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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 09:56

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Les impressions de voyage de Simon Poudroux !

Secrétaire départemental de la Jeunesse Communiste du Pas-de-Calais, Simon Poudroux s’est rendu au Proche-Orient cet été. Il faisait partie d’une délégation nationale de neuf cadres du Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF). A la veille du départ , cet Avionnais de 23 ans se déclarait ravi à l’idée de pouvoir se rendre compte « de mes propres yeux ce qui se passe en Palestine et en Israël, comment la situation est vécue des deux côtés ». Il appréhendait cependant la « réaction de nos camarades de la Jeunesse communiste d’Israël affiliée comme nous à la Fédération mondiale de la Jeunesse démocratique (FMJD). Je craignais d’aborder avec eux la question du droit du peuple palestinien à décider de son propre destin. A ma grande satisfaction, leur réponse a été claire. La JC israélienne est pour la liberté du peuple palestinien, la Paix et la cohabitation dans le cadre d’un seul Etat laïque. Un Juif israélien m’a même dit qu’il se considérait comme un... Palestinien d’origine juive qui vit en Israël ». Jérusalem, Bethléem,  Tel Aviv, Jaffa... Quinze jours durant, Simon Poudroux a sillonné la « Terre sainte » des croyants jusqu’à Hébron, « la ville de Cisjordanie où les tensions sont les plus perceptibles », avec ces 30.000 Palestiniens confrontés « à l’agressivité de quelques centaines colons juifs protégés par 4.000 soldats. Ce sont des extrémistes qui vivent dans la peur. A chacun de leur déplacement, ils sont accompagnés par des militaires. Comment peut-on faire le choix de telles conditions de vie ? ».

 

« Ces fanatiques font pression sur les habitants pour qu’ils quittent leur maison, empêchent les paysans d’accéder à leur oliveraie, s’en prennent physiquement à la population », s’insurge Simon. Le militant se dit surtout « touché » par le sort réservé aux enfants palestiniens des colonies « obligés pour jouer de sa réfugier  dans des endroits exigus à l’abri  des  jets de pierre dont ils sont la cible, parfois  sous le regard amusé des soldats israéliens ». Des moments politiques moins tendus, heureusement Simon en a vécu aussi de nombreux, au gré de ses entretiens avec les jeunes du Parti du Peuple palestinien, « le soir avec les familles chez qui nous étions logés gratuitement » ou au hasard « des rencontres dans la rue, sur les marchés » à l’heure du shopping. Des expériences              « humainement riches », se félicite le jeune homme plus déterminé que jamais à témoigner de la combativité du peuple palestinien. « Je n’accepterais plus jamais que l’on traite de terroristes les combattants palestiniens. Pendant la Seconde Guerre mondiale en France, les FTP qui luttaient contre l’occupation allemande étaient-ils des terroristes ? » feint-il de s’interroger plus déterminé que jamais  à faire « à faire bouger les lignes, notamment en France où le gouvernement subit les pressions d’Orange, Veolia ou Bouygues, des multinationales très présentes en Israël, qui l’incitent à le ne pas réagir. Comme il est dur de voir un peuple opprimé laissé à sa propre destinée... »

                                                                                                                             Jacques KMIECIAK

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 15:59

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Cette date du 11 septembre 2012 marque la commémoration des 39 ans de la mort de Salvador Allende. Président du Chili de 1970 à 1973, ami proche de Fidel Castro et ennemi certain des Etats-Unis, celui-ci mène pendant trois ans un ensemble de réformes sociales.

 

Tout comme Lénine au début du 20ème siècle, il autorise le divorce, prolonge les congés payés, nationalise les banques et les entreprises tout en augmentant les salaires de 40 à 60%.

Ainsi, les Etats-Unis répliqueront à ce socialisme naissant en soutenant les partis d'opposition en finançant des grèves et des actions anti-gouvernementales puis en initiant des coups d'Etats.

Dans un premier temps, les conditions économiques sont satisfaisantes, l'inflation passe de 34% à 22%, le chômage baisse et la croissance s'élève à 8% !

 

Mais l'impérialisme américain fait des ravages et la situation se dégrade. C'est dans ce contexte que la présidence de Salvador Allende prend alors fin.

Il se suicide à l'âge de 65 ans au sein du palais présidentiel, attaqué par Pinochet, un officier chilien formé par la CIA.

 

Allende fait alors parti de cette trop longue liste des martyrs de la guerre froide. Il aura été le symbole du socialisme en Amérique Latine et l'est encore à l'heure actuelle.

 

Le soutien abusif des Etats-Unis à toutes les formes d'opposition au socialisme a laissé place au fascisme et à des régimes réprimant le modernisme social.

 

 

Pierre BLANQUART et Anais LEFEBVRE

 

Cet article est à retrouver sur le journal fédéral du MJCF62

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 20:26
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 18:34

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Samedi 23 juin 2012, lors de la Journée internationale des Prisonniers politiques, se sont donné de nouveau rendez-vous après l'opération « Terril » du mois dernier, des membres du collectif de militants du Bruaysis et du Liévinois, du Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62), du Comité Solidarité basque (Lille), de « Solidarité Georges Lille », des Jeunesses Communistes et du Parti communiste du Pas-de-Calais. Une dizaine de militants étaient présents au Mur des Fusillés de la citadelle d'Arras, un haut lieu de la mémoire résistante du Nord-Pas-de-Calais, pour une action militante en faveur de Georges Ibrahim Abdallah. Ils ont déployé un calicot exigeant sa libération sur un mur de la citadelle.


Le mur des Fusillés à la Citadelle d'Arras est un monument qui honore 218 Résistants fusillés lors de la Seconde Guerre mondiale. C'est un rappel de notre histoire où des Hommes ont bravé l'envahisseur au nom de leur liberté, de la liberté de leur Patrie.


Mais qu’est ce qui peut relier le militant libanais qu'est Georges Ibrahim Abdallah à cette place empreinte d'histoire de la Résistance ?


La situation de Georges Ibrahim Abdallah est justement très proche de ce mémorial. C'est un militant communiste de la cause palestinienne emprisonné en France depuis 28 ans. Ses torts sont d'avoir combattu l'invasion sioniste de son pays le Liban en menant la lutte armée au sein des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaise dans les années 1980.


Arrêté en France il sera jugé au nom des intérêts sionistes et états-uniens.


Libérable depuis 1999, il est maintenu en détention malgré neuf demandes de libération, la justice française cédant aux pressions des Etats-Unis et d’Israël.


« Georges Ibrahim Abdallah s’opposait à des envahisseurs comme les résistants français, polonais ou italiens se sont opposés, ici, pendant la Seconde Guerre mondiale à l’invasion de la France par l’Allemagne... Nous ne voulons pas que le peuple libanais et la famille d’Abdallah ne puisse que pleurer leur résistant Georges Ibrahim, c’est pourquoi nous avons choisi symboliquement de lier notre combat pour sa libération au triste lieu qu’incarne le Mur des Fusillés de la citadelle d’Arras », explique un militant participant à l’action.


Georges Ibrahim Abdallah n'a jamais renié ses engagements politiques et c'est pour cela qu'il est maintenu en détention, c'est un symbole de la résistance, qui mérite le déploiement d'une banderole en son soutien au Mur des Fusillés.
Nous devons continuer à nous battre et à mettre en place des actions de solidarité partout en France pour que Georges Ibrahim Abdallah cesse enfin d'être l'otage de l'impérialisme français et puisse être libéré après presque 30 ans de détention.


Dans un Pas-de-Calais pétri d’internationalisme, la mobilisation gagne chaque jour en ampleur. Les municipalités PCF de Calonne-Ricouart et Grenay ont déjà fait de Georges Ibrahim Abdallah un « citoyen d’honneur », un positionnement unique en France. Le groupe communiste du Conseil général déposait, ce lundi 25 juin à Arras, une motion en faveur de sa libération.


Exigeons la libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah !

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 01:03

Sevil-Sevimli-copie-1.jpg

Suite au rassemblement de solidarité avec Sévil Sevimli, étudiante à Lyon 2, nous tenons à manifester notre entière détermination à la voir libérer dans les plus brefs délais. Cette militante communiste turque a été arrêtée par la police française à la demande de l'état turque. Ce que lui reproche les autorités de son pays : avoir participé à une manifestation pour obtenir l'enseignement gratuit. La répression dont elle fait l'objet est une atteinte au droit inaliénable de chaque individu de militer pour améliorer ses conditions de vie. Nous, étudiants communistes du Rhône, tenons à exprimer notre solidarité avec Sévil. Nous dénonçons l'implication du gouvernement français et de ses représentants dans son arrestation. Nous savons qu'au nom de la lutte contre le terrorisme, les autorités françaises soutiennent le gouvernement turque dans sa répression à l'encontre de tous les opposants politiques. Son arrestation n'est pas un cas isolé, des centaines d'étudiants et de jeunes turques ont déjà été victimes de la répression d'un gouvernement de plus en plus contesté, et qui pour se maintenir au pouvoir n'utilise que la violence et l'intimidation.

 

Le combat que nous mènerons pour sa libération est celui de la solidarité internationale. Les ennemis des travailleurs français sont les mêmes que ceux des travailleurs turques : la bourgeoisie impérialiste. Si les capitalistes savent s'unir pour défendre leurs intérêts, unissons-nous pour défendre les nôtres. Nous savons que le patronat français à des intérêts à défendre en Turquie (pétrole, gaz,...). À Ankara comme à Lyon montrons notre détermination à combattre la misère, la répression, l'impérialisme. Les luttes du mouvement populaire turque sont les mêmes que celui du mouvement populaire français : la lutte contre l'exploitation de l'homme par l'homme, la lutte de classes. Montrons que la jeunesse lyonnaise, cette même jeunesse qui s'est mobilisée contre les lois anti-sociales des gouvernements Sarkozy, est capable de se mobiliser face à l'impérialisme de son pays. Montrons que nous somme capable de nous unir face à l'ennemi véritable de tous les travailleurs du monde : le capitalisme.

 

Le mouvement communiste français (le PCF comme le MJCF) n'abandonnera pas sa camarade, et son combat pour la justice et l'égalité.

Jeunes de tous les pays unissons-nous.

Lyon, le 17 juin 2012,

 

Le bureau de l'union des étudiants communistes du Rhône

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 10:24

CIMG1860La com­mission cen­trale de la direction de la grève de la faim des pri­son­niers pales­ti­niens, réunie à la prison d’Ashkelon, a validé l’accord transmis par le médiateur égyptien et qui prenait en compte l’essentiel de leurs reven­di­ca­tions : fin du dossier de la détention admi­nis­trative (les détenus concernés seront jugés ou libérés), fin des mesures de mise à l’isolement, fin de la pri­vation de visite pour les familles de Gaza…

C’est là une très grande victoire.

Le gou­ver­nement israélien et l’administration péni­ten­tiaire ont été contraints de faire droit aux reven­di­ca­tions des pri­son­niers pales­ti­niens après des semaines de lutte et une longue journée de négo­cia­tions ce 14 mai.

Cette vic­toire est celle des pri­son­niers qui, en entamant avec une totale déter­mi­nation une grève de la faim pré­parée de longue date, ont fait la preuve de leur haut niveau d’organisation et de conscience poli­tique. Elle n’a pu être menée que par l’union de toutes les forces poli­tiques et a apporté la preuve que l’unité nationale est déter­mi­nante pour faire reculer les auto­rités israéliennes.

Elle est, par là même, la vic­toire de tous les Pales­ti­niens qui ne lui ont pas ménagé leur soutien.

Elle est inter­venue malgré le mutisme des pays euro­péens et des Etats-​​Unis, et a ren­contré le soutien de l’opinion inter­na­tionale en dépit d’un incom­pré­hen­sible et injus­ti­fiable black-​​out média­tique. Elle constitue un puissant encou­ra­gement à la résis­tance civile et popu­laire du peuple pales­tinien tout entier et un appel à ren­forcer le mou­vement inter­na­tional de soli­darité pour que justice lui soit rendue.

Le Bureau national de l’AFPS, le 14 mai 2012

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 11:19

affiche-drapeau-palestine-bis[1]

Depuis le 17 avril, 2000 prisonniers politiques palestiniens mènent une grève de la faim. Tout comme plus de 800 000 palestiniens qui ont connu les prisons israéliennes depuis 1967, le seul tort  de ces prisonniers est d'avoir résisté à l'oppression et d'avoir agi pour l'application de leurs droits nationaux.

 

Certains prisonniers sont en grève de la faim depuis le 1er mars et arrivent à un seuil critique pour leur survie même. Ce mouvement, très massif et revendiquant les droits humains les plus élémentaires, dévoile la gravité des atteintes aux droits de l’homme dans ces prisons et l’exaspération d’hommes et de femmes quotidiennement humiliés.

 

Nous soutenons leurs exigences :

 

-       la fin du régime de détention administrative qui permet de maintenir un détenu indéfiniment en prison sans que lui soit notifié la moindre charge

-       une modification de leurs conditions d’enfermement (accès aux livres, fin des mesures d’isolement, des mauvais traitements, des humiliations à l’encontre des visiteurs, de l’interdiction des visites pour les familles de Gaza, possibilités d’accès aux études et à leur poursuite).

 

Nous affirmons notre solidarité avec ces prisonniers en grève de la faim, et exigeons que les autorités israéliennes abandonnent leurs pratiques qui violent les droits de l'Homme les plus  élémentaires.

 

Rassemblement samedi 12 mai à

15 heures LILLE Grand’Place

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 09:32

En-presence-de-Nicolas-Bescond--responsable-national--au-c.JPG

 

Des jeunes communistes du Pas-de-Calais devraient se rendre dans les Balkans, cet été. Ils feront partie d’une délégation du Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF). Chaque année, celui-ci propose des voyages de solidarité de par le monde. Traditionnellement, ils concernent  « la Palestine et d’Israël que nous visitons régulièrement pour suivre l’évolution de la situation », souligne Simon Poudroux. Cet été, des jeunes communistes se rendront aussi en Espagne, au Portugal, « ainsi qu’en Grèce et  à Chypre. Cette dernière a la particularité d’avoir un gouvernement dirigé par un communiste. Nous verrons quelles réponses, il apporte à la crise économique qui y sévit aussi », se félicite le responsable de la Fédération Jeunes Communistes du Pas-de-Calais. Cette dernière compte bien y envoyer «  deux militants. Il ne s’agira pas de vacances. A leur retour, nos camarades auront la responsabilité de faire partager leurs expériences. En effet, la jeunesse grecque est vachement combative. A l’occasion de ce voyage, des liens plus étroits seront noués entre elle et nous. Le KNE, l’organisation de jeunesse, proche du Parti communiste grec (KKE) propose des solutions alternatives, mais on fait tout pour étouffer sa  voix. Les médias n’en parlent pas. Contrairement à ce que les journaux internationaux laissent penser, les Grecs ne sont pas résignés. Les communistes sont de toutes les manifestations », insiste Simon Poudroux. Et ce dernier de rêver d’une « riposte internationale de la jeunesse aux politiques d’austérité ». La date de ce périple (« certainement en juillet ! »), l’itinéraire, le détail des rencontres pourraient être fixés lors du conseil national du MJCF, les 12 et 13 mai prochains. Les Jeunes communistes du Pas-de-Calais n’ont toutefois pas attendu cette échéance pour lancer une collecte qui « nous permettra d’assurer le financement d’un voyage dont le coût est estimé à 800 euros par personne ». En présence de Nicolas Bescond, responsable national, ils étaient à pied d’œuvre au récent meeting du Front de Gauche à Billy-Montigny…

                                                                                                                             Jacques KMIECIAK

·         Un appel aux dons a été lancé. Chèques à libeller à l’ordre de la Jeunesse communiste et à envoyer à la Fédération Jeunes Communistes du Pas-de-Calais, 66, rue de la gare, 62 300 Lens.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 10:49

 

ekl1« Nous serons en première ligne des luttes dès maintenant contre la nouvelle offensive visant le monde du travail »



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Communiqué du comité central du KKE sur le résultat des élections du 6 mai



Les résultats électoraux révèlent manifestement un bouleversement de la vie politique telle qu'elle nous était coutumière, la fin de l'alternance entre les deux partis dominants, PASOK et Nouvelle démocratie. Nous avançons vers une phase de transition où il y aura des tentatives de créer une nouvelle scène politique avec de nouvelles formations, de nouvelles figures avec une orientation de centre-droit ou basée sur une nouvelle social-démocratie dont le cœur serait SYRIZA, visant à faire obstacle à la montée de positions radicales au sein du peuple qui pourrait faire évoluer la situation vers une rupture qui irait dans les intérêts du peuple. Il y aura des tentatives pour former un gouvernement, que ce soit à partir de ces élections ou des suivants, un gouvernement auquel participeraient tous les partis, soit un gouvernement d'union nationale soit une coalition gouvernementale visant justement à empêcher la constitution d'un courant majoritaire qui lutterait pour le changement.



Nous nous adressons aux adhérents du parti, aux membres de la KNE, à nos amis, sympathisants, électeurs, à ceux qui travaillent avec le parti, à tous ceux qui ont été avec nous en première ligne du mouvement et de la bataille électorale, et nous vous appelons à être en première ligne des luttes à venir car la pression monte, il y a actuellement des questions cruciales, comme celle des conventions collectives, de la protection des chômeurs, de la faillite des caisses de sécurité sociale, des nouvelles mesures qui s’élèveront à 11,5/14,5 milliards d'euros et qui seront payés de la poche du peuple. Il n'y a pas de temps à perdre. Le peuple n'a pas de temps à perdre.



Nous encourageons les électeurs du PASOK et de la Nouvelle démocratie en particulier, ceux qui font partie de la classe ouvrière et des couches populaires à être en première ligne également, avec nous et les militants, dans les luttes, sur les lieux de travail, dans les écoles et les universités, dans les quartiers populaires. Ce sont eux qui doivent apporter un nouvel élan et un caractère de masse à la lutte. Nous appelons les travailleurs à ne pas se laisser duper par les tentatives de travestissement du système politique qui vont avoir cours dans les prochains jours, les prochains mois. Les résultats électoraux, bien que les voix se soient dispersés dans deux directions opposées, à droite comme à gauche, sont révélateurs objectivement d'une tendance positive : que des changements radicaux sont en train de mûrir ou vont mûrir dans la conscience populaire, que le mouvement pour une véritable rupture est en train de faire son chemin et que ce mouvement n'est plus si éloigné, ou encore qu'il ne s'inscrit pas en opposition avec les propositions politiques du KKE concernant les problèmes immédiats, pour le pouvoir populaire et ouvrier.



Nous considérons comme un point important, positif et un formidable point d'appui pour la période à venir que nous soyons parvenus à affronter tout seul l'ensemble des forces pro-européennes, pro-UE, quelles que soient les positions adoptées concernant le mémorandum, le fait que nous nous soyons battus pour faire avancer nos propositions alternatives qui vont dans les intérêts du peuple. Nous estimons que ces propositions constituent un point d'appui important pour le peuple et, bien sûr, qu'elles peuvent donner un nouvel élan aux luttes populaires. Nous avons la sensation que nos responsabilités et notre rôle, par rapport aux problèmes que rencontre notre peuple, ne vont faire que s'accroître et nous croyons, en fait nous en sommes certains, que nous continuerons à être une force irremplaçable, la seule qui défende les intérêts du peuple.



Concernant les résultats électoraux du KKE : bien entendu, le Comité central rendra une analyse plus globale après avoir étudié les résultats dans son ensemble et les évolutions de notre électorat dans chaque région afin d'en tirer des conclusions plus exhaustives. Mais ce que nous pouvons dire, c'est que le KKE a littéralement franchi les obstacles qui lui ont été posés, dans deux directions différentes. D'une part, il y avait la colère, la protestation, l'indignation qui était absolument justifiée mais sans aucune perspective, de l'autre il y avait les illusions. Comme les résultats le prouvent, le KKE a légèrement progressé. Naturellement, nous aurions préféré une progression plus importante. Néanmoins, je dois dire que le Comité central et le parti dans son ensemble n'avaient aucune illusion sur une augmentation exponentielle du nombre de voix du KKE car les performances électorales du KKE est avant tout liée à la formation pas uniquement d'un mouvement populaire militant mais bien à la formation d'un puissant courant majoritaire qui devra s'émanciper tant des fausses alternatives que des illusions sans cesse ranimées.



Le KKE a rendu public en temps opportun, c'est-à-dire avant les élections et sans la moindre hésitation, quelle serait sa position face à n'importe quel gouvernement qui pourrait sortir des élections, qu'il soit de centre-droit, de centre-gauche ou de « gauche » comme on nous le présentait traditionnellement ou dans le cas d'un gouvernement d'union nationale ou trans-partisan comme cela apparaît désormais.



Nous clarifions notre position : bien entendu, nous sommes certains que ni le PASOK ni la Nouvelle démocratie ne nous fera de proposition. Ils connaissent bien l'ampleur des divergences qui nous séparent. Mais nous souhaiterions répondre une nouvelle fois aux propositions que SYRIZA a réitérées après les élections, concernant un gouvernement de gauche. Nous répondrons clairement, sans même mentionner ce que tout le monde peut voir, c'est-à-dire que les voix et les sièges ne sont pas suffisants. Peut-être SYRIZA pense que cela suffit, ce qui voudrait dire qu'il va tenter d'emporter le soutien et les voix de députés d'autres partis. Nous souhaitons clarifier notre position : nous continuons à dire non à cette collaboration, car en fin de compte, nous n'adaptons pas nos positions de fond aux fluctuations conjoncturelles de nos résultats électoraux.



Nous avons que le président de SYRIZA va demander à nous rencontrer et qu'ils vont vouloir entamer des discussions de couloir autour du programme d'un futur gouvernement de coalition. Logiquement, quiconque aurait émis une proposition de coalition gouvernementale aurait dû afficher dans le détail, avant les élections, que ce qu'il comptait faire en juin, en juillet, sur des questions très concrètes au lieu d'en rester aux mots d'ordre généraux et aux dénonciations vagues du mémorandum. Ou au moins, ils devraient être prêts à le faire maintenant. Que veulent-ils exactement ? Nous avons juste entendu quelques mots sur certaines prestations sociales, et d'autres déclarations de ce type.



Néanmoins un gouvernement, peu importe sa composition, devra affronter l'ensemble du spectre des problèmes. Il devra non seulement dénoncer le mémorandum mais rétablir les acquis remis en cause avant le mémorandum – car la plupart de nos acquis ont été perdus avant le mémorandum – ainsi que tous les autres remis en cause après le mémorandum. Un gouvernement devra gérer l'ensemble de la situation et pas seulement les allocations-chômage, comme cela fut évoqué. Il devra traiter des questions économiques, de la position des grands groupes économiques vis-à-vis des travailleurs, de la liste des privatisations actées ces dernières années. Il devra traiter les questions de politique étrangère, des obligations générales qui découlent de notre participation à l'UE, à l'OTAN, de notre alliance stratégique avec les Etats-unis. Il n'y a pas de gouvernement qui puisse déchirer les accords concrets, se réduire à d'abstraites considérations politiques et ne puisse mettre en avant que les mesures se projetant dans un avenir proche.



Pour s'entendre sur un tel gouvernement, le KKE devrait réaliser une volte-face, une culbute et non pas une simple retraite, un petit virage. Il s'agirait d'un changement d'orientation et de principes. Et avant tout il faudrait réaliser d'inacceptables compromis qui n'auraient rien à voir avec les intérêts du peuple. Peut-être les gens ne voient pas d'intérêt dans les querelles sur la pureté idéologique des différents partis, mais ils sont intéressés qu'un parti qui durant toutes ces années, dès sa fondation, a été en première ligne des luttes, refuse désormais d'abandonner ces positions pour gagner quelques strapontins ministériels. Ce n'est pas de ce KKE-là dont le peuple a besoin.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 13:34

 

Le dirigeant palestinien emprisonné en Israël, Marwan Barghouthi, a été placé à l'isolement pour une semaine après avoir lancé des appels politiques, a confirmé lundi 2 avril une porte-parole de l'administration pénitentiaire.

Dimanche soir la radio publique israélienne avait annoncé que Marwan Barghouthi, condamné à cinq peines de prison à vie par la justice israélienne, avait été sanctionné dans sa prison.

"Marwan Barghouthi a été placé dimanche à l'isolement pendant une période d'une semaine. Il ne pourra pas non plus recevoir de visite et sera interdit de cantine pendant un mois", a précisé à l'AFP Sivan Weizman, la porte-parole.

"Ces mesures ont été prises à la suite des appels politiques lancés récemment par Marwan Barghouthi", a ajouté la porte-parole.

Révolte populaire

L'ancien très populaire secrétaire général du Fatah, détenu dans la prison Hadarim près de Netanya au nord de Tel-Aviv, avait appelé mardi à une révolte populaire contre Israël souhaitant que l'Autorité palestinienne "cesse toute forme de coordination de sécurité ou économique" avec Israël, dans une lettre publiée par la presse palestinienne.

Dans cette lettre rédigée à l'occasion du dixième anniversaire de son arrestation par l'armée israélienne, Marwan Barghouthi avait mis de nouveau en garde contre "les illusions sur la possibilité de mettre fin à l'occupation par les négociations".

"Le processus de paix a échoué"

"Le processus de paix a échoué, il est fini, ce n'est plus la peine de tenter désespérément de ressusciter un cadavre", avait-il déjà écrit en janvier.

Dans cette nouvelle lettre, celui qui a été l'un des principaux animateurs de la deuxième Intifada palestinienne (2000-2005) avait justifié sa position par le fait que "la mission des services de sécurité palestiniens est d'assurer la protection des citoyens palestiniens, pas de l'occupation (israélienne)".

Il avait appelé à exiger pour reprendre les négociations, outre l'arrêt de la colonisation et la référence aux lignes d'avant juin 1967 comme base de discussions, comme le demande le président Abbas, "la libération de tous les détenus palestiniens dans les prisons de l'occupation".

Très populaire dans l'opinion palestinienne, il est souvent présenté comme un possible successeur à Mahmoud Abbas.

 

 

Les jeunes communistes du Pas-de-Calais, réclament une nouvelle fois

la libération de Marwan Barghouti .

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