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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 17:42

La justice française a renvoyé jeudi au 11 avril une décision attendue dans la délicate procédure judiciaire sur la demande de libération conditionnelle du Libanais Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné depuis 28 ans en France.

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La chambre d'application des peines (cour d'appel) devait se prononcer jeudi sur un appel du parquet, qui n'est pas d'accord avec le choix du tribunal d'application des peines (TAP) de Paris de reporter l'examen de cette demande de libération conditionnelle dans l'attente d'un hypothétique arrêté d'expulsion signé par le ministère de l'Intérieur.
Mais son délibéré a été prorogé au 11 avril, a-t-on indiqué de source judiciaire.

Le parquet considère que compte tenu de l'absence de cet arrêté d'expulsion, le TAP aurait dû déclarer la demande de libération conditionnelle irrecevable.
Or le TAP a déjà reporté à deux reprises l'examen de la demande de libération, en novembre puis en janvier, comme s'il voulait laisser la possibilité au ministère de l'Intérieur de prendre cet arrêté indispensable à la sortie de prison de M. Abdallah.

Mercredi soir, des affrontements ont éclaté devant la résidence de l'ambassadeur de France à Beyrouth entre forces de sécurité et des partisans de l'ancien activiste libanais détenu en France, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Selon l'ANI, les échauffourées ont éclaté lorsque les manifestants ont tenté de dépasser les barricades devant la résidence de l'ambassadeur. Aucune personne n'a été transféré à l'hôpital, a précisé l'agence libanaise, alors que plusieurs médias libanais ont fait état de blessés parmi les manifestants. 
Le collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah a maintes fois dénoncé le retard et la procrastination de la justice française dans ce dossier.

Dans leur première décision d'ajournement, le 21 novembre 2012, les juges français avaient émis un avis positif sur cette demande de remise en liberté à laquelle le parquet est opposé.
Si la cour d'appel venait à considérer que le TAP n'aurait pas dû ajourner sa décision, elle devrait nécessairement statuer elle-même sur le fond de la demande de libération conditionnelle et, logiquement, la rejeter, en l'absence d'arrêté d'expulsion.

L'ancien chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), arrêté en 1984 puis condamné à perpétuité pour complicité dans les assassinats de deux diplomates, un Américain et un Israélien, en est à sa huitième demande de libération conditionnelle.

Si en revanche la cour d'appel confirmait la décision d'ajournement, le TAP aurait la possibilité de fixer une nouvelle date d'examen de la demande de libération conditionnelle. Il risquerait alors de buter une nouvelle fois sur l'absence d'arrêté d'expulsion...

Les soutiens de l'ancien militant, âgé de 61 ans et détenu à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), l'estiment "séquestré par l'État français sur pressions états-uniennes". Le département d'Etat ainsi que des élus de toutes tendances du Congrès américain avaient réitéré mi-janvier leur opposition à une sortie de prison.

 

www.lorientlejour.com

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 17:30

 

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Michelle Demessine écrit à Monsieur Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, pour qu’il signe les documents permettant à Georges Ibrahim Abdallah de retrouver le Liban.


  Monsieur le Ministre,
Le 10 janvier 2013, la justice a accepté la neuvième demande de mise en liberté de Monsieur Georges Ibrahim Abdallah, assortie d’une expulsion vers le Liban.
Membre du Front populaire de libération de la Palestine durant les années de guerre au Liban, c’est, après 29 années d’emprisonnement, l’un des plus anciens détenus de notre pays alors qu’il est libérable depuis près de 14 ans.
A ce jour, il ne manque que votre signature pour rendre la liberté́ à cet homme.
Au nom des règles élémentaires de la justice et du respect de l’Etat de droit, je vous prie donc, Monsieur le Ministre, de bien vouloir signer les documents lui permettant de retrouver sa liberté.
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération.

Michelle Demessine,
Sénatrice PCF du Nord

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 17:13

Le Collectif du bassin Minier et les jeunes communistes dénoncent le maintien en détention de Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier politique en France, malgré la décision de Justice favorable a la Libération réitérée le 10 janvier 2013.

 

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5 groupes de la région seront présent à la demande du collectif du peuple des corons pour exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah.


Hk
Piece Of Salam
Les spéculos
Mister Aya
La Jonction

 
5 euros de participation, pour continuer la lutte pour la libération de Georges, mais aussi contre l'impérialisme.

 

Renseignements et réservation : liberezgeorgesibrahimabdal lah@gmail.com

 

 

 


  évènement facebook  :link

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 10:40

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Il incarne « le mouvement populaire, ouvrier, qui se libère. Ici, il a toute sa place » ! A l’heure de l’inauguration du Louvre à Lens, le 4 décembre 2012, c’est en ces termes que François Hollande commente la présence dans le musée du tableau « La Liberté guidant le Peuple » inspiré de la Révolution avortée de 1830.

 

Comme une offrande (sic !) faite à la corporation minière pour la remercier de sa contribution à l’essor de la Nation ! A l’heure du démantèlement du Régime minier de Sécurité sociale, l’un des acquis de la Libération, ou du mépris affiché à l’endroit des justes revendications de réhabilitation exprimées par les mineurs-

grévistes de l’automne 1948, cette approche ne manque décidément pas d’air.

 

Cependant, « le mouvement populaire qui se libère », les armes à la main, de la tyrannie impérialiste et sioniste, des bourreaux de la Palestine et du Liban, Georges Ibrahim Abdallah l’incarne à la charnière des années 1970-1980.

Aussi, le comité « Bassin minier » pour sa libération a-t-il décidé de l’organisation d’un sit-in devant la toile d’Eugène Delacroix à la veille d’une énième audience visant à empêcher le retour vers son Liban natal du plus ancien prisonnier politique de l’Hexagone. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre d’une Journée internationale

de mobilisation.

 

Il est 17h quand, auprès du Peuple des Corons, prennent place des militants de Solidarité Georges de Lille, du PCF, de la Jeunesse communiste, du PRCF, du NPA ou encore des syndicalistes CGT du Bruaysis, du Liévinois et de l’Arrageois. Des affiches se déploient au nez et à la barbe des forces de police et de sécurité visiblement à cran. Dans un silence de cathédrale, une courte mais intense intervention transforme le musée en formidable caisse de résonance autour de l’exigence de la libération du résistant communiste. En octobre dernier, il entamait sa 29e année de détention, à Lannemezan dans les Pyrénées.

 

Fils ou petits-fils de Gueules noires sacrifiées par les Houillères sur l’autel de la rentabilité, habitants d’un Bassin minier rendu exsangue par trente années de désindustrialisation à marche forcée dans le cadre d’une construction européenne au service de la seule bourgeoisie, militants solidaires en provenance de la Flandre voisine, tous font honneur à ce Pays noir, terre de brassage pétrie de valeurs internationalistes.

 

Quel plus bel hommage pouvait-on rendre à la corporation minière aux avant- postes dans la lutte contre le nazisme sous l’occupation ou victime du « terrorisme d’Etat » lors des grèves de 1948 ? Un « terrorisme d’Etat » aux délétères accents sionistes, qui fait aujourd’hui des centaines de victimes de Gaza à Ramallah...

 

Le Peuple des Corons a répondu aux attentes de François Hollande et de la social-démocratie du cru qui l’invitaient à se « saisir » du Louvre-Lens. Puisse le chef de l’... Etat français satisfaire désormais à ses aspirations en faisant appliquer la décision de Justice favorable à la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

La tragi-comédie n’a que trop duré...

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 21:07

773724_10200288093995044_67435140_o.jpgEn décembre dernier, le tribunal d’application des peines avait, en appel, conditionné la libération du militant communiste libanais de la cause palestinienne Georges Ibrahim Abdallah à son expulsion vers le Liban au 14 janvier. Or, à cette date-butoir, Manuel Valls n’avait toujours pas signé d’arrêté d’expulsion. Aussi, la Justice avait-elle accordé un délai supplémentaire de deux semaines au ministre de l’Intérieur pour s’exécuter. L’audience devait donc se dérouler ce lundi 28 janvier et Georges Ibrahim Abdallah aurait pu être libéré ce même jour. Il n’en a rien été ; Jacques Vergès, son avocat, apprenant dans son taxi sur la route du Palais de Justice de Paris que le Parquet avait contesté la légitimité de cet ajournement ! Un appel suspensif caractéristique de l’acharnement d’un Etat français toujours sous influence des Etats-Unis, comme le déplore Jacques Vergès.

 

C’est le 28 février que la cour d’appel se prononcera sur la requête du Parquet. « Tant que la décision finale n’est pas négative, il faut poursuivre la lutte, continuer nos amicales pressions à l’encontre des parlementaires socialistes », commente Christian Champiré. Et le maire PCF de Grenay, ville dont Georges Ibrahim Abdallah est « citoyen d’honneur », de rappeler que « François Hollande est un Mitterrandien, il a besoin de temps.  La situation est compliquée, les pressions américaines sont fortes, or en ce moment, la France a besoin du soutien des Etats-Unis au Mali. Le point positif, c’est que des élections législatives se profilent au Liban où cette affaire fait pas mal de ramdam. L’Etat français sera de plus en plus sollicité ; chaque camp souhaitant s’approprier la libération d’Abdallah ». Une banderole exigeant la libération du plus ancien prisonnier politique de l’Hexagone, détenu depuis 28 ans, flotte désormais sur le fronton de l’hôtel de ville de Grenay.

Jacques KMIECIAK

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 17:21

2013-02-02-10.30.28.jpgA Bruay-la-Buissière, Barlin, Calonne-Ricouart, Grenay ou Avion...
Dans un Bassin minier du Pas-de-Calais pétri de culture internationaliste et rouge du sang de ses martyrs de la Seconde Guerre mondiale, qui ont pour noms Charles Debarge, Eusebio Ferrari ou Vasil Poryk, la mobilisation pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah se poursuit. De façon diffuse, implacable, rassembleuse et déterminée...

Cette semaine à l’heure où les socialistes célébraient, en conseil municipal, la libération de l’énigmatique Florence Cassez, Jean-Louis Boulet (élu apparenté Europe Ecologie Les Verts) et Jean-Paul Courchelle (élu PCF) sont intervenus dans leur commune respective de Bruay-la-Buissière et Barlin (Pas-de-Calais) pour dénoncer le sort inique réservé à Georges Ibrahim Abdallah. Au même moment, c’était au tour de la municipalité communiste de Calonne-Ricouart, emboîtant le pas à celle de Grenay, de déployer une banderole sur le fronton de l’hôtel de ville exigeant la libération du militant anti-impérialiste. André Delcourt et Christian Champiré, les maires de ces deux communes du Bassin minier, continuent pour leur part leurs « amicales » pressions sur les parlementaires socialistes qui les tiennent régulièrement au courant de leurs interventions auprès des cabinets ministériels de la Justice ou de l’Intérieur.
A Avion, à la conférence fédérale du PCF
Ce week-end à Avion, près de Lens, le collectif « Bassin minier » pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah était invité à animer un stand à la conférence fédérale du PCF du Pas-de-Calais, avec à la clé une intervention en tribune d’une dizaine de minutes, acclamée par les 250 délégués présents. L’occasion aussi de diffuser, avec le soutien d’une Jeunesse communiste plus déterminée que jamais, un « livre d’or » de solidarité paraphé par moult congressistes dont Hervé Poly, le secrétaire fédéral. Ces expressions de solidarité internationaliste seront envoyées au plus ancien prisonnier politique de l’Hexagone. Ce samedi 2 février en soirée, c’était aussi au tour de Guillaume Sayon (PCF Avion) d’exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah au cours d’un conseil municipal extraordinaire au terme duquel Marwan Barghouti, le résistant palestinien du Fatah, devait être élevé au rang de citoyen d’honneur de l’ex-ville minière.

 

Intervention de Guillaume Sayon (élu jeune communiste) au conseil municipal extraordinaire pour faire de Marwan Barghouti, citoyen d’honneur de la ville d’Avion

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 20:06
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Cher«e»s Camarades,

[...] . J’aborde dans cette lettre la première partie de vos questions à savoir ma situation et plus généralement celle des prisonniers révolutionnaires dans ce pays… et ce que l’on entend par aménagement des peines quand il s’agit de ces derniers…

Condamné à perpétuité dont quinze années de sûreté, je suis, légalement, libérable à partir de la fin de ma quinzième année de captivité, à savoir depuis octobre 1999. En fait, Passées les années de sûreté, la libération d’un militant révolutionnaire condamné à perpétuité devient de facto une mesure administrative plutôt que judicaire. Bien entendu cette mesure administrative à la discrétion du gouvernement, se présente toujours sous une forme judiciaire très particulière. Il y a toujours un juge, un tribunal et toute une cérémonie qui laisse paraître en fin de compte, une décision judiciaire, après débat contradictoire, plaidoiries des avocats et délibération etc.… Il n’en demeure pas moins, tout ce cérémonial est plutôt fictif ; il est bien cadré et centralisé aujourd’hui à Paris sous la direction d’un magistrat qui est le président du tribunal de l’application des peines de Paris compétent en matière de « terrorisme ».

Il faut savoir que la situation n’a pas toujours été ainsi. Bien que l’on soit jugé en France, à partir de l’année 1986, par une cour d’assises spéciale[1] composée uniquement des magistrats professionnels (elle ne comporte pas de jury), Les dossiers des prisonniers politiques (dits terroristes) n’étaient ni centralisés à Paris ni gérés par un seul juge de l’application des peines ; ainsi le 19 novembre 2003, la juridiction régionale de libération conditionnelle de la Cour d’Appel de Pau m’a accordé la libération conditionnelle. Cependant sur appel du parquet (à savoir du gouvernement) la juridiction nationale de la libération conditionnelle a infirmé cette décision le 16 janvier 2004. La juridiction nationale s’est alignée sur les arguments du parquet (à lire : du gouvernement) qui reprochait aux juges de la juridiction régionale de n’avoir « voulu tenir aucun compte de l’impact susceptible d’être provoqué en France, aux États-Unis et en Israël par la libération de ce condamné et ce alors même que la situation au Proche-Orient est particulièrement tendue ». C’est justement pour éviter qu’un magistrat de province se prenant au sérieux, ne vienne traiter ces dossiers sans tenir compte des enjeux politiques et autres considérations gouvernementales, ils ont légiféré de sorte qu’aujourd’hui tous ces dossiers soient traités à Paris et gérés par un seul magistrat. Ce dernier fait office de juge de l’application des peines et de président du tribunal de l’application de peines. Tout naturellement il suit scrupuleusement les mesures décidées en haut lieu. D’ailleurs, c’est pourquoi on a centralisé tous ces dossiers à Paris sous la responsabilité de ce magistrat nommé à cet effet.

Tout au long de sa détention, le prisonnier politique fait l’objet d’un traitement d’exception visant à priori la criminalisation de tout ce qui a trait à la lutte. Des scélérates lois au service de la répression et la contre-révolution préventive poussent sans cesse comme des champignons en fonction de l’évolution de la crise et de l’activité de l’antagoniste révolutionnaire; tout naturellement, rien ne s’oppose à l’application rétroactive de ces lois, particulièrement quand il s’agit des prisonniers politiques qui refusent de se soumettre. Bien entendu Camarades, il faut garder présent à l’esprit que L’individualisation et la criminalisation vont toujours ensemble du début à la fin de la détention… Afin de présenter et traiter le prisonnier politique comme un criminel, il faut d’abord en finir avec son identité politique, et à cet effet la justice bourgeoise ne se limite pas à lui nier toute identité collective, il lui faudrait absolument que le prisonnier politique lui-même, participe à cette négation et par conséquent à la destruction de la mémoire politique collective. Il faut substituer au prisonnier politique (protagoniste révolutionnaire résistant) le docile criminel repentant. Ce n’est que dans ce cheminement de substitution que l’on peut situer les démarches exigées pour une libération conditionnelle.[2] Ainsi la bourgeoisie peut-elle claironner à longueur des journées « En démocratie il ne peut y avoir des prisonniers politiques, et il n’y en a pas ; il y a des dangereux criminels terroristes…» « En démocratie on n’emprisonne pas les militants pour des convictions politiques…on neutralise les activistes terroristes ces criminels irréductibles.». Il faut absolument que le prisonnier politique participe à la négation de son identité et à dépolitiser ses actions passées afin de les criminaliser… Tout naturellement tant que le prisonnier politique n’avalise pas, in fine, le processus de substitution susmentionné on lui refuse la libération conditionnelle. On lui rappelle « … qu’il n’a pas encore renié ses convictions politiques et que son engagement demeure intact… » « …Il continue de revendiquer les actions incriminées comme étant des actes de guerre et de résistance… » Et par conséquent «…la force de ses convictions et de son engagement peuvent, si le contexte politique s’y prêtait, le conduire à se comporter à nouveau en activiste résolu et implacable… » Et dans la situation actuelle où le rapport des forces entre l’antagoniste révolutionnaire et la contre-révolution est ce qu’il est, il ne peut s’attendre qu’à une décision défavorable à la demande de libération conditionnelle…

Dans un message adressé aux camarades lors d’une initiative solidaire devant la centrale de Lannemezan en 2006 nous disons J.M. Rouillan et moi :
« Pour espérer une libération, […] Le prisonnier doit s’individualiser jusqu’au bout en dénigrant son action passée et celle de ces anciens camarades…
[…] des années après, ce n’est plus à nos organisations combattantes qu’ils en veulent, elles n’existent plus, mais à notre mémoire collective et par delà à une partie du patrimoine de la gauche révolutionnaire internationaliste. L’objectif est d’anéantir l’expérimentation combattante qui, durant plus de deux décennies, s’est développée dans la zone européenne et moyen-orientale… »

Ainsi Camarades, la justice impérialiste de ce pays a-t-elle rejeté toutes mes précédentes demandes de libération conditionnelle tout en brandissant à dessein l’étiquette du terrorisme fourre-tout, comme raccourci convenable facile à stigmatiser.[3] Il faut dire qu’à ce niveau il n’y a pas de limites dans la bassesse du moment où le rapport des forces nous est momentanément défavorable. C’est justement, ce rapport de force qui a permis jusqu’à maintenant, le rejet de toutes ces demandes de libération conditionnelle ; il tend surtout à rendre évident le constat suivant : Tant que le prisonnier révolutionnaire n’a pas renié ses convictions et continue à présenter une quelconque combattivité on lui refuse en principe une libération conditionnelle, tout particulièrement si les mesures susceptibles d’être mises en œuvre pour le surveiller et le contraindre le cas échéant ne sont pas réunies et assurées là où il devrait vivre et travailler (à savoir, s’il s’agit d’un militant étranger dont la libération conditionnelle est toujours sous réserve de l’exécution d’une mesure d’expulsion vers son pays).

Camarades, Il faut savoir que juste au moment où la justice bourgeoise dénie toute identité politique au prisonnier révolutionnaire elle cherche par tous les moyens à empêcher et à criminaliser toute analyse critique du parcours de la lutte de ce dernier. Il lui faut absolument détruire tout ce qui a trait à la mémoire collective de la lutte révolutionnaire. Il lui faut absolument détruire toute connexion entre la mémoire collective de l’expérimentation combattante de la gauche révolutionnaire internationaliste et la dynamique globale de l’affrontement anticapitaliste, anti-impérialiste de nos jours.
Pour la petite histoire Camarades, il était en semi-liberté depuis presque onze mois,( il lui restait à peine un mois pour terminer cette période de semi-liberté...) Il a suffi qu’il réponde à un journaliste lui rappelant : « […] on m’a interdit de parler de mon passé autrement qu’en le dénigrant…] Cette « malheureuse » petite phrase lui a coûté (Jean Marc Rouillan) un an de prison… et oui Camarades, l’identité politique et la mémoire des luttes sont intimement liées et la justice bourgeoise ne peut tolérer ni l’une ni l’autre. Il lui faut en détruire jusque la moindre trace. C’est pourquoi justement tant que le camarade prisonnier se comporte en tant que militant révolutionnaire en captivité la justice bourgeoise lui dénie tout aménagement des peines. Ce traitement se perpétue aussi longtemps que le prisonniers refuse de se soumettre au rôle que les gouvernants cherchent à lui faire jouer : un pantin au service de la contre-propagande! Bien entendu, c’est toujours dans la mesure où le rapport de force lui est momentanément défavorable et tant que la mobilisation pour sa libération ne vienne pas favoriser la dynamique globale de la lutte en cours. C’est justement à partir du moment où les diverses initiatives solidaires commencent à fleurir en s’affirmant d’emblée sur le terrain de la lutte anticapitaliste, toutes les mesures de répression et d’anéantissement préconisées durant des années contre les prisonniers révolutionnaires s’avèrent dorénavant inefficaces et complètement inappropriées. En fonction de cette nouvelle donne, les agents de la justice bourgeoise (juges, et autres services auxiliaires de la répression…) se rendent compte que l’enfermement indéfiniment ainsi que toutes les mesures d’anéantissement dont font l’objet, les prisonniers révolutionnaires depuis tant d’années, deviennent de plus en plus contreproductifs. C’est à ce moment là qu’ils optent pour la mise en œuvre des mesures d’aménagement des peines qui aboutissent à la libération légale « dite conditionnelle » des camarades prisonniers…


Je m’arrête [...]

Mes salutations révolutionnaires à vous tous.

Ensemble camarades et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons…
Votre Camarade Georges.



[1] Pour me passer devant cette cour d’assises ils ont dû avoir recours à l’application rétroactive de la loi. Ma condamnation à perpétuité fut le 1er jugement prononcé par cette cour d’assises spéciale depuis sa création en 1986.)
[2] Comme vous voyez camarades, la question de l’attitude à prendre vis-à-vis de la justice bourgeoise et les positions politiques à défendre ne se limitent pas seulement, loin de là, aux seuls moments du procès au tribunal, elles se déploient et se précisent tout au long du processus de résistance des prisonnier«e»s révolutionnaires. Bien entendu comme cette dernière (la résistance des prisonnier«e»s révolutionnaires) elles s’inscrivent d’emblée dans la dynamique globale de la lutte anticapitaliste, anti-impérialiste…on développe ce point camarades dans la deuxième partie quand on aborde « sur quel base les prisonnier«e»s révolutionnaires se défendent-ils devant les tribunaux de la bourgeoisie}.
[3] Lors de mon arrestation et ma comparution devant la cour d’assises « le terrorisme » ne figurait pas encore en tant que crime dans le code pénale de ce pays…

Georges Abdallah - Georges Ibrahim Abdallah - جورج ابراهيم عبدالله
 
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 09:32

Devant l’obstination de l’Etat français à maintenir Georges Ibrahim Abdallah en prison, Solidarité Georges Lille et le comité « Libérez-les ! » (59 – 62) appellent à une manifestation ce dimanche 27 janvier à Lille (1).

 

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Georges Ibrahim Abdallah, 61 ans, se verrait-il appliquer une peine de mort déguisée, lente ? Condamné en 1987 à la prison à perpétuité pour complicité, jamais démontré d’ailleurs, dans l’assassinat en France d’agents de la CIA et du Mossad en 1982, ce militant communiste libanais de la cause palestinienne entamait, en octobre dernier, sa 28e année d’emprisonnement à Lannemezan dans les Pyrénées. Ce jeudi 10 janvier, statuant en appel, le tribunal d’application des peines de Paris avait enfin décidé de sa libération assortie toutefois d’une expulsion du territoire au 14 janvier. Or à cette date le ministère de l’Intérieur n’avait pas daigné signer le fameux décret l’autorisant à gagner le Liban. A la grande stupéfaction de ses soutiens nombreux dans le Nord-Pas-de-Calais.

 

Pressions américaines !


André Delcourt avait été le premier, l’hiver dernier, à l’élever au rang de citoyen d’honneur. Le maire communiste de Calonne-Ricouart a aussitôt exprimé son « étonnement. Ça fait 14 ans que ça dure. Il est libérable depuis 1999 ». « Comment pouvait-on imaginer que Manuel Valls qui n’hésite pas à renvoyer manu-militari dans leur pays des sans-papiers, puisse retenir en otage en France un militant anti-impérialiste ? » s’interroge pour sa part le collectif « Bassin minier » pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Pour Jacques Vergès, son avocat, ce sont bien les pressions des Etats-Unis sur le gouvernement français, qui retarderaient sa libération. Même son de cloche du côté de Christian Champiré, le maire PCF de Grenay, ville dont Abdallah est aussi citoyen d’honneur. Et l’élu d’imaginer que « la situation internationale a peut-être interféré sur la décision de le libérer. Dans le cadre de son intervention au Mali, la France a sollicité ce week-end le soutien des Etats-Unis. Cela a peut-être pesé dans la balance ».

 

Décision le 28 janvier ?


Pour le député communiste Jean-Jacques Candelier, « rien ne justifie aux yeux de la loi le prolongement de l’enfermement de Georges Ibrahim Abdallah au comportement irréprochable ». Député-maire PS de Lens, Guy Delcourt a promis, ce mercredi, d’interpeller Manuel Valls. Le tribunal a accordé à ce dernier jusqu’au 28 janvier pour prendre un arrêté d’expulsion. Dans le cas contraire, Georges Ibrahim Abdallah restera en prison ! A vie ? Fidèle à lui-même, André Delcourt a invité le ministre de l’Intérieur à Calonne-Ricouart à débattre de l’obstination de l’Etat français à se conduire comme « la putain de l’Amérique », selon l’expression de Jacques Vergès. Il se murmure en effet que le Parquet pourrait se pourvoir en cassation en cas de décision favorable...

 

 

gugul-html-m65ed1c20Jacques KMIECIAK

  1. Rendez-vous est donné au métro Wazemmes à 10h 30.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 20:01

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A Calonne la... Rouge
Le maire provoque Manuel Valls en duel !
« Abdallah doit être libéré ! »

 


En juin 2012, André Delcourt recevait Jacques Vergès à Calonne-Ricouart
Stupéfait par la décision de Manuel Valls de ne pas signer au 14 janvier le décret autorisant l’expulsion de Georges Ibrahim Abdallah au Liban, le maire et conseiller général communiste André Delcourt invite le ministre de l’Intérieur dans sa bonne ville du Bassin minier du Pas-de-Calais à participer, avant la date-butoir du 28 janvier, à un « débat public et contradictoire. On verra s’il aura le courage de ses actes. Je n’ai jamais aimé les jeunes loups aux dents longues et Manuel Valls en est un ». Au coeur d’un Bassin minier pétri d’internationalisme prolétarien, l’élu communiste, le premier à avoir fait de Georges Ibrahim Abdallah un « citoyen d’honneur », s’apprête aussi à déployer sur le fronton de l’hôtel de ville, une banderole exigeant sa libération. Il se dit enfin prêt avec la section locale du PCF et ceint de son écharpe tricolore à participer aux initiatives que ne manqueront pas de prendre le comité « Libérez-les ! » (59 – 62) ou le collectif « Bassin minier » pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah afin de mettre un terme au « scandale mondial » que constitue l’incarcération du militant communiste libanais, selon l’expression de Jacques Vergès, son avocat.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 19:41
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Pour dire au ministre de l’Intérieur Manuel Valls : « Maintenant, ça suffit ! »
Le Collectif "Bassin minier" pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah organise un rassemblement ce :
Mercredi 23 janvier à 10h
Commissariat de police 137, rue du Commandant Lherminier
(à proximité de l’hôtel de ville) Bruay-la-Buissière
Georges Ibrahim Abdallah, maintenant le temps de la colère, de la résistance, de la solidarité visible !
Avec le soutien de : - Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62), sections PCF de Calonne-Ricouart, Grenay, Bruay-la-Buissière, « Solidarité Georges Lille », Jeunesse communiste du Pas-de-Calais - André Delcourt (maire PCF de Calonne-Ricouart, conseiller général), Jacques Taillieu (secrétaire général de l’UL CGT du Bruaysis), Lisette Sudic (conseillère municipale à Bruay-la-Buissière Europe Ecologie les Verts), Georgette Tournel (trésorière de l’Alliance Rouge et Noire)
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