage sont des fléaux qui s’amplifient.

L’un des enjeux pour les Jeunes Communistes au FMJE est de porter au niveau international ces thèmes qui sont au cœur de notre militantisme. Les participants de l’atelier (150 environ) ont partagé leurs expériences sur ces deux problématiques, et ont surtout rejeter communément les privatisations, la libre concurrence, le capitalisme et la pression du patronat exercée sur les travailleurs.

Ainsi, un délégué palestinien a témoigné des difficultés de son peuple dans le monde du travail face à l’occupation israélienne ; tant à Jérusalem Est que dans les camps de réfugiés au Liban. Une déléguée australienne soulignait également la situation des Aborigènes victimes de fortes discriminations sur le marché du travail (55% de chômeurs). Je prendrais enfin comme exemple l’intervention d’une avocate américaine membre du Réseau International des Juristes Démocratiques qui soulignait l’importance de la connaissance du droit du travail que justement l’idéologie dominante capitaliste saborde.

Notre délégation a été actrice de ce débat. Une introduction de Pierric Annoot (secrétaire général du MJCF) a souligné les propositions de la JC et de l’UEC pour éradiquer la précarité et le chômage des jeunes. Eloi Simon (coordinateur de l’UEC) a également pris la parole en faisant le lien entre la libéralisation des universités européennes et la précarité des étudiants victimes d’une fac et d’un travail soumis aux besoins du marché.

Pour conclure, ce débat m’a conforté sur le fait que le capitalisme a fait son temps et qu’il n’a d’ailleurs pas d’avenir alors que nous si !

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 01:56

Salomon Kalushi Malhangu était étudiant dans les années 1970 en Afrique du Sud. Il a participé en 1976 aux émeutes de Soweto en protestation à l’imposition de l’Afrikaans comme langue obligatoire d’enseignement à l’école. Ce mouvement a été très durement réprimé ce qui a conduit Salomon à rejoindre l’ANC (African National Congress) pour lutter contre le régime d’apartheid. Quand il revient en Afrique du Sud en 1977, après avoir suivi un entrainement militaire au sein de la branche armée de l’ANC, il est arrêté et accusé de deux meurtres. Comme pour Mandela ces accusations visent à sabrer toutes velléités de protestation. Il sera fina lement exécuté le 6 avril 1979 à l’âge de 23 ans.

Une chanson est consacrée à ce héros – parmi tant d’autres – de la lutte anti-apartheid. C’est avec émotion que nous écoutons ce chant repris régulièrement en choeur par des dizaines de Sud Africains dans le festival.

IMG_3012

(Chœur) Iyo Salomon x3

Iso Ja LoMchondo We Sizwe

Aya Bulala Mabulu E Africa

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 01:55

Quel internationalisme pour la jeunesse ?edito S

Il y a bien quelques vieux, mais c’est bien un festival de jeunes. Hier, une quarantaine de délégués s’amusent en cercle. Antonin est au centre, choisit sa proie, une belle fille. Et lui touche les épaules, puis la tête, les hanches… et chat-bite. Sa victime ira faire de même en trouvant un éphèbe. Partout dans les allées, on voit les délégués chanter, danser. « La culture joue ici un rôle important », constate Thiago Vieira, président de la FMJD, qui voit là une différence avec les précédents festivals. Même les austères Nord-coréens nous ont surpris à organiser un ballet participatif devant leur stand.

Hier, les débats ont à peu près commencé dans les temps. On trouve des interventions qui analysent les situations nationales. Enrichissant. Des envolées sur le besoin de lutter, de combattre l’impérialisme. Insuffisant. Et peu de choses sur les mesures concrètes pour changer la vie des jeunes. La JC – ce n’est heureusement pas la seule -, arrive avec ses propositions. Et déjà montent certaines questions. Qu’attend-on de notre politique de relations internationales ? Quel nouvel internationalisme construire ? Des interrogations sur lesquelles ont commencé à travailler les anciens et actuels jeunes communistes, et sur lesquels vous devrez plancher, avec vos camarades, à votre retour à Paris, Fontaine ou Bordeaux.

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 01:54

Nous avons participé au séminaire : « Au travail, nous avons des droits » ce qui nous a permis de connaître la situation sur ce sujet en Grèce, en Argentine, au Viet Nam, etc. Tous ces pays ont participé au débat, plusieurs d’entre eux ont inscrit le droit au travail dans leur constitution et le considère donc comme acquis. Des grèves sont cependant apparues ces dernières années pour revendiquer de meilleures conditions de travail et des augmentations de salaire. Tous dénoncent le système capitaliste comme une gangrène pour les travailleurs. Dans chaque intervention, on a pu ressentir le besoin et la nécessité du syndicalisme pour défendre nos droits.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:36

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jc : Pourrais-tu te présenter en quelques mots ?

 

Je m ‘appelle Aida Sopi Niang (22 ans), je suis l’ancienne secrétaire nationale de l’UJDAN (Union de la jeunesse Démocratique Alboury Ndiyay). Je suis également une élue locale dans un arrondissement de Dakar du PIT (Parti de l’Indépendance et du Travail). Enfin, je suis présidente de l’association de la Pépinière des Jeunes Filles, qui est une organisation qui regroupe plusieurs leaders femmes d’organisations différentes.

 

jc : L’engagement d’une jeune femme, comme toi, est-il difficile au Sénégal ?

 

Je mène un triple combat au quotidien. Tout d’abord en tant que marxiste et progressiste au Sénégal  dans un pays dominé par les volontés libérales du président Wade. Ensuite, mon combat en tant que jeune femme engagée tant en interne qu’en externe de mon organisation. En externe, l’image d’une jeune femme indépendante se montrant aussi capable qu’un homme rompt avec tous les schémas de la jeune femme de 20 ans, qui doit se cantonner à trouver un mari et aider sa mère. Les jeunes femmes ne voient pas l’intérêt  de l’engagement alors qu’il est essentiel pour bâtir une nouvelle société débarrassée de la domination patriarcale. Enfin, dans mon organisation UJDAN/PIT, lorsqu’on responsabilise une femme, on exige deux fois plus qu’un homme et nos capacités sont tout le temps remises en question.

 

jc : Comment est la situation politique au Sénégal ?

 

La situation va de mal en pire, il y a des problèmes qui décrédibilisent le super président Wade, comme par exemple les inondations. Des villes à la banlieue de Dakar sont complètement sous les eaux à la sortie de la période de pluie. Cela induit des problèmes sanitaires et de déplacements qui touchent prioritairement les enfants et les personnes âgées. Les pouvoirs publics se renvoient trop souvent la balle en s’exonérant de toute responsabilité comme le président Wade. Le népotisme est pratiqué  de manière accrue par Wade. La constitution et le redécoupage électorale ont été faits par lui pour assurer la victoire de son parti. EN 2012, la constitution dit qu’il n’a pas le droit de se représenter une nouvelle fois, mais un changement de règle n’est pas à écarter. La seconde option de M. Libéralisme serait de présenter son fils, mais celui-ci jouit d’une côte de popularité basse, même au sein de son propre parti.

 

jc : Dans quelle situation est la jeunesse dans le pays ?

 

La situation est très difficile comme le montre les révoltes de Kedangar, ou plus récemment celle de Velingara, avec plusieurs milliers de jeunes  qui se révoltent contre l’absence d’emplois, de services de santé, de logements…Ces manifestations dégénèrent souvent en action violente et les jeunes subissent toujours une répression sanglante (emprisonnement, torture, meurtre). Le chômage est aujourd’hui en hausse, le nombre de jeunes diplômés qui finissent sans emplois ou avec un emploi qui n’a rien à voir avec leurs diplômes augmente. La situation des femmes est aussi problématique car elles sont enfermées dans le schéma dominant qui veut que la femme soit au foyer.

 

jc : Qu’attends-tu du festival ?

 

L’objectif est de rentrer au Sénégal avec l’idée qu’il existe une réelle diversité des luttes et combats de par le monde. En échangeant on se rend compte qu’on partage l’essentiel c’est-à-dire la lutte contre l’impérialisme et pour un monde où le peuple et la jeunesse sont au centre des préoccupations.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:35

Nous partîmes à cinq au séminaire à 9h30, nous arrivâmes à trois à 14h, à 15h30 :  nous commencions. Avec nous, des Indiens, quelques Portugais, Suédois, Cubains, Colombiens et Allemands. Aritna Shattenjee (délégué indien) nous explique la situation dans son pays notamment la création du « housing project » dans l’Etat Est en 1987 puis dans l’Etat Nord. Pour autant celui-ci n’est pas suffisamment appliqué pour répondre aux besoins en logement. Les différentes organisations du pays se sont regroupées pour exiger  la réaction de l’Etat. Aujourd’hui, grâce à cette action, le nombre de logement est en très forte croissance. Le Portugal est ensuite intervenu pour parler de sa situation qui ressemble à celle de la France : nombreux impayés de loyers faute de moyens suffisants, discrimination dans l’accession au logement, Etat qui n’aide pas les jeunes, etc. L’entrée dans l’Union Européenne aurait empiré les choses : « seul le capitalisme a prospéré », nous ont-ils dit.  « C’est l’heure du socialisme » clame un indien qui finit son intervention sur ces mots : « Nous devons nous battre pour que tout le monde ait un logement ».

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:25

La nécessité de l’égalité entre homme et femme. Ce combat durement mené au sein du MJCF n’est pas chose acquise au sein de la FMJD.

 

En effet, malgré les difficultés de compréhension (dues à l’absence de traduction) l’intérêt que la délégation française a pour ce sujet est resté intact.

 

Après une introduction visant à exalter le rôle de la femme indépendante dans la société, les délégués espagnoles ont fait part de leur difficulté à imposer la parité entre homme et femme dans la société capitaliste.

 

Ils auraient donc une vision progressiste de la femme qui serait l’égal de l’homme.  Néanmoins atteindre cet objectif est une chose malheureusement impossible  dans le système capitaliste, selon eux, car celui-ci reproduirait les schémas patriarcaux en vigueur depuis des siècles. Cette vision n’est pas partagée par les Nord Coréens qui voient la femme comme ayant une place figée dans la société, elle serait celle qui éduque les enfants et soigne son mari-soldat. Bien entendu le MJCF conteste cette vision archaïque de la femme et lutte au contraire pour son émancipation, loin de tous les schémas dominants engendrés par la société patriarcale.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:22

Le soleil se lève sur l’Afrique du Sud et avec lui le démarrage du festival. Au programme : conférences, ateliers, et séminaires. Des droits des femmes à la persécution des organisations progressistes, beaucoup de thèmes sont proposés.

 

Une dizaine de milliers de jeunes et d’étudiants à accueillir, logés et nourris, il est évident que la tache est compliquée. Néanmoins, sous le thème des problématiques africaines les délégués du FMJE ont participé activement aux débats dès le début de l’après-midi ou aux réunions bilatéral avec l’Allemagne, la Turquie, ou encore le Viet Nam, …

La domination impérialiste de l’occident, le néocolonialisme, la dette des pays africains sont les enjeux de ce continent qui regorge de richesses spoliées par les capitalistes. C’est ainsi que le train politique du festival s’est mis sur ces rails.  Nombreuses sont les impressions positives, à nous d’être acteurs du débat contre l’Impérialisme, pour la paix et la transformation sociale.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:21

JC : Peux-tu te présenter ?

 

Je m’appelle Mohamed Djiré, j’ai 30 ans et je viens du Mali. Je suis le seul délégué présent pour mon pays. Je suis venu grâce à Cuba, car je fais actuellement des études de médecine là-bas pour devenir chirurgien-pédiatre. La délégation de Cuba compte 270 personnes dont 28 étrangers, dont je fais partie.

 

 

JC : Quels sont les objectifs que tu te fixes pour ce festival ?

 

Je suis venu ici pour apporter ma solidarité au peuple sahraoui, haïtien et palestinien, et plaider la cause des 5 cubains emprisonnés depuis 12 ans aux États-Unis. De plus, je suis ouvert à parler des conditions de vie à Cuba et répondre aux questions que se posent les délégués du monde entier sur ce pays socialiste, même celles qui peuvent fâcher. Je le dis d’autant plus tranquillement, que je ne suis pas membre « du PCC », mais que tous les jours je peux constater les apports de la révolution en terme de santé publique ou d’éducation par exemple.

 

 

JC : Peux-tu nous dire quelques mots sur la situation au Mali ?

 

Pour de nombreux pays africains et européens, le Mali est Le symbole de la démocratie en Afrique. Mais il faut savoir qu’il y règne quand même une instabilité politique, même si je dois avouer que le dernier gouvernement à améliorer un peu les conditions de vie. Mais pour moi, il n’existe pas de véritable démocratie, sans un véritable système d’éducation qui donne sa chance à tous. Une anecdote pour illustrer : le député de mon village ne sait ni lire, ni écrire. Crois-tu qu’il puisse véritablement représenter les intérêts du peuple dans ces conditions ?

Dans mon pays, 30 à 40% de la population souffre d’analphabétisme. C’est un véritable fléau comme celui du Sida pour l’Afrique du Sud. Le Mali compte une seule université, qui est surchargée. Les étudiants qui viennent parfois de loin ne trouvent pas de quoi se loger et repartent dans leur village.

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