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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 17:47
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Sos Ghaza fêtera ses 1 ans ce SAMEDI 22 OCTOBRE 2011.
 
A cette occasion  nous vous invitons a participer au déploiement des Drapeaux Palestinien et Français  au niveau du terril de Loos en Gohelle.


 SOYEZ PRÉSENT A 13H DEVANT LA SALLE BONDEAUX (rue de la liberté) DE LIÉVIN

NOUS FERONS UN CORTÈGE TOUS ENSEMBLE JUSQU'AU TERRIL!


Puis nous retournerons ensemble à la salle Bondeaux pour une magnifique exposition photos aux couleurs de la Palestine.
 
Un gouter sera offert et une petite surprise vous attend!  
 
Merci pour votre mobilisation!!!
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 16:43

Depuis presque deux ans, le Mouvement jeunes communistes de France mène une campagne active pour obtenir la libération de notre compatriote Salah Hamouri ainsi que celle du député du Fatah, Marwan Barghouti et celle de l’ensemble des prisonniers politiques palestiniens.

 

Dans ce cadre, nous nous félicitions de la libération imminente de Gilad Shalit et de 1 000 prisonniers politiques palestiniens, ce qui constitue, assurément, un pas notable vers la paix.

 

Cependant, à l’instar de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, qui s’en expliquait lors de sa visite officielle vendredi dernier, nous tenons à manifester notre inquiétude quant au sort de Salah Hamouri.

Comme vous le savez, notre compatriote Salah Hamouri a été transféré de prison et mis à l’isolement (et privé de visite jusqu’au 5 novembre) au prétexte d’une grève de la faim, menée en commun avec plusieurs de ses codétenus aux fins de protester contre le durcissement de leurs conditions de détention.

 

Salah Hamouri aura effectué sa peine et doit normalement être libéré le 28 novembre prochain. Pourtant, la loi dite « loi Shalit » permet aux autorités pénitentiaires de prolonger sa détention de vingt jours par année de prison effectuée – donc 140 jours concernant Salah.

 

Engagés pour la paix, la justice, le droit et la dignité humaine, nous considérerions cette décision comme un acte de première injustice.

 

Votre silence face à cette lourde menace pesant sur Salah Hamouri, mis en regard avec votre satisfaction publique face à la libération de Gilad Shalit, ne laisse pas de nous inquiéter.

Aussi, nous vous demandons d’entreprendre toutes les démarches diplomatiques concernant Salah Hamouri auprès des autorités israéliennes pour obtenir sa libération, dans le même esprit et avec la même vigueur dont vous avez fait preuve pour la libération de Gilad Shalit.

 

Cette position de justice que nous vous demandons est un des axes de la campagne nationale que nous avons menée ces derniers mois. Celle-ci sera marquée par un rassemblement le vendredi 28 octobre à 18h30, devant le quai d’Orsay, pour exiger la libération de Salah Hamouri. À cette occasion, nous souhaiterions qu’une délégation puisse vous rencontrer pour vous porter les milliers de pétitions exigeant sa libération recueillies dans tout le pays.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de ma considération républicaine.

 

Pierric Annoot Secrétaire général du Mouvement jeunes communistes de France

 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 18:42

 

D’octobre 1961 à octobre 2011, cinquante ans se sont écoulés. Un demi-siècle après le massacre de centaines de « Français musulmans d’Algérie » (les « FMA »), le racisme institutionnel continue de faire des morts. Avant Garde revient à l’occasion de ce tragique anniversaire sur une journée qu’on voudrait nous faire oublier.

 

En 1961, les négociations sont lancées entre le gouvernement français et le gouvernement provisoire de la République algérienne (bras politique du Front de Libération National, FLN). Il ne fait d’ailleurs presque aucun doute qu’elles vont aboutir rapidement. Les Algériens n’en restent pas moins vus comme des terroristes potentiels et les violences policières s’ajoutent à la misère dans les hôtels meublés de Paris et les bidonvilles de banlieue. L’OAS (Organisation Armée Secrète, partisans de l’Algérie française) ratonne à tour de bras, plastique les habitations de ces « Français musulmans ». En août 1961, De Gaulle compte reprendre la main dans les négociations en durcissant encore la répression. Ce geste porte le FLN à relancer une vague d’attentats tuant une dizaine de policiers.

 

La tension est à son comble début octobre et le préfet Papon décide de rétablir le couvre-feu pour les « musulmans ». Cette mesure raciste et indigne sera celle de trop pour le FLN qui décide d’une grande manifestation publique, le 17 octobre 1961.

 

17 octobre 1961

Ce jour-là, sous une pluie d’automne, près de 30 000 Algériens se sont donné rendez-vous pour un boycott collectif du couvre-feu. Des cadres du FLN fouillent les participants pour éviter toute présence d’armes dans les cortèges. Les manifestants ont revêtu leur habit du dimanche et se rendent vers les différents points de rendez-vous, à Saint-Michel, à l’Étoile et sur les grands boulevards. La police, avertie de la décision du FLN, se déploie de manière à interpeller chaque participant supposé.

 

Le piège est en place et dès 17 heures le massacre peut commencer. Hommes, femmes, parfois mineurs, sont accueillis par une pluie de coups de matraque. À la tête, aux jambes, au ventre, ils sont systématiquement battus. Au pont de Neuilly, sur le boulevard Poissonnière, des coups de feu retentissent. Aucun policier ne sera tué. Les Algériens, eux, payeront le prix de leur audace. Pendant toute la nuit, c’est une véritable chasse qui s’opère dans les rues de Paris. Les prisonniers, plus de10 000, sont entassés dans des bus et conduits au palais des sports de la porte de Versailles, au stade de Coubertin ou dans la cour de la préfecture. Les meurtres sont camouflés, comme celui de la jeune Fatima Bédar (15 ans) dont l’assassinat sera maquillé en suicide (cf. OCTOBRE NOIR : une BD de Didier Daeninckx et Mako). Ainsi, malgré les corps repêchés dans la Seine ou gisant sur les boulevards de la capitale, la préfecture de police reconnaîtra seulement trois décès et aucun responsable ne sera inquiété.

 

17 octobre 2011

Aujourd’hui, la haine refait surface et le gouvernement rejoue la carte de l’ennemi de l’intérieur. De plus en plus, l’« autre » est vécu comme un agresseur, le musulman un terroriste, l’Asiatique un envahisseur, l’Africain, le Roumain, le chômeur et le jeune prêts à vous agresser. En 1961, c’est le racisme ordinaire, institutionnalisé, qui a mené à la mort les manifestants algériens. C’est un racisme instrumentalisé, utilisé par les politiques qui s’est déchaîné et conduit au massacre du 17 octobre et tout au long des mois qui suivirent jusqu’à Charonne en février 1962. 50 ans se sont écoulés, ce bout d’histoire de France a été remisé aux oubliettes et le pouvoir continue de jouer avec la haine, de faire peser la responsabilité de ses échecs sur les épaules de l’immigré, de l’assisté, du sauvageon. Inutile de faire ici la litanie des lois et déclarations du gouvernement qui exacerbent la méfiance et la suspicion. Le « diviser pour mieux régner » a un prix, pas toujours symbolique, le 17 octobre 1961 ce fut le sang des « FMA ».

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 20:32
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La lettre d’adieu à Fidel

Je sens que j’ai accompli la part de mon devoir qui me liait à la révolution cubaine sur son territoire et je prends congé de toi, des camarades, de ton peuple qui est désormais le mien.

 

Je renonce formellement à mes charges dans la direction du parti, à mon poste de ministre, à mon grade de commandant, à ma condition de cubain. Rien de légal ne me lie à Cuba, seulement des liens d’une autre nature que les nominations ne peuvent rompre.

 

En voyant redéfiler ma vie passée, je crois avoir travaillé avec assez d’honnêteté et de dévouement pour consolider la victoire de la révolution.

 

D’autres terres du monde réclament la contribution de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t’es refusé par tes responsabilités à la tête de Cuba et l’heure est venue pour nous séparer.

 

Il faut savoir que je le fais avec un mélange de contentement et de douleur : ici je laisse la part la plus pure de mes espérances de constructeur et ce que j’ai de plus cher parmi les êtres que j’aime… et je laisse un peuple qui m’a accueilli comme un fils ; c’est là un déchirement pour une partie de mon esprit. Je porterai sur les nouveaux champs de bataille la foi que vous m’avez inculquée, l’esprit révolutionnaire de mon peuple, le sentiment d’accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l’impérialisme partout où il est.

 

Che. 1965

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 20:13

 

Libération de René Gonzalez, un des « 5 de Miami » : renforcer la solidarité contre la justice inique des Etats-unis

 

 

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René Gonzalez a été libéré le 6 octobre 2011, après 13 ans de détention dans les geôles américaines.

 

Libre ? Pas complètement. Il est encore astreint pour trois ans à porter un bracelet électronique à la cheville et interdit de retour à Cuba. Sa femme est interdite de visa aux Etats-Unis. Ils ne se sont pas revus depuis treize ans. Ils ne se reverront peut-être pas avant 2015. Une nouvelle manifestation de la conception US des droits de l’Homme !

 

Les autorités cubaines et la famille de René Gonzalez expriment par ailleurs leurs craintes pour la sécurité du « libéré » dans un pays où les exilés fascistes cubains pourraient attenter à sa personne.

 

Cette libération, la plus tardive possible, a au moins le mérite d’attirer l’attention internationale sur les « 5 de Miami », ces 5 Cubains scandaleusement emprisonnés depuis 1998, condamnés pour certains à vie à la suite d’un procès inique.



Leur situation est devenue un symbole de la politique américaine d’intimidation contre Cuba mais aussi de la solidarité mondiale avec le peuple cubain et le système politique socialiste qu’il s’est choisi.

 

Les « 5 », outre René Gonzalez, Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez, Ramon Labanino et Antonio Guerrero, étaient chargés par Cuba de surveiller les activités anti-cubaines d’organisations d’extrême-droite implantées en Floride, dont la sinistre FNCA, Fondation nationale cubano-américaine qui finance les attentats terroristes à Cuba. En aucun cas, ils n’ont porté atteinte à la sécurité ou à la légalité américaines.



Mais ce n’est pas le problème des autorités et de la justice américaines qui ont voulu faire un exemple, avoir un nouvel instrument de pression idéologique contre Cuba.


 

La libération de René Gonzalez est l’occasion d’intensifier la campagne pour la libération de tous les 5.



C’est une question humanitaire. René doit pouvoir regagner Cuba et retrouver sa famille. Comme les quatre autres.



C’est aussi et avant tout une question politique. La souveraineté de Cuba doit être respectée. L’embargo économique doit être levé.    



Les « 5 de Miami » doivent être libérés.



Communistes français, nous continuerons à porter ce combat.

 

 

sources : http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 12:49
Colonisation ininterrompue, maisons détruites en masse, mur de la honte, contrôles aux checkpoints, confiscation de terres arables, privation d’accès à l’eau, racisme d’État, violation quotidienne des résolutions de l’ONU, humiliations permanentes... Ça ne peut plus durer ! Au moment, où de nombreux peuples se révoltent dans tous le Moyen-Orient pour trouver la voie de la démocratie, de la justice et de l’égalité, les aspirations du peuple palestinien doivent être entendues. Le temps est venu que les choses changent ! Bien sûr, l’échec des nombreuses négociations menées depuis 20 ans et l’escalade de la violence qui en découle pourraient décourager. La solution existe pourtant, simple et juste : un État palestinien pour le peuple palestinien.

En septembre, s’enclenche un processus qui doit conduire la Palestine à être reconnue comme un État, le 194ème membre de l’ONU.

Le peuple palestinien a le droit à cet État, libre et indépendant, dans les frontières de 1967 (Cisjordanie, bande de Gaza, Jérusalem-Est comme capitale), aux côtés de l’État israélien. C’est la condition de justice qui peut seule ouvrir un horizon de paix dans la région.

La France et l’Union européenne doivent soutenir activement cette chance historique.

En tant que citoyens engagés pour la paix, nous soutenons les peuples palestinien et israélien et leur droit de vivre en paix dans des États libres et souverains aux frontières sûres.

En tant que citoyens engagés pour la justice et les droits humains, nous appelons la France et l’Union européenne à prendre leurs responsabilités en approuvant à la prochaine assemblée générale de l’ONU – et au Conseil de sécurité pour les membres permanents – la reconnaissance de l’État palestinien.

Le Mouvement des Jeunes Communistes de France a lancé un appel pour soutenir la demande des Palestiniens pour que la Palestine soit reconnue comme le 194ème état membre de l’ONU. Le MJCF a soumis cet appel citoyen à diverses personnalités politiques, syndicales, associatives, mais aussi du monde culturel, philosophique, universitaire....

Voici la liste des premières personnalités qui ont accepté de le cosigner (par ordre alphabétique) :

1. Christophe Alévêque, humoriste et chroniqueur

2. Henri Alleg, ancien directeur d’Alger Républicain, président d’honneur de l’association de la cause anticolonial

3. Pouria Amirshahi, secrétaire national au droit de l’Homme du PS

4. Pierric Annoot, secrétaire général des jeunes communistes (MJCF)

5. Mouloud Aounit, président d’honneur du MRAP

6. Gérard Aschieri, syndicaliste

7. Nicole Borvo Cohen-Seat, président du groupe CRC-SPG du Sénat

8. José Bové, député européen

9. Marie George Buffet, députée, ancienne ministre

10. André Chassaigne, député

11. Didier Daeninckx, romancier

12. Laurianne Deniaud, présidente des Jeunes Socialistes (MJS)

13. Olivier Dulac, neuropédiatre, hôpital Necker

14. Patrick Farbiaz, animateur de l’association « Sortir du colonialisme »

15. Jacques Fath, responsable des relations internationales du PCF

16. Gérard Filoche, inspecteur du travail en retraite

17. Luc Foulquier, Ingénieur-chercheur en écologie

18. Jérôme Gleize, membre de l’exécutif d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV)

19. Pierre Gosnat, député

20. Robert Guédiguian, réalisateur

21. Marion Guénot, secrétaire national de l’UEC

22. Gisèle Halimi, avocate et ancienne ambassadrice de France

23. Denise et Hassan Hamouri, enseignante et commerçant

24. Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien et prisonnier politique en Israël

25. Jacky Hénin, député européen

26. Stéphane Hessel, ambassadeur de France

27. Elie Hoarau, député européen, secrétaire général du Parti Communiste Réunionnais.

28. Benjamin Joyeux, responsable de la commission transnationale EELV

29. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

30. Yvan Le Bolloch’, comédien et musicien

31. Jean Paul Lecoq, député

32. Jean Claude Lefort, député honoraire

33. Patrick Le Hyaric, député européen, directeur du journal l’Humanité.

34. Didier Le Reste, cheminot, syndicaliste

35. Marie-Noëlle Lienemann, membre du bureau national du PS

36. Gilles Manceron, historien, Ligue des droits de l’Homme

37. Catherine Margatte, maire de Malakoff

38. Henri Martin, résistant

39. Jean Luc Mélenchon, député européen, vice-président du Parti de gauche

40. Catherine Mills, maitre de conférences à la Sorbonne

41. Roland Muzeau, député, porte parole des députés communistes, républicain et du Parti de gauche

42. Jacques Nikonoff, porte parole du M’PEP

43. Daniel Paul, député

44. François Périnet, maitre de conférences à Paris Sud

45. Christian Piquet, porte parole de la gauche unitaire

46. Yvon Quiniou, philosophe

47. Georges Séguy, syndicaliste, déporté et résistant

48. Lucien Sève, philosophe

49. Taoufiq Tahani, universitaire

50. Nils Tavernier, acteur et réalisateur

51. Marie Christine Vergiat, députée européenne

52. Pierre Villard, co-président du Mouvement de la Paix

53. Daniel Voguet, avocat à la cour d’appel de Paris

54. Edouard Wagneur, mathématicien

55. Francis Wurtz, député européen honoraire

56. Emmanuel Zemmour, président de l’UNEF

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 23:09

Les

autorités médicales de Cuba

ont lancé les ventes du premier vaccin thérapeutique contre le cancer du poumon : CimaVax-EGF. Ce vaccin est le résultat de 25 années de recherches par des spécialistes de La Havane. L'ingrédient actif est fondé sur une protéine qui est présente lorsque le cancer est incontrôlé. Ce vaccin pourrait convertir le cancer en une maladie chronique, gérable, grâce à la génération d'anticorps qui luttent contre ces protéines qui font proliférer les cellules cancéreuses. Cette thérapie est particulièrement adaptée pour les patients qui ont un cancer du poumon avancé (étape 3 ou 4).



Le vaccin est donné gratuitement dans tous les hôpitaux du pays. On va essayer d'appliquer le même principe pour les cancers de la prostate, de l'utérus et des seins. Le cancer du poumon est un des pires (il tue 3 personnes sur 4... et rapidement). À Cuba, fumer est vu comme un art de vie ou symbole de statut : 20 000 personnes en sont pour leurs frais chaque année dans le pays.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 14:02
Solidarité avec les étudiants chiliens!

"L’éducation est un droit, pas un privilège !"

 

Si la mobilisation des étudiants chiliens ne cesse pas d’ici le 11 septembre, date anniversaire du coup d’état de Pinochet en 1973, le gouvernement prévoit de faire intervenir l’armée. En effet, le 11 septembre est une date hautement symbolique pour les étudiants chiliens !

 

Il y a 38 ans tombait le Chili d’Allende pour laisser la place à celui, autoritaire et ultra-libéral, d’Augusto Pinochet. Le gouvernement putschiste commence par rétablir l’ordre dans les établissements scolaires, notamment en exécutant les professeurs marxistes et apparentés. De même, les étudiants qui se sont engagés auprès de l’Unidad Popular sont réprimés. Le 12 septembre 1973, un décret braque le canon du régime sur la tempe des universitaires : tous les fonctionnaires de l’État sont déclarés intérimaires et les militaires envahissent les campus. Ainsi, l’appareil d’état aux mains de la junte est d’abord utilisé pour briser les résistances.

 

Cette première offensive permet d’organiser la libéralisation de l’enseignement sans encombres : élimination du fonctionnariat, suppression des écoles normales, charcutage des aides sociales (santé, restauration…). Le processus de restructuration s’achève avec l’autonomie des établissements désormais gérés par les muicipalités. En 1980, un décret permet aux mairies de céder les biens et édifices des organismes publics aux entreprises. La flexibilité devient le maître-mot des universités : chaque établissement développe les programmes qu’il veut vendre au patronat sur le marché de l’éducation. Evidemment, les enseignants sont frappés de plein fouet. Leur statut est liquidé : nombre d’heures, contenus et conditions de travail sont traités au cas par cas.

 

La population est de moins en moins scolarisée, la sélection sociale pour accéder à l’instruction prend un caractère général et massif, et la condition des enseignants se dégrade considérablement. Leur salaire est divisé par deux au terme des réformes, alors même que dans ce laboratoire de l’ultra-libéralisme où tout s’achète (santé, retraite, éducation), le coût de la vie ne cesse d’augmenter.

 

Pour la bourgeoisie chilienne, c’est l’El Dorado : l’éducation des travailleurs lui demande un investissement minimal et lui promet une grande rentabilité en termes de main-d’œuvre précaire, désarmée face à l’organisation capitaliste du travail et formée sur deniers publics aux seuls travaux dont se nourrissent les différents bassins d’emploi.

 

Ces différents éléments indiquent à quel point les intérêts du capital sont partout les mêmes, du Chili putschiste à la France sarkozyste, et quels moyens ses valets sont prêts à mettre en œuvre pour parvenir à leurs fins. Il nous appartient de faire barrage à ces logiques ! Les étudiants communistes français soutiennent la lutte des étudiants chiliens, pour la construction d’une Université émancipatrice et aux services de nos besoins sociaux !

L'UEC

 

 

source : http://jc-42.e-monsite.com

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 16:48

Camila Vallejo, jeune communiste, meneuse du mouvement étudiant

 

Le Chili prend aujourd'hui une revanche historique sur son passé. D'un côté, le gouvernement du président Sebastián Piñera, qui a bâti sa fortune grâce à la dictature sanglante du Général Pinochet, dans les années soixante-dix. 

De l'autre, les étudiants et les travailleurs. Les premiers se battent depuis quatre mois contre le système scolaire hérité de la dictature, marqué par la privatisation et l'autonomisation. Il oblige les élèves à s'endetter de 30 000 $ en moyenne pour payer des frais d'inscription exorbitants : au moins 200 $ par mois, dans le public comme dans le privé, alors que le salaire moyen plafonne à 650 $.

Camila Vallejo, jeune communiste, étudiante en géographie, et dirigeante de la Fédération des étudiants de l'Université du Chili (FeCh) depuis 2010, est devenue l'icône du mouvement. Certains, comme une sinistre responsable du ministère de la Culture, voient en elle une "chienne" à abattre; d'autres lui dédient de véritables hymnes. Dans la rue comme à la télévision, son discours est clair : " Il est temps de changer de système politique, de système économique, afin de parvenir à une redistribution plus juste du pouvoir et des richesses ".

Cet objectif est largement partagé par les salariés. Ils l'ont prouvé les 24 et 25 août, lors de la grève générale appelée par la Centrale unitaire des travailleurs (CUT). Les manifestations ont rassemblé ce jour-là 600.000 personnes, dont 400.000 dans la capitale, Santiago. Un lycéen de seize ans, Manuel Gutiérrez Reinoso, n'en est pas revenu, froidement abattu par la police.

Après cet assassinat, devant l'immense mobilisation, le gouvernement affirme vouloir ouvrir des négociations. Pour l'instant, il reste fidèle au Grand accord national sur l'éducation (GANE) et à l'université privée, et parle à peine de revaloriser les bourses. Nos camarades chiliens ont ouvert une brèche. Une longue lutte les attend encore. Pour en finir, une fois pour toutes, avec le coup d'état fasciste de 1973, qui avait brisé les espoirs de tout un peuple.

 

El pueblo unido jamas sera vencido !

 

source : http://jc92.over-blog.com/

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 18:41

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Si cette mobilisation ne cesse pas d’ici le 11 septembre, date anniversaire du coup d’état de Pinochet en 1972, le gouvernement chilien prévoit de faire intervenir l’armée.

En effet, le 11 septembre est une date hautement symbolique pour les étudiants chiliens !

Il y a 38 ans tombait le Chili d’Allende pour laisser la place à celui, autoritaire et ultra-libéral, d’Augusto Pinochet. Le gouvernement putschiste commence par rétablir l’ordre dans les établissements scolaires, notamment en exécutant les professeurs marxistes et apparentés. De même, les étudiants qui se sont engagés auprès de l’Unidad Popular sont réprimés. Le 12 septembre 1973, un décret braque le canon du régime sur la tempe des universitaires : tous les fonctionnaires de l’État sont déclarés intérimaires et les militaires envahissent les campus. Ainsi, l’appareil d’état aux mains de la junte est d’abord utilisé pour briser les résistances.

Cette première offensive permet d’organiser la libéralisation de l’enseignement sans encombres : élimination du fonctionnariat, suppression des écoles normales, charcutage des aides sociales (santé, restauration…). Le processus de restructuration s’achève avec l’autonomie des établissements désormais gérés par les muicipalités. En 1980, un décret permet aux mairies de céder les biens et édifices des organismes publics aux entreprises. La flexibilité devient le maître-mot des universités : chaque établissement développe les programmes qu’il veut vendre au patronat sur le marché de l’éducation. Evidemment, les enseignants sont frappés de plein fouet. Leur statut est liquidé : nombre d’heures, contenus et conditions de travail sont traités au cas par cas.

La population est de moins en moins scolarisée, la sélection sociale pour accéder à l’instruction prend un caractère général et massif, et la condition des enseignants se dégrade considérablement. Leur salaire est divisé par deux au terme des réformes, alors même que dans ce laboratoire de l’ultra-libéralisme où tout s’achète (santé, retraite, éducation), le coût de la vie ne cesse d’augmenter.

Pour la bourgeoisie chilienne, c’est l’El Dorado : l’éducation des travailleurs lui demande un investissement minimal et lui promet une grande rentabilité en termes de main-d’œuvre précaire, désarmée face à l’organisation capitaliste du travail et formée sur deniers publics aux seuls travaux dont se nourrissent les différents bassins d’emploi.

Ces différents éléments indiquent à quel point les intérêts du capital sont partout les mêmes, du Chili putschiste à la France sarkozyste, et quels moyens ses valets sont prêts à mettre en œuvre pour parvenir à leurs fins. Il nous appartient de faire barrage à ces logiques ! Les étudiants communistes soutiennent la lutte des étudiants chiliens, pour la construction d’une Université émancipatrice et aux services de nos besoins sociaux !

 

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