Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:17

 

Depuis 1975, le peuple sahraoui se bat pour son indépendance. Occupant un territoire situé entre le Maroc et la Mauritanie, ce peuple vit depuis plus de trente ans l’implacable répression du gouvernement marocain. Des milliers d’individus ont été contraints à l’exil et vivent dans des camps de réfugiés en Algérie. D’autres sont emprisonnés ou tout simplement tués.

En réponse à la volonté d’un peuple de prendre son destin en main, la monarchie marocaine a construit un mur qui n’est pas sans rappeler celui de Berlin ou de Jérusalem. Le mutisme des institutions internationales et des Etats est meurtrier. Entre les casques bleus qui ne peuvent empêcher le massacre d’un camp sahraoui et la France qui use de son veto et bloque ainsi toute sanction contre le Maroc ; la situation va de mal en pis pour des milliers de personnes.

 

Malgré tout, la Résistance pacifique reste le credo de tout un peuple : les sahraoui construisent hôpitaux et écoles pour assurer soin et éducation à une population délaissée, des réseaux d’étudiants sahraouis font connaître la lutte à travers les frontières. Si le FMJE est l’occasion de dénoncer les crimes de l’impérialisme, le Sahara Occidental est tout simplement l’un des nombreux théâtres de ces crimes.

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:14

 

Après la crise du logement hier, c’est la crise des transports que subit la délégation française ! Les 5 heures d’attente pour le bus ont été égayées tantôt au son du « Viva la lucha del pueblo Sahraoui », tantôt par la guitare des Espagnols. Bien sûr, la partie de dés est devenue le must de la lutte contre l’ennui .

 

Enfin arrivées, toutes les délégations sont citées au micro : certaines très applaudies (Palestine, Cuba, etc.), d’autres moins (Israël, Maroc, etc.). Et c’est dans une belle bousculade, mais pas peu fière de chanter l’Internationale, que la délégation française défile en se pavanant dans le stade. Pour clore cette journée il faut évoquer les « Ooh » et « Aah » devant des avions aux loopings fous. Les seuls à avoir obtenu autant d’attention du public ne sont pas les discours successifs mais les danseuses aux performances époustouflantes.

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:08

« 10 minutes »bus-1-.jpg

 

une journée en Afrique du Sud tient à peu de choses…

 

A dix minutes près, on peut rater les bus du matin. A dix minutes près on peut aussi rater la livraison du diner (mais ça n’est pas arrivé!). Au final on passe beaucoup de temps à entendre: « dans dix minutes »… Le départ, l’arrivée, le début, la fin, tout est dans « dix minutes »… à quelques heures près.

 

Mais qu’importe la pluie, le vent, le soleil, les informations qui se contredisent les unes après les autres, et toutes ces minutes à attendre qui deviennent trop souvent des heures. Les choses se mettent en place. Les premières réunions de délégations, les premières discussions avec les délégués des autres pays, le premier grand rassemblement, ça y est: le Festival est lancé! (ouf!)

 

Si patience est mère de toutes les vertus, alors nous sommes fin près, remontés à bloc! Conférences, séminaires, ateliers, tournoi de foot, marathon, ils vont voir ce qu’ils vont voir: la délégation française est dans la place!

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:04

Benjamin-1-.jpgAG : Tu peux te présenter ?

Je suis des Jeunes Communistes du Pas-de-Calais. Je suis le seul de ma fédé, du fait du mandat et on a pour projet d’envoyer des copains à Cuba en juillet prochain. C’est un projet de solidarité concrète : construire ou rénover une école. Personnellement, je suis à la recherche d’un travail après avoir été télé-conseiller pour canal + et canal sat. Ma mission c’était d’expliquer à des clients furieux que tout était normal que tout allait bien. Ce festival c’est mon premier voyage avec la JC. D’ailleurs je ne connais pas encore grand monde même si là je commence à nouer des contacts.

AG : Qu’attends-tu du festival ?

Je veux en tirer un max d’infos pour pouvoir transmettre tout ça à ma fédération en rentrant. On a prévu une expo photo sur le voyage à l’occasion de nos vœux pour la nouvelle année. Et puis même si on est minoritaire en France, on est présent partout dans le monde et ça on le voit ici. Ca fait chaud au cœur de voir tant de gens qui se battent pour la même chose. C’est aussi l’occasion de resserrer les liens entre les JC de France d’abord et avec les organisations des autres pays. Enfin, chez moi j’essaie de faire bouger les choses comme avec les actions coup de poing qu’on a fait pendant le mouvement des retraites avec la CGT. On allait bloquer des dépôts ou La Poste par exemple. Ici je pourrais savoir ce que les autres font, on pourra s’en inspirer et faire bouger les choses plus vite.

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 10:01

L’Union des Etudiants Communistes participe au FMJE avec plusieurs objectifs.

 

De nombreuses luttes sont actuellement menées dans plusieurs pays contre la privatisation de l’enseignement supérieur et contre la situation sociale des étudiants qui continue de se dégrader. Partout les universités fabriquent, chaque jour d’avantage, des armées de travailleurs précaires et corvéables à merci. Il s’agit donc pour nous d’affirmer toute notre solidarité avec ces luttes (Sénégal, Italie, Irlande, Angleterre, etc.).

 

De plus, les pays les plus riches au monde organisent en avril-mai 2011 à Dijon et Besançon le G8 des universités pour faire le point sur l’avancement de la privatisation de leur système d’enseignement supérieur. Le thème de ces réunions sera le lien entre université et entreprise !

 

L’UEC a pour projet de monter un contre-sommet international. C’est pourquoi le festival est une occasion de proposer à nos partenaires européens de participer  à cette initiative.

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 09:58

Et voilà. Après une après-midi de formation, une nuit dans l’avion et une journée entre accréditation, change d’argent, course aux cigarettes puis aux hébergements : la délégation française au Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants est installée à Pretoria.


Déjà les premières rencontres, les premiers chants, les premiers échanges fraternels… Cela laisse augurer de l’ambiance de ce 17e festival qui s’ouvrira dès aujourd’hui avec la cérémonie d’inauguration.
Avant Garde se mettra en quatre pendant les 9 prochains jours pour faire vivre le meilleur de ce festival aux délégués comme à tous les jeunes restés en France.
Au programme. Vous trouverez à la fois des articles sur les moments politiques, culturels et sportifs mais aussi des témoignages de jeunes parmi les quelques 18 000 attendus ici. Ce sera aussi l’occasion de faire plus ample connaissance avec les délégués français.pretoria-1-.jpg

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 09:54

Ibrahima Eladji Queye est un ancien dirigeant de l’UJDAN, il est membre de la direction du PIT et de la centrale syndicale SUDES, il à été Candidat pour la mairie du Grand Yoff à Dakar lors des aux dernières élections municipales de Dakar, il participe en ce moment-même au Festival Mondial de la Jeunesse et des Etudiants pour le Sénégal.

 

jc : Peux-tu, en quelques mots, nous parler de la situation politique au Sénégal et de la situation de la jeunesse en particulier ?

 

Ibrahima Eladji Queye : La situation politique au Sénégal n’a pas beaucoup évolué depuis 5 ans. Entre les revendications de l’opposition pour un fichier électoral viable parce que consensuel, les nominations à des postes stratégiques dans le processus électoral d’individus contestés par la plupart des partis car soupçonnés d’avoir été les principaux instigateurs du hold up électoral de 2007 et les scandales financiers qui impliquent des gens du pouvoir être inquiétés. Voilà à quoi se résume la vie politique du Sénégal. La jeunesse est évidement la frange de la population qui est la plus affectée par cette situation de non gouvernance dans laquelle Wade [Président actuel du Sénégal] et sa famille ont fini de plonger le pays. Avec une université qui fait 10 fois sa capacité initiale, l’insuffisance d’enseignants, de nouveaux bacheliers non orientés pour défaute de places : le désespoir est le sentiment le plus partagé chez les jeunes. Il faut ajouter à cela l’absence totale d’une politique cohérente de formation et d’emploi.

 

jc : Le festival regroupe près de 75 organisations progressistes du monde entier, penses-tu que ce type d’initiative est efficace?

 

IEQ : A l’entame le festival était un cadre exceptionnel d’échange entre jeunes progressistes du monde afin de chercher à définir les voies pour construire un monde meilleur parce que juste. L’existence alors d’Etats idéologiquement adossés sur des valeurs paix, de progrès et de justice sociale était, c’est vrai d’un apport considérable en terme de soutien logistique surtout pour une participation massive des jeunes au mouvement festivalier. Les liens tissés entre les jeunes venus des différentes régions du monde permettaient aussi l’existence de réseaux de solidarité bien organisés partout à travers le monde pour, à coté des opprimés, se battre pour l’émancipation des peuples. Aujourd’hui la réalités est tout autre et les rencontres sont vidées de leur sens du fait justement d’une représentation plus déséquilibrée des différentes régions du monde et surtout d’ une organisation assez tatillonne qui influe négativement sur la qualité des activités donc des attentes en terme de mise en place ou de consolidation de réseaux pour les combats devenus toujours actuels .

 

jc : Le thème majeur du festival tournera autour des indépendances africaines, quel bilan fais-tu de ces dernières ?

 

IEQ : De quelle indépendance s’agit-il ? De celle négociée par « les pères » qui devait juste se substituer au chef blanc en échange d’une impunité face aux exactions commises sur les véritables combattants pour la liberté des peuples et le libre choix de leur mode d’administration (KAWAME KRUMA, PATRICE LUMUMBA et tant d’autres) ? Car c’est la seule forme de « dépendance » que l’Afrique a connue. Dans les domaines économiques et sociales, l’Afrique est encore de loin tributaire des humeurs du capital occidental qui a désormais comme priorité aujourd’hui ses propres remous avec l’essoufflement du capital.

 

jc : Le terme « pour une transformation sociale » apparaît dans le slogan politique du festival, ce qui est une première, en cette période de crise du capitalisme, qu’est-ce que cela t’évoque?

 

IEQ : C’est un slogan prometteur parce que reflétant une urgence. Sans de profondes transformations sociales, le monde actuel risque de s’effondrer du fait des disparités de plus en plus marquée entre le nord et le sud du fait de l’absence d’un commerce international équitable, et des effets de la recherche effrénée du profit sur notre environnement. Le fossé se creuse entre les ultras riches tirant les ficelles d’un capital bunkeurisé et les pauvres dont le nombre ne cesse de croitre dans toutes les régions du monde.

 

jc : La Palestine sera également au cœur des discussions, qu’est-ce que cette cause représente pour des organisations comme l’UJDAN et le PIT?

 

IEQ : Les départements internationaux de l’UJDAN et du PIT ont toujours suivi la situation en Palestine. Nous avons d’ailleurs été les premiers à avoir transporté jusque chez les simples citoyens la cause palestinienne et la nécessité d’une mobilisation nationale et internationale et cela depuis le début des années 80.Aujourd’hui, plus que jamais, nous considérons que la mobilisation ne doit pas faiblir. La pression internationale doit continuer à s’exercer sur ISRAEL et les ETATS UNIS pour que le peuple Palestinien accède enfin à la souveraineté internationale.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog du MJCF du Pas-de-Calais
  • Contact

Rechercher