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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 12:04

 

Dimanche 25 mars, avait lieu le second tour du scrutin de la présidentielle au Sénégal où s’affrontait le président sortant Abdoulaye Wade du PDS (Parti Démocratique Sénégalais) et Macky Sall de l’APR (Alliance Pour la République). Même si les scores des candidats devraient être officialisé dans les jours qui viennent, Macky Sall est clairement déclaré le grand gagnant de l’élection.

Lors de notre dernier communiqué, (cf. http://www.jeunes-communistes.org/Le-peuple-senegalais-ne-se) nous dénoncions la candidature antidémocratique de Wade aux élections et les répressions sanglantes dont il avait usé pour museler le peuple sénégalais. Nous félicitons le peuple sénégalais pour avoir mis, en partie, en échec l’OPA de Wade sur la démocratie sénégalaise. Mais nous appelons à rester vigilant.

En effet même si nous fêtons le départ du clan Wade, nous restons attentif sur la politique que mènera Macky Sall, ancien ministre des Mines, de l’Energie, de l’Hydraulique, de l’Intérieur et des Collectivités locales ; ancien premier ministre et président de l’assemblée nationale sous les mandatures de Wade. Car c’est bien l’ancien fils spirituel, néolibéral et « ami de la France », comme l’a déclaré hier notre ministre des affaires étrangère Alain Juppé, qui accède au pouvoir au Sénégal.

Macky Sall doit être conscient que sa victoire est le fruit d’une large coalition portant sur le rejet de Wade. Cependant, les aspirations du peuple sénégalais vont plus loin avec la volonté de plus de justice sociale, d’une me

 

illeure répartition des richesses et l’éradication de la corruption qui gangrène les institutions du pays. Cette élection est une première victoire pour le peuple sénégalais mais le plus dur reste à faire car c’est bien la reconstruction des institutions et des infrastructures du pays qui doivent s’engager rapidement afin de répondre aux besoins de la population.

Le MJCF réitère son soutien fraternel au mouvement populaire sénégalais pour la démocratie, le développement productif, les services publics et la justice sociale. Nous condamnerons, comme nous l’avons toujours fait, toute intrusion potentielle de la France dans la politique sénégalaise allant à l’encontre du mouvement populaire sénégalais. Le MJCF aspire à un monde de paix, de démocratie et de transformation sociale garantissant le principe des peuples à disposer d’eux mêmes.

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 10:52

La troïka (FMI, Banque centrale européenne, Commission européen) a de nouveau frappé la Grèce. La mise sous tutelle du pays est en marche avec le projet d’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy de réserver l’argent des emprunts uniquement pour la dette et non pour satisfaire les besoins humains.

Non satisfait de cette confiscation du pouvoir économique de la Grèce, les sangsues capitalistes exigent également une amélioration immédiate de la compétitivité grecque.

La coalition gouvernementale composée des sociaux démocrates, des libéraux et de l’extrême-droite (dont 3 des 4 ministres ont décidé de quitter le navire vendredi avant que celui-ci ne sombre)  avance à l’unisson avec l’UE pour saigner le peuple grec en agitant le spectre du chaos. Au programme: une baisse de 22% du salaire minimum (32% pour les moins de 25 ans) et de celui des fonctionnaires, la réduction des dépenses de santé, un nombre considérable de suppressions de postes dans la fonction publique (aux alentours de 150 000) et des privatisations massives.

Alors qu’Athènes sombre dans le chaos, le Portugal s’apprête à accueillir ces mêmes créanciers chargés d’évaluer la conformité des plans d’austérité avec l’accord signé en 2011. En jeu, le versement « d’une nouvelle aide » de 14,9 milliards d’euros. Comme en Grèce, où le nouveau plan d’austérité est imposé en échange d’un prêt international de 130 milliards d’euros, le peuple ne verra pas un centime. Et c’est encore une fois le peuple qui va passer à la caisse !

En réponse à ces attaques, une grève générale massive de 48h a été organisée en Grèce ce week-end, où dans plus de 60 villes, des centaines de milliers de grecs ont manifesté pour dire non à ces plans d’austérité. Devant la pression populaire, le gouvernement grec a dû reculer et annoncer des élections anticipées en avril. Idem au Portugal  où plus de 300.000 personnes ont défilé à Lisbonne soit la plus grosse manifestation de ces trente dernières années.

Nous exprimons haut et fort notre solidarité avec les peuples grec, portugais et tous ceux qui en Europe et ailleurs luttent contre ces politiques réactionnaires imposées par des gouvernants aux ordres du FMI et de l’UE.

 

Nous refusons cette Europe de la casse sociale qui prend prétexte de la crise pour démanteler nos droits sociaux et civiques. Ce rêve, c’est celui du grand Capital dont Sarkozy et Merkel  ne sont que les valets! En plus d’être injuste socialement, l’austérité est inefficace et ne fait qu’appauvrir le peuple pour servir les appétits des marchés financiers.

 

En France, comme dans les autres pays de l’UE, ce sont les mêmes logiques qui sont à l’œuvre : servir les exigences de rentabilité maximales des grandes entreprises. Avec nos camarades grecs, nous disons qu’« Un NON fort doit être entendu contre l’intimidation et le mémorandum de misère et d’échec que les partis de la ploutocratie et l’UE ont mis en place ensemble. A bas le gouvernement. Le temps de l’action populaire et de la lutte est arrivé. Le temps pour une contre-attaque populaire est arrivé».

 

Le journal l’Humanité lance un appel national à soutenir la résistance du peuple grec!

Nous invitons à signer et à relayer cet appel à la solidarité des peuples d’Europe

 

Plus que jamais, les besoins humains s’opposent à la logique de prédation des capitalistes. Les peuples contre l’austérité !

Le capitalisme n’a pas d’avenir, nous si!

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 13:58


Soviet-Flag-Over-Reichstag.jpgLors de la 9ème rencontre des organisations de Jeunesse Communistes, tenue à Prague le 3 et 4 décembre 2011, 13 organisations ont adopté une résolution contre l’anticommunisme:

 

Dans l’Europe actuelle, une multitude d’attaques graves visant la classe ouvrière et la majorité de la jeunesse et du peuple sont en cours. Elles visent un certain nombre de conquêtes issues de longues et difficiles luttes sociales pour le travail, la paix, le système social, l’éducation, le service de santé, la culture etc. Ce processus agit dans les intérêts de l’impérialisme de l’Union Européenne et d’autres centres impérialistes comme la Russie et ses causes se trouvent dans le système capitaliste.

Les forces politiques capitalistes de droite et la social-démocratie, qui s’efforcent de promouvoir la restructuration du capitalisme exprimée par de constantes tentatives poussant à des politiques de privatisations, de dérégulations et d’attaques contre les droits sociaux des travailleurs, ont besoin d’éliminer leur principal opposant et ainsi les communistes ceux-ci expliquant la stratégie de l’impérialisme et faisant du socialisme la seule alternative.

Par conséquent, les forces de droite avec la social-démocratie utilisent des mesures répressives pour éliminer les communistes et leurs organisations, pour discréditer leur diffusion d’idées et d’objectifs communistes, les exclure des procédures électorales et contrôler leurs membres et leurs finances. La campagne anticommuniste à l’échelle européenne trouve son expression dans les attaques anticommunistes qui sont en cours dans beaucoup de pays européens à travers la pénalisations d’organisations et de leur activités, de leur interdiction, de l’emprisonnement et de la torture de leurs membres, l’établissement de fondations anticommunistes, de mémoriaux et musées, la réécriture de l’histoire à l’école et dans les livres universitaires, la production en masse de programmes TV, de soi-disant films « documentaires » et d’autres histoires anti-communistes, l’interdiction de symboles communistes etc. Ces opérations anti-démocratiques visent à frapper le mouvement communiste et les doits et libertés les plus élémentaires. Le dernier exemple de la répression anticommuniste est la persécution de membres des Collectifs de Jeunes Communistes d’Espagne et du Parti Communiste des Peuples d’Espagne et le procès politique contre Algirdas Paleckis, un responsable du Front Populaire Socialiste de Lituanie.

Tous ces plans anticommunistes révèlent la nature impérialiste et de classe profonde de l’Union Européenne, l’hypocrisie des supporters de la démocratie bourgeoise aussi bien que la peur de la bourgeoisie envers le mouvement communiste. Les attaques anticommunistes sont une part de la stratégie impérialiste visant à éradiquer de la conscience des peuples et des travailleurs, particulièrement de la plus jeune génération, la seule voix permettant de sortir de la barbarie capitaliste : le renversement du capitalisme et la construction du socialisme.

Le retrait des droits qui va principalement à l’encontre des communistes peut aussi être utilisé contre tous ceux qui n’abandonnent pas, ceux qui font face à l’offensive et ne s’arrêtent pas de lutter. Nous pouvons le voir dans les restrictions à l’organisation et à l’action des syndicats et des associations et organisations étudiantes et nombre de fois dans la répression et la limitation des protestations et manifestations de rue.

En utilisant tous les moyens à notre disposition, nous continuerons à renforcer cette lutte, garantissant nos droits en les mettant en pratique. Une lutte qui n’est pas seulement celle des communistes, mais celle de tous ceux qui défendent une vraie démocratie, la liberté et liberté d’expression. Une lutte qui doit être menée dans les rues par le développement de la conscience de nos droits à travers des luttes de masse de la jeunesse et du peuple.

L’exemple de la tenue de l’organisation du 9ème meeting des Organisations de Jeunesse Communistes d’Europe par l’Union de la Jeunesse Communiste (KSM), qui a été rendue illégale durant ces dernières années par une décision anticommuniste du gouvernement et du système judiciaire tchèque, mais qui a finalement gagné son combat pour la légalité, montre la nécessité de résister et la puissance de la lutte internationale commune contre l’anticommunisme.

La 9ème rencontre des Organisations de Jeunesse Communiste d’Europe exprime sa solidarité avec tous les communistes et leurs organisations persécutées par la répression anticommuniste.

La 9ème rencontre des Organisations de Jeunesse Communiste d’Europe appelle toutes les organisations de jeunesse communiste à renforcer la lutte commune contre l’anticommunisme.

La 9ème rencontre des Organisations de Jeunesse Communiste d’Europe appelle la jeunesse de toutes les forces progressistes et anti-impérialistes à nous joindre dans notre lutte contre l’anticommunisme.


Signataires :

Jeunesse Communiste d’Autriche (KJÖ)

COMAC (Belgique)

Organisation de la Jeunesse Unie et Démocratique (EDON, Chypre)

Union de la Jeunesse Communiste de République Tchèque (KSM)

Mouvement des Jeunes Communistes de France (MJCF)

Jeunesse Ouvrière Socialiste Allemande (SDAJ)

Jeunesse Communiste de Grèce (KNE)

Jeunesse Communiste de Pologne (KMP)

Jeunesse Communiste Portugaise (JCP)

Union de la Jeunesse Communiste Révolutionnaire des Bolcheviks (RKSMb, Russie)

Union des Jeunes Communistes d’Espagne (UJCE)

Collectifs des Jeunes Communistes (CJC, Espagne)

Jeunesse du Parti Communiste Turc (YTKP)

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 14:34

1 heure par mois, partout en France et dans le monde !

En 2012, la Justice des USA doit libérer

les 5 patriotes cubains!

 

1 heure de notre temps, chaque 1er vendredi du mois, pour exiger la libération des 5 patriotes cubains, incarcérés depuis 1998 dans les prisons des USA.

 1 heure par mois, pour informer et sensibiliser la population sur la situation intolérable vécue par ces 5 cubains dont la mission était de lutter contre le terrorisme.

 1 heure par mois pour qu’enfin les média abordent cette scandaleuse injustice, pourtant ignorée du plus grand nombre.

2012, doit être l’année de la libération des 5 prisonniers cubains, qui depuis 13 années subissent les décisions d’une Justice étasunienne qui a pris fait et cause pour le lobby mafieux-cubain qui terrorise l’ile de Cuba depuis 50 ans. 13ans de prison, effectuées à ce jour pour avoir lutter contre le terrorisme, 13 ans effectuées à ce jour après avoir été accusés de conspiration par des juges partiaux,  dans un procès truqué d’avance.

2012, devra être l’année des efforts surmultipliés pour rendre efficace la mobilisation internationale pour la libération des 5 patriotes cubains.

 Qui peut admettre que des hommes soient jugés, emprisonnés, et pour 3 d’entres eux avec des peines à perpétuité, pour avoir osé lutter contre les machinations terroristes venues d’un pays, les USA, qui entend donner des leçons de démocratie au monde entier ?

 Partout organisons, 1, 2, 1000 rassemblements de solidarité avec les 5 patriotes cubains !

 

Pour les 5 : 36 ème RASSEMBLEMENT

à ARRAS

Vendredi 03 Février 2012

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 09:34

J’ai eu le plaisir, hier, de converser calmement avec Mahmoud Ahmadineyad que je n’avais plus vu depuis septembre 2006, voilà plus de cinq ans, quand il était venu à La Havane participer à la Quatorzième Conférence au sommet du Mouvement des pays non alignés qui avait élu Cuba pour la seconde fois à la présidence de cette organisation pour la durée prévue de trois ans. J’étais tombé gravement malade le 26 juillet 2006, un mois et demi avant, et je pouvais à peine me maintenir assis sur le lit.

 

Plusieurs des dirigeants les plus distingués qui assistaient au Sommet eurent l’amabilité de me rendre visite. Chavez et Evo le firent plusieurs fois. Quatre dont je me souviens encore vinrent en début d’après-midi : Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU ; un vieil ami, Abdelaziz Bouteflika, le président algérien ; Mahmoud Ahmadineyad, le président iranien ; et Yang Jiechi, alors vice-ministre et aujourd’hui ministre des Relations extérieures de la République populaire de Chine, en représentation de Ju Jintao, chef du Parti communiste et président du pays.

Ce fut vraiment un moment important pour moi qui rééduquais aux prix de gros efforts mon bras droit sérieusement blessé lors de ma chute à Santa Clara.

 

J’avais commenté avec ces quatre dirigeants des aspects des problèmes complexes que le monde connaissait alors et qui sont le devenus assurément de plus en plus.

 

À notre rencontre d’hier, j’ai constaté que le président iranien était on ne peut plus tranquille, absolument indifférent aux menaces yankees, confiant en la capacité de son peuple de repousser n’importe quelle agression et dans l’efficacité des armes dont il produisent une grande partie eux-mêmes pour faire payer aux agresseurs un prix insupportable.

En fait, c’est à peine s’il a parlé de la guerre. Il est plutôt revenu sur les idées qu’il avait exposées à sa conférence dans le grand amphi de l’Université de La Havane, axées sur l’être humain :« S’acheminer vers la paix, le respect de la dignité humaine en tant que souhait de tous les êtres humains tout au long de l’Histoire. »


Je suis convaincu qu’on ne doit pas s’attendre de la part de l’Iran à des actions irréfléchies qui contribueraient au déclenchement d’une guerre. Si celle-ci éclate, ce sera uniquement la faute de l’aventurisme et de l’irresponsabilité congénitale de l’Empire yankee.

 

Je pense de mon côté que la situation politique créée autour de l’Iran et les risques d’une guerre atomique qui en émanerait et toucherait tous les pays, qu’ils possèdent des armes de ce genre ou non, sont extrêmement délicats parce qu’ils menacent l’existence même de notre espèce. Le Moyen-Orient, qui produit des ressources économiques vitales pour l’économie de la planète, est devenu aujourd’hui la région la plus conflictuelle au monde.

 

La capacité de destruction de certaines armes employées durant la Deuxième Guerre mondiale et les souffrances massives qu’elles infligèrent incitèrent fortement à en prohiber quelques-unes, dont les gaz asphyxiants. Néanmoins, les conflits d’intérêts et les énormes profits des fabricants les conduisirent à élaborer des armes encore plus cruelles et plus destructrices, jusqu’au jour où la technologie moderne a fourni les matériaux et les moyens nécessaires à la mise au point d’armements dont l’emploi dans une guerre mondiale conduirait à notre extermination.

 

Je suis d’avis – qui est sans aucun doute celui de toutes les personnes dotées d’un sens élémentaire de leurs responsabilités – qu’aucun pays, grand ou petit, n’a le droit de posséder des armes atomiques.

On n’aurait jamais dû s’en servir pour attaquer deux villes sans intérêt militaire comme Hiroshima et Nagasaki, pour assassiner et irradier avec d’horribles effets durables des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants d’un pays déjà vaincu sur le plan militaire.

 

À supposer que le nazi-fascisme eût obligé les puissances liées contre lui à rivaliser avec cet ennemi de l’humanité dans la fabrication de cette arme, le premier devoir de l’Organisation des Nations Unies, créée à la fin de la guerre, aurait dû être de l’interdire sans la moindre exception.

Mais les États-Unis, la nation la plus puissante et la plus riche, imposèrent au reste du monde la ligne à suivre. Ils possèdent aujourd’hui des centaines de satellites qui épient et surveillent de l’espace tous les habitants de la planète ; ils ont équipé leurs forces navales, terrestres et aériennes de milliers d’armes atomiques ; ils manipulent à leur guise, par Fonds monétaire international interposé, les finances et les investissements du monde.

 

Quand on analyse l’histoire de l’Amérique latine, depuis le Mexique jusqu’à la Patagonie en passant par Saint-Domingue et Haïti, on constate que toutes les nations, sans exception, du début du XIXe siècle à nos jours, soit deux cents ans, ont été victimes et continuent de l’être toujours plus des pires crimes que le pouvoir et la force puissent commettre contre le droit des peuples. De brillants écrivains ne cessent de les dénoncer. L’un d’eux, Eduardo Galeano, auteur de Les Veines ouvertes de l’Amérique latine, vient d’être invité à inaugurer le prix prestigieux de la Casa de las Américas, en reconnaissance à son œuvre marquante.

 

Les événements se succèdent à une vitesse incroyable, mais la technologie permet d’en informer le public encore plus vite. Des nouvelles importants tombent, aujourd’hui comme hier. Une dépêche de presse du 11 nous apprend : « La présidence danoise de l’Union européenne a informé mercredi qu’un nouveau train de sanctions encore plus sévères serait décidé le 23 contre l’Iran à cause de son programme nucléaire, visant non seulement son secteur pétrolier, mais aussi sa Banque centrale… Nous irons encore plus loin dans nos sanctions contre son pétrole et ses structures financières », a affirmé le chef de la diplomatie danoise, Villy Soevndal, à la presse étrangère.

On peut constater clairement que sous prétexte d’éviter la prolifération nucléaire, Israël a le droit d’accumuler des centaines d’ogives atomiques, tandis que l’Iran, lui, n’a même pas celui de produire de l’uranium enrichi à 20 p. 100. Une agence de presse britannique bien connue fournit une autre nouvelle sur ce thème :

« La Chine n’a pas donné le moindre signe, mercredi, qu’elle céderait aux pressions des États-Unis pour qu’elle réduise ses achats de pétrole iranien et elle a considéré comme excessives les sanctions de Washington contre Téhéran. »

On reste abasourdi de voir avec quelle tranquillité les États-Unis et l’Europe censément civilisée orchestrent une campagne assortie de méthodes systématiquement terroristes. Pour s’en convaincre, il suffit de la nouvelle fournie par une autre agence de presse européenne :

« L’assassinat, ce mercredi, d’un responsable de la centrale nucléaire de Natanz, au centre de l’Iran, a été précédé de trois autres depuis janvier 2010. »

Le 12 janvier de cette année-là, « un physicien nucléaire de renommée internationale, Massoud Ali-Mohammad, professeur à l’Université de Téhéran, qui travaillait pour les Gardiens de la révolution, est mort dans l’explosion d’une moto piégée devant son domicile de la capitale. »

 

« 29 novembre 2010 : Majid Shahriari, fondateur de la Société nucléaire iranienne, "chargé d’un des grands projets de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique" […] a été tué à Téhéran par l’explosion d’une bombe magnétique fixée à sa voiture.

« Ce même jour, un autre physicien nucléaire, Feyerdoun Abbasi Davani, a fait l’objet d’un attentat dans des conditions identiques quand il garait sa voiture devant l’Université Shahid Beheshti de Téhéran, où tous deux étaient professeurs. » Il n’a été que blessé.

« 23 juillet 2011 : le scientifique Dariush Rezainejad, qui travaillait à des projets du ministère de la Défense, a été abattu à coups de feu par des inconnus qui roulaient en moto à Téhéran.

 

« 11 janvier 2012 – soit le jour même où Ahmadineyad voyageait entre le Nicaragua et Cuba pour donner sa conférence à l’Université de La Havane – le scientifique Moustapha Ahmadi Roshan, qui travaillait à la centrale de Natanz où il était le vice-directeur pour les affaires commerciales, est mort dans l’explosion d’une bombe magnétique posée sur sa voiture, près de l’Université Allameh Tabatabai, à l’est de Téhéran… L’Iran en a accusé de nouveau les États-Unis et Israël », comme pour les cas précédents.

 

Il s’agit là de l’assassinat sélectif, mais systématique, de brillants scientifiques iraniens. J’ai lu des articles de sympathisants notoires d’Israël qui considèrent ces crimes perpétrés par ses services secrets en collaboration avec ceux des États-Unis et de l’OTAN comme quelque chose de tout à fait normal. Des agences informent depuis Moscou :

« La Russie a alerté aujourd’hui qu’un scénario similaire à celui de la Libye était en train de mûrir en Syrie, mais que l’attaque partirait cette fois-ci de la voisine Turquie.

« Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité russe, a affirmé que l’Occident voulait "punir Damas non pas tant à cause de la répression contre l’opposition, mais de son refus de rompre son alliance avec Téhéran".

« …à son avis, un scénario libyen est en train de mûrir, mais les attaques ne viendront pas en l’occurrence de France, de Grande-Bretagne et d’Italie, mais de Turquie.

Il s’est même risqué à affirmer :

"Il se peut que Washington et Ankara soient déjà en train de définir différentes options de zones d’exclusion aérienne, où des armées de rebelles syriens pourraient être entraînées et concentrées". » Les nouvelles proviennent non seulement d’Iran et du Moyen-Orient, mais aussi d’autres points d’Asie centrale proche de cette région. Ce qui nous permet d’apprécier la complexité des problèmes découlant de cette zone dangereuse. Les États-Unis ont été entraînés par leur politique impériale contradictoire et absurde dans de sérieux problèmes dans des pays comme le Pakistan, dont les frontières avec celles d’un autre État important, l’Afghanistan, ont été délimitées par les colonialistes sans tenir compte des cultures ni des ethnies.

Dans ce dernier pays qui a défendu des siècles durant son indépendance face au colonialisme anglais, la production de drogues s’est multipliée depuis l’invasion yankee, tandis que les soldats européens appuyés par des drones et l’armement perfectionné des États-Unis commettent des massacres ignominieux qui augmentent la haine de la population et éloignent les possibilités de paix. C’est bien ça, et d’autres horreurs, que reflètent les dépêches des agences de presse occidentales :

« WASHINGTON, 12 janvier 2012. Le secrétaire d’État à la Défense, Leon Panetta, a taxé ce jeudi d’ "absolument déplorable" le comportement de quatre hommes présentés comme des marines étasuniens en train de pisser sur des cadavres, selon une vidéo circulant sur Internet.

« "J’ai vu les images et je trouve ce comportement absolument déplorable".

« "Ce comportement est absolument inapproprié de la part de membres de l’armée étasunienne et ne traduit en aucun cas les critères et les valeurs que nos forces armées jurent de respecter".

En fait, le secrétaire à la Défense ne confirme ni n’infirme ces faits. Chacun donc peut en douter, et lui le premier peut-être.

 

En tout cas, il est extrêmement inhumain que des hommes, des femmes et des enfants, ou un combattant afghan qui se bat contre l’occupation étrangère, soient assassinés sous les bombes d’avions sans pilote. Pis encore : des dizaines de soldats et officiers pakistanais qui surveillent les frontières du pays ont été déchiquetées par ces bombes.

Le président afghan lui-même, Karzai, a affirmé qu’outrager des cadavres était « "tout simplement inhumain" et il a demandé à l’administration étasunienne d’ "infliger la peine la plus sévère à quiconque serait condamné pour ce crime". » Des porte-parole des Talibans ont déclaré : « Des centaines d’actes semblables ont été commis ces dix dernières années sans qu’on les révèle. »

 

On en arrive presque à prendre en pitié ces soldats, séparés de leurs familles et de leurs amis, envoyés à des milliers de kilomètres de leur patrie pour lutter dans des pays dont ils n’ont peut-être jamais entendu parler à l’école et où on leur confie la mission de tuer ou de mourir afin d’enrichir des sociétés transnationales, des fabricants d’armes et des politicards sans scrupules qui dilapident chaque année les fonds dont on aurait besoin pour alimenter et éduquer les innombrables millions d’affamés et d’analphabètes dans le monde. Nombre de ces soldats, victimes de leurs traumatismes, finissent par s’ôter la vie.

 

Est-ce que j’exagère quand je dis que la paix mondiale tient à un fil ?

 

Fidel Castro Ruz Le 12 janvier 2012

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 13:29

 1119-marwan-barghouti.jpg

« Je ne suis pas un terroriste, mais pas non plus un pacifiste. Je suis simplement un gars normal de la rue palestinienne défendant la cause que tout autre opprimé défend : le droit de m’aider en l’absence de toute aide venant d’ailleurs. », confie Marouane Barghouti dans le Washington Post du 16 janvier 2002.

Marwne Barghouti est né le 6 juin 1958 à Ramallah. Le monde qu’il découvre le révolte et il entre dès l’âge de 15 ans en résistance : il adhère au Fatah. Il est emprisonné par les Israéliens en 1976 à l’occasion d’une manifestation qualifiée de « révolte palestinienne »… Il en profite pour apprendre l’hébreu. À sa sortie d’incarcération, il entre à l’Université de Beir Zeit où il obtient une maîtrise en histoire, une autre en science politique et encore un diplôme de 3ème cycle en relations internationales.

Organisateur hors pair et homme de terrain très apprécié pour ses qualités d’orateur, il est l’un des principaux initiateurs de la 1ère Intifada en 1987, mais il est très vite arrêté par l’armée israélienne et expulsé vers la Jordanie. Il ne peut revenir d'exil qu'après la signature des accords d'Oslo en 1994. Il est élu au Conseil législatif de Palestine en 1996, il y défend la nécessite d'une paix avec Israël. Il devient secrétaire général du Fatah pour la Cisjordanie.

Le 28 septembre 2000 la provocation d’Ariel Sharon sur l'esplanade des mosquées lance la seconde intifada et la situation politique se tend à nouveau. Barghouti est accusé par Israël de lancer, via un sous-groupe appelé les brigades des martyrs d'Al-Aqsa, des attentats-suicides sur le territoire israélien et contre les colonies israéliennes.

Après une tentative d’assassinat de l’armée israélienne dont il faillit être victime en 2001, il est capturé par Israël le 15 avril 2002 et inculpé de meurtres et d’entreprise terroriste. Soutenant les attaques armées contre l'occupation israélienne, il rejette les attaques contre des civils sur le territoire d'Israël.

Il est condamné le 20 mai et le 6 juin 2004 à la réclusion à perpétuité et 40 années d’emprisonnement.

A la veille des élections législatives palestiniennes de janvier 2006, il plaide pour l’unité des deux principaux courants palestiniens. Quelques mois plus tard, après la défaite de son camp, il est à l’origine, en mai, du Le "document des prisonniers" , une plate-forme inspirée du programme du Fatah, mais acceptable par le Hamas.

 

Pour réaliser la paix, les Palestiniens ont besoin d'unité nationale, autant que les Israéliens ont besoin d'un consensus pour leur retrait. L'homme qui symbolise l'espoir d'unité chez les Palestiniens est Marwan Barghouti.

 

Il est âgé de 54 ans et marié à l’avocate Fadwa Barghouti.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 15:42

Nous avons appris par le biais de la Fédération de la Jeunesse Démocratique (FMJD), l’arrestation par l’armée israélienne de Nassez Azeez, membre du comité exécutif et vice-président de l’Union générale des étudiants palestiniens (GUPS).


Nous nous joignons à l’appel de la FMJD pour exiger la libération de notre camarade. Liberté pour tous les prisonniers politiques palestiniens !

 

Au moment où tous les peuples du monde et de nombreux gouvernements se mobilisent pour une paix juste et durable au Proche-Orient par la reconnaissance de la Palestine à l’ONU, le gouvernement de Netanyahou s’isole dans sa politique régressive et répressive. La colonisation continue à Jérusalem Est et dans toute la Cisjordanie ; le gouvernement étouffe les velléités de justice sociale de son peuple en faisant peser la menace d’une attaque imminente sur l’Iran ; et il continue d’arrêter et d’emprisonner arbitrairement des députés, leaders politiques et syndicaux et tous ceux qui luttent pacifiquement contre l’occupation pour casser la résistance palestinienne.

Depuis la libération d’une première vague de prisonniers en échange du soldat Gilad Shalit en octobre dernier, ce sont déjà plus de 200 palestiniens qui ont été arrêtés et emprisonnés de façon totalement injustifiée. Pas de paix possible sans la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens !

 

L’Union des étudiants communistes, tient à rappeler son attachement à une paix juste et durable en Palestine. La solution au conflit, ne peut aboutir sans la reconnaissance d’un Etat Palestinien avec Jérusalem Est pour Capitale. C’est dans cette optique que trois de nos camarades, dont Pierric Annoot, secrétaire général du Mouvement des Jeunes Communistes de France se sont rendus en Palestine et ont pu rencontrer Salah Hamouri, Franco-Palestinien toujours emprisonné dans les geôles israéliennes alors qu’il a purgé sa peine.

 

En tant que communistes nous nous battrons toujours pour soutenir le droit à l’autodétermination et à l’émancipation du peuple Palestinien, comme pour tous les peuples colonisés du monde. L’impérialisme israélien doit cesser ! En tant qu’étudiants nous revendiquons le droit de tous à l’accès à l’enseignement supérieur, français comme palestiniens. Nous exigeons la mise en place de partenariat entre les universités françaises et palestiniennes, afin de permettre à la jeunesse de Palestine de pouvoir se former et s’éduquer dans de bonnes conditions.

 

Nous renouvelons toute notre solidarité avec nos camarades du GUPS, organisation étudiante progressiste qui a toujours tenu un grand rôle pour la défense des intérêts communs de tous les étudiants palestiniens partout dans le monde et pour la libération nationale de la Palestine.

 

L’UEC ne lâchera rien tant que tous les prisonniers politiques ne seront pas libérés et que la Palestine ne sera pas un état. Liberté pour les palestiniens ! Palestine Libre !

Pour Plus d’informations : http://www.wfdy.org/2011/12/03/on-the-arrest-of-a-palestinian-comrade-by-israeli-occupying-forces

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 13:34

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Camila Vallejo : « Cette lutte n’est pas seulement celle des chiliens, mais de toutes les jeunesses du monde »

 

Ecrit pour Contrainjerencia ("contre l'ingérence") le jeudi 3 novembre 2011,

 

Camila Vallejo Présidente  présidente de la fédération des étudiants de l’université du Chili (Confech)

 

Caracas  03/11/2011, Dans Tribuna Popular, Transcrit pour tous nos lecteurs, l'entretien a été effectué entre les camarades mexicains de Contrainjerencia ("contre l'ingérence") et la dirigeante du mouvement estudiantin chilien. C'est une de ces interviews qui revient sur plusieurs sujets de grande importance pour les peuples du monde.

 

 

 

Depuis mai dernier, un large mouvement étudiant se développe au Chili. Déjà 6 mois de manifestations, d’assemblées et de liens avec d’autres secteurs de la société, avec comme mot d’ordre l’exigence d’un nouveau modèle d’éducation pour lutter contre le système néo-libéral en général.

 

Camila Vallejo, une étudiante en Géographie de 23 ans, est devenue un des symboles de ce mouvement, le plus important depuis la  « Concertation ». Présidente de la fédération des étudiants de l’université du Chili, militante des jeunesses communistes (JJCC), Camila parle dans un entretien avec Desinformémonos des objectifs et des espoirs du mouvement, des avancées obtenues et des craintes actuelles. Dans son premier entretien à un media mexicain, Camila salue les étudiants de l’UNAM et envoie un message à tous les jeunes d’Amérique Latine.

 

 

entretien ; entretien avec Camila Vallejo

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 17:48

Pour lire l'article, cliquez sur l'image !

 

 

Article de Liberté62 sur Salah Hamouri

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 16:35
La Grèce pillée par la Troïka, connaît depuis mercredi 19 octobre 2011 une mobilisation sans précédent. Acculé par des spéculateurs voraces qui agissent en collaborant avec le gouvernement social-démocrate de Papandréou, le peuple grec se lève, et se bat toujours plus contre des plans d’austérité iniques qui étranglent les classes populaires.

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Plus de 500 000 athéniens on manifestés ces dernières 48heures avec une forte présence des communistes et du syndicat PAME.

Afin d’empêcher le vote du nouveau plan d’austérité, le mot d’ordre avait été donné d’encercler le parlement. Cette action avait un double but. D’abord il s’agissait d’encercler le parlement afin d’empêcher les députés de voter en faveur du nouveau plan d’austérité. Ensuite il s’agissait d’une démonstration de force symbolique traduisant le mécontentement populaire et la nécessité d’une démission du gouvernement du PASOK (Parti Socialiste Grec).


La majorité au pouvoir, aux ordres de la Troïka (rassemblant le FMI, la Commission européenne ainsi que la Banque Centrale Européenne), est une nouvelle fois passée en force. Discréditée parmi le peuple grec, elle lui impose tel un médecin imaginaire le remède qui tue : la socialisation des pertes et l’austérité pour les travailleurs, la privatisation des profits et le règne de l’argent facile pour les capitalistes.


Le Mouvement des Jeunes Communistes de France dénonce l’acharnement de la finance internationale, de l’Union européenne et de ses différents gouvernements sur la Grèce.


Nous voulons aussi exprimer toutes nos condoléances les plus sincères aux proches et aux camarades de Dimitris Kotzaridis. Ce militant syndicaliste du PAME ( le front syndical militant de tous les travailleurs) est décédé, jeudi 20 octobre des suites de ses blessures. Il a été lâchement agressé et assassiné alors qu’il tentait avec ses camarades du service d’ordre du PAME, de rétablir l’ordre sur la place Synagma et de chasser les provocateurs.

Les provocateurs, et autres gauchistes, responsables de sa mort, qui ont par ailleurs blessés d’autres syndicalistes pacifiques par des jets de pierre et de cocktails Molotov, font le jeu du pouvoir grec et du grand patronat. Tout en exprimant toute notre solidarité envers le PAME, et l’ensemble du peuple grec, nous dénonçons le comportement et criminel de certains agitateurs.


Vive la résistance du peuple grec !

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