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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 15:40

La guerre civile entre le pouvoir kadhafiste et une « rébellion » hétéroclite, composée de tribus rivales et d’anciens bras droits du dictateur, aura duré six longs mois de combats équilibrés. L’intervention militaire intense de la coalition internationale emmenée par les membres européens de l’OTAN, au premier chef la France et les puissances de l’UE, avec la participation de monarchies absolutistes du Golfe, aura été décisive.

Il faudra attendre certainement des années pour connaître le sinistre bilan humain de cette guerre.

On comprend le soulagement des populations de voir ce cauchemar s’achever. Nous sommes les premiers à ne pas regretter la fin de cette dictature. Mais la nature même de la guerre ne laisse rien présager de bon.

 

Les puissances impérialistes, qui hier encore accueillaient Kadhafi en grande pompe, ne sont intervenues que pour obtenir un régime plus accommodant pour leurs intérêts économiques et notamment pétroliers. Voilà une attente que le « Conseil national de transition » ne décevra pas.

 

110822_raffinerie_Ras_lanouf.jpgLes cours en bourse des trusts pétroliers ENI (Italie), OMV (Autriche) et Total ou GDF-Suez (France) se sont envolés sur les places européennes. Le symbole est parlant. Chaque belligérant compte profiter de la nouvelle répartition du gâteau pour ses compagnies, pour le pétrole, les infrastructures, la reconstruction.

Les dictatures du Golfe, le Qatar et les Emirats arabes ne sont pas les dernières à revendiquer leur part. Dans l’écrasement de la rébellion barheinie, ces « alliés de la démocratie » ont bien cautionné la répression de l’Arabie Saoudite.

 

Les espoirs de certaines composantes du peuple libyen en termes de droits démocratiques sont bien précaires. L’amalgame d’éléments réactionnaires, royalistes, islamistes et surtout ex-Kadhafistes, également affairistes et maffieux, que constitue le CNT, de plus dépendant de l’étranger, n’aura pas cela comme priorité.

Une catégorie est en outre totalement occultée en Libye, dans ce pays dont la population, peu nombreuse, vit de la rente pétrolière : les travailleurs immigrés des pays arabes ou africains qui composent plus de la moitié de la classe ouvrière. Ils ont été ballotés sous les bombes, dans les ports et aux frontières. Ils vont pouvoir revenir sous une exploitation au moins égale, sinon accrue.

L’intervention française, menée par Sarkozy et Bernard Henri-Lévy, avec le soutien de la quasi-totalité des forces au Parlement (Hollande, Aubry, Joly…) aura coûté des centaines de millions d’euros au peuple français, pour semer la guerre et la mort. Elle aura profité aux actionnaires de Total.

 

Il n’y a pas d’ingérence « humanitaire » d’une puissance capitaliste, il ne peut y avoir qu’une agression impérialiste.

Communistes*, nous aurons été parmi les seuls à condamner cette intervention, à contre courant de la propagande de l’idéologie dominante.

Nous continuerons.

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 15:51

 

Kadhafi a perdu le pouvoir en Libye après plus de quarante ans de règne sans partage, terrassé par cette exigence de justice sociale et de démocratie, devenue irrésistible après les retentissantes révolutions tunisienne et égyptienne. Tous les partisans de la liberté et de l’émancipation des peuples ne peuvent que s’en réjouir.

 

Pour autant, la naïveté n’est pas de mise. Sarkozy, Cameron et l’OTAN qui ont appuyé de manière décisive la chute de Kadhafi, ne sont pas les chevaliers de la démocratie mondiale. Pour preuves, les scandales tunisiens d’hier ou encore le soutien plus silencieux mais ô combien massif de tant de dictateurs africains, valets obéissants de la Françafrique, pour le plus grand bonheur de Sarkozy et de ses amis du CAC40…

 

Si cette bande de mercenaires capitalistes a renversé Kadhafi, la liberté et le progrès social pour les Libyens ne sont donc pas encore assurés… Sur les dépouilles encore fumantes de l’ancien régime, les ressources d’hydrocarbures (jadis nationalisées par Kadhafi) se négocient ardemment maintenant qu’elles sont livrées à l’appétit insatiable (et pas partageur…) des compagnies transnationales occidentales. Les richesses du pays s’apprêtent donc déjà à être pillées !

Quant à la démocratie, elle n’est pas assurée. Sarkozy & Cie aiment-ils tant la démocratie qu’ils soient prêts à laisser un futur gouvernement (re-)nationaliser pétrole et gaz pour développer le pays… ?

 

Cette chute est donc une bonne nouvelle pour le peuple et la jeunesse de Libye mais leur combat pour la démocratie et la justice sociale demeure entier. Qu’ils soient assurés du plein soutien du MJCF.

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 14:54
Le mouvement Jeunes Communistes de France est inquiet par rapport aux actions réactionnaires et anti-démocratiques que peuvent prendre le clan Wade après le revers populaire qu’il a connu. En effet, le peuple sénégalais, avec à l’avant-garde sa jeunesse, a rejeté massivement la volonté de modification de la constitution par le clan Wade qui prévoyait de reconduire Abdoulaye Wade comme président et son fils, Karim, comme vice-président en obtenant moins de 25% des suffrages.
 Face à ce mouvement populaire, le gouvernement sénégalais, d’après plusieurs sources, font appel aux actions les plus réactionnaires pour tenter de stigmatiser et de réduire en poussière l’opposition. Après la déroute du Parti Démocratique du Sénégal (PDS) le 23 juin 2011, Karim Wade a sollicité l’Elysée en contactant Robert Bourgi, le M. Francafrique du Président Sarkozy, pour que la France fasse intervenir les 1200 soldats français présents sur le territoire sénégalais. Officiellement la réponse de la France fut négative en indiquant que les ressortissants français n’étaient pas en danger. Malgré tout, au vue de l’attitude guerrière de notre président et pour conforter les intérêts des puissances financières, il y a lieu de s’inquiéter dans les vélléités impérialistes de la France dans toute l’Afrique de l’Ouest et de son imposition à renforcer son contrôle (Côte d’Ivoire, Mauritanie, Guinée, Burkina Faso, Maroc, etc.). Ce contexte ne peut être déconnecté des prises de conscience de ces populations à plus de liberté, d’égalité, de dignité et d’autonomie, mais aussi de l’émergence de pays comme la Chine, l’Inde ou l’Amérique Latine. La nomination de Ouattara en Côte de d’Ivoire et l’attitude de l’armée française est un des premiers signe de cette stratégie de renforcement. Tout cela n’a qu’un seul but, conforter les positions des grandes multinationales et le contrôle des matières premières aux mains des capitalistes. En s’interressant plus précisement au Sénégal, Nicolas Sarkozy vient de nommer à la tête du contingeant français, le Général Saint Quentin, une sorte de préfet de la Francafrique. Ce Général a démontré par le passé ces actes sanguinaires à réprimer toutes émergences populaires et démocratique mais aussi à manipuler les populations entre elles. Cet homme est le « présumé génocidaire » du massacre au Rwanda, celui là même où la France refuse de le présenter devant le « Tribunal Pénal International », pour des faits corroborés dans un rapport de l’ONU. Le Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) comprend bien les enjeux qui se jouent et a adressé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy (http://cinquieme-congres-du-pit-sen...).
Le soutien appuyé des jeunes communistes français envers l’UJDAN et le PIT n’est pas seulement le rapprochement entre des organisations progressistes mais un lien stratégique et durable pour contrer l’impérialisme et le nationalisme. C’est pourquoi il nous apparaît necessaire de renforcer ces liens. L’UJDAN et le PIT font apparaître un espoir de voir émerger des forces populaires révolutionnaire et démocratique dans cette région. L’expèrience récente du BENNO SIGGIL et du M23 (sorte de front populaire) avec la participation active de l’UJDAN et du PIT montrent leurs capacités de rassemblement à l’intérieur du Sénégal mais aussi au delà de leur frontières en essayent de reconstruire un lien avec d’autres forces progressistes dans cette région non sans difficulté. Le MJCF réitère son soutien fraternel au mouvement populaire sénégalais et aux organisations sœurs que sont l’UJDAN et le PIT pour la démocratie, le développement productif, les services publics et la justice sociale. Nous condamnons fermement toute intrusion potentielle de la France pour soutenir les actions anti-démocratiques du clan Wade et du PDS qui vont à l’encontre du mouvement populaire sénégalais. La connivence de Sarkozy avec le clan Wade (cf http://www.youtube.com/watch?v=3bSL...) est un signe du néocolonialisme encore existant, le MJCF combat et combattra toujours les forces qui vont à l’encontre du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 22:11
208872 10150156056612103 620097102 6451020 6436296 n[1]Depuis un mois déjà, la jeunesse israélienne a réussi à mettre la population dans les rues. Installée sur la place Rothschild, l’une des plus prestigieuses de Tel Aviv, dans des tentes, la jeunesse a été suivie par un grand nombre d’Israéliens : selon les derniers sondages, 87% de la population approuverait ce mouvement qui n’est pas sans rappeler les «Printemps arabes» et le mouvement des «Indignados» en Espagne.

La semaine dernière, la gronde a pris une tournure sans précédent dans l’histoire du jeune État : 300 000 personnes, dont quelques membres du MJCF présents sur le territoire, ont ainsi battu le pavé (150 000 à Tel Aviv et l’autre moitié dans le reste du pays) à l’appel des différentes forces de gauche. La rue résonnait au son de slogans tels que : «Walk like an Egyptian» et «Milliardaires enfermez-vous» ou tout simplement «Le peuple exige la justice sociale».

Un mouvement social sans précédent, qui a dans sa ligne de mire le coût de la vie trop élevé (alimentation, santé, études) et les prix excessifs du logement. Aucun rejet de l’État mais un Premier Ministre de plus en plus visé personnellement et qui, par peur de voir la contestation s’intensifier encore un peu plus, a décidé de mettre en place une commission en charge de l’examen des revendications de la « Place Rothschild ».

Une parade de plus. Aucun geste n’a été lancé en direction de la communauté palestinienne, toujours privée d’État et dont les conditions de vie sont plus dures d’années en années sauf l’annonce de nouvelles colonies à Jérusalem Est pour « répondre à la crise du logement ». Une nouvelle illustration du piège guerrier dans lequel Netanyahou et son gouvernement enferment leur peuple.

Le MJCF soutient le mouvement social contre la politique ultra-libérale du Premier Ministre israélien et de son gouvernement et réaffirme son soutien au peuple palestinien, pour qu’enfin, eux aussi, puissent accéder à des conditions de vie décentes dans un État qui serait le leur. Le MJCF dénonce de plus la politique raciste et xénophobe de ce gouvernement, politique qui est menée au détriment du financement de la santé et de l’éducation pour tous.

Nous appelons en dernier lieu à la mobilisation partout en Europe le 15 octobre pour réaffirmer ensemble notre refus de l’austérité et exiger partout, à l’instar des Israéliens, plus de justice sociale.

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 18:01

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La semaine prochaine, le délai pour la présentation du Recours en Habeas Corpus présenté par Gerardo Hernández Nordelo, condamné sans preuve à une double perpétuité et auquel le gouvernement des USA continue de refuser son droit élémentaire à être entendu devant la justice, arrivera à son terme.

Il ne faut pas oublier que le 25 avril dernier, la Procureur Caroline Heck Miller, au nom du gouvernement des États-Unis, a demandé au tribunal fédéral de Miami de refuser son appel extraordinaire.

A cette occasion nous nous posons une question..."Que redoute le Parquet de Miami en refusant une audience à Gerardo, Héros de la République de Cuba pour avoir empêché des actes terroristes contre son peuple, détenu depuis près de 13 ans dans une prison de sécurité maximum, à qui on refuse la visite de son épouse depuis plus d’une décade, qui comme ses quatre frères qui luttaient pour cette même cause, a été reclus à plusieurs reprises dans des cellules d’isolement maximum sans avoir commis un quelconque manquement à la discipline, et qui sollicite le droit basique à ce que ses arguments soient écoutés et que soient produites les preuves supposées exister contre lui ?".

Récemment a été publiquement révélée la manipulation du gouvernement américain consistant à payer à des journalistes de Miami un quart de million de dollars pour diaboliser les Cinq afin de convaincre à l’avance le jury de leur culpabilité. Ceci constitue une prévarication de la part du gouvernement des USA et c’est l’un des arguments que Gerardo doit présenter devant la justice.

 

Depuis 12 jours, le Parlement de la République de Cuba dénonce l’arbitraire des États-Unis contre Gerardo auquel est refusé l’accès aux documents légaux en relation avec son affaire.

Pour paraphraser les récentes déclarations d’Obama, nous dirons avec 10 Prix Nobel, des milliers d’intellectuels et d’artistes, des Parlementaires et des Gouvernements : « Il est temps que Gerardo Hernandez et ses quatre compagnons soient libérés », « Même si ce n’est que pour des raisons humanitaires, nous croyons qu’il est temps, après 13 ans d’un enfermement injuste que les cinq soient libérés ». « Nous n’attendons rien d’autre des cours nord américaines, mais nous croyons que le gouvernement des USA devrait prendre la décision correcte de permettre le retour des Cinq dans leurs familles ».

 

Obama peut libérer les Cinq en faisant usage des prérogatives que lui confère la Constitution des USA en tant que président. Il est temps qu’il mette fin à cette injustice et qu’il écoute la clameur de l’humanité.

Au sein de la solidarité internationale nous ne cesserons pas un instant de lutter jusqu’à ce que les Cinq retrouvent leur Patrie et leurs familles.

 

Comité International pour la Libération des Cinq

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 13:18

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Né un 13 août 1926, Fidel Castro célèbre ses 85 ans avec la même simplicité et authenticité qui l’ont accompagné toute sa vie.

 

I est celui qui a renversé le dictateur Batista et donné naissance à une révolution que l’Empire des USA n’a pu vaincre avec ses interventions armées, ses centaines de millions de dollars pour corrompre, créer des épidémies, susciter des actes criminels et un blocus économique défiant toutes les règles du droit international.

 

 

Peu d’hommes d’État, des 50 dernières années, peuvent se présenter avec autant de consistance et de fidélité à certaines valeurs fondamentales relatives aux personnes et aux sociétés.

 

L’insistance mise par la Révolution sur l’éducation et la santé est un premier indicateur de la valeur accordée à la personne humaine. De fait, sans éducation et sans la santé, les personnes demeurent vulnérables à la manipulation et à l’isolement. Elles ne peuvent assumer les responsabilités dont elles ignorent les avenants et les aboutissants. Depuis longtemps, Cuba est libre d’analphabétisme et son système d’éducation fait l’envie de nombreux pays de la région. Quant à son École de médecine, sa réputation n’est plus à faire. Cuba est le pays qui dispose du plus grand nombre de médecins par mille habitants. Il fallait le faire en dépit et à l’encontre de toutes les contraintes mises sur sa route tout au long de ces 50 années.

 

Un second volet qui caractérise la Révolution cubaine est celui de la solidarité nationale et internationale. Nous connaissons de plus en plus les interventions de Cuba dans diverses régions du monde. Il n’y va pas avec des fusils pour y faire la guerre, mais avec des ressources humaines pour y apporter éducation et santé. Cette coopération n’est d’aucune manière conditionnée aux idéologies des pays où professeurs et médecins se rendent.

 

Il en est de même pour l’ouverture de l’École de médecine à de nombreux étudiants étrangers, y compris des États-Unis. Dans la grande majorité des cas, Cuba assume les frais de formation de ces jeunes trop démunis pour payer cette formation, mais suffisamment intelligents et habiles pour en maitriser les connaissances et leurs applications. Ils sont des milliers, aujourd’hui, oeuvrant dans leurs pays respectifs auprès des populations les plus défavorisées. Ce qui a fait dire à l’ex Président de l’Assemblée générale des Nations unies, Miguel D’Escoto, que Fidel Castro était sans nul doute le personnage le plus solidaire des causes humaines. Chez lui, la solidarité s’écrit par des actions et des engagements.



Dommage que nos politiciens et médias continuent à le diaboliser et à taire ses réflexions et commentaires sur ce que vit le monde d’aujourd’hui. N’importe, les peuples savent le reconnaître et de plus en plus de dirigeants s’en approchent pour y puiser conseils et sagesse. Son influence déborde les frontières de Cuba et rejoint les peuples de l’Amérique latine, d’Afrique et plusieurs du Moyen Orient et d’Asie.

 

Quelque part, les forces porteuses de vérité, d’authenticité et de consistance en arrivent toujours à percer les nuages du mensonge, de la manipulation et de l’incohérence. Peu d’hommes d’État peuvent rivaliser avec la stature de cet homme toujours porteur d’un message de solidarité, d’humanité et de fraicheur.

Fidel, bon 85ième anniversaire. Tu demeures pour bien des peuples et de nombreux dirigeants un phare qui éclaire sans éblouir et qui guide sans dévier de la voie à suivre.

 

Oscar Fortin
Québec, le 13 août 2011
http://humanisme.blogspot.com

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 13:50

Logo-fmjd[1]

Ce rapport a été présenté par Tiago Viera, président de la FMJD, membre de la Jeunesse Communiste Portugaise (JCP), lors de la réunion de la Commission Europe Amérique du Nord du 16 et 17 juillet à Berlin.

 

Au cours des dernières années, la situation de la jeunesse au niveau mondial a continué à se développer de façon négative, confirmant notre analyse selon laquelle le bien-être des peuples et des jeunes est incompatible avec l’ordre impérialiste mondial, tel qu’il résulte de l’expansion du système irrationnel et injuste qu’est le capitalisme.

Ce fait n’a jamais été aussi visible et clair aux yeux de l’humanité que durant la dernière période. Suite à la crise des prix alimentaires et de l’énergie, l’éclatement de la "bulle spéculative" aux USA a apporté avec elle l’inévitable crise internationale du système capitaliste, qui a produit une augmentation massive du chômage (en particulier parmi les jeunes générations) et une diminution substantielle du pouvoir d’achat des travailleurs.

Cependant, toutes les couches de la société n’ont pas été touchées de la même manière. Alors que les travailleurs et les jeunes ont vu leurs droits être détruits, leurs lieux de travail fermés et leurs salaires diminués, les grands groupes économiques, en particulier le secteur bancaire, sont restés intacts et ont été plusieurs fois renflouées par des fonds publics.

Ces faits conduisent à la destruction du système productif et des services publics de nombreux pays, tandis que les grands groupes économiques ont continué à profiter des niveaux élevés de profits et de l’accumulation de richesses. La situation vécue dans les pays comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal (et bientôt en Italie, Espagne et Belgique) constitue une preuve incontestable de l’exploitation dont ces peuples sont victimes juste pour que les bénéfices des grand groupes économiques nationaux et internationaux restent intacts.

Au cours des dernières années, sous le prétexte de la crise et des soi-disant « sacrifices pour tous », il y a eu une tendance générale à modifier par la force le droit du travail. Au niveau des jeunes, cela a eu un fort impact sur la généralisation « des formes flexibles » de travail (intérim, CDD…) et sur l’explosion de la précarité parmi les travailleurs, ainsi que sur la poursuite de phénomènes sociaux alarmants tel que le travail des enfants.

De tels faits ont contribué à approfondir encore davantage l’écart entre les riches et les pauvres, au niveau international comme au sein de la plupart des pays du monde. La situation de pauvreté affecte aujourd’hui plus d’un milliard d’êtres humains, dont beaucoup ne vivent pas dans des situations de pauvreté extrême, mais dans des situations de pauvreté cachée, autant en raison de l’augmentation de l’exploitation des travailleurs, de l’élimination partielle ou totale de mécanismes d’intégration sociale que de la privatisation des services publics de base. Parallèlement, la pauvreté, la faim, la malnutrition et le manque d’accès à l’eau potable continuent d’affecter des millions d’êtres humains (aux seuls États-Unis, 49 millions de personnes souffrent de la faim ou de la malnutrition). Dans un monde où il y a une production d’aliments plus élevée que les besoins de la population mondiale, seule la distribution irrationnelle des ressources du système capitaliste peut expliquer que des enfants continuent à mourir de faim chaque jour.

L’accès à l’éducation continue d’être, pour un nombre croissant de jeunes, uniquement un mirage. L’absence de politiques publiques cohérentes dans de nombreux pays, et la privatisation partielle ou totale des écoles et universités, dans une grande partie du monde, conduit à une situation ou seul un pourcentage infime des jeunes de la planète peuvent réellement avoir accès à tous les niveaux de l’enseignement supérieur sans aucune sorte de barrière économique et sociale.

L’accès à la santé ne fait pas exception dans la dégradation générale des conditions de vie. Des millions de jeunes partout dans le monde n’ont toujours pas accès aux soins et à une bonne prévention des maladies. Un des exemples est l’absence de politique publique forte de nombreux gouvernements en matière de prévention et d’éducation sexuelle des jeunes, qui conduit à la poursuite et à la généralisation des maladies sexuelles - notamment celle du virus mortel du VIH / sida - et aux grossesses non désirées, particulièrement chez les adolescents.

Comme un paradoxe inhérent à l’ordre impérialiste mondial, malgré la crise et les attaques énormes contre les travailleurs et les droits des jeunes (tant de fois sous le prétexte de « l’absence d’argent »), la militarisation du monde se poursuit, avec de vastes quantités d’argent investies dans le renouvellement des armées, l’armement, la recherche d’armes nouvelles et plus sophistiquées, les armes et essais nucléaires, la promotion des conflits, les occupations et la mise en œuvre des guerres impérialistes. Cette dépense a augmenté de 49% dans la dernière décennie et dans la seule année 2008 elle a été de 1 500 milliards de dollars.

Une des conséquences de la crise - issue de la nécessité du système de chercher de nouveaux marchés et d’extraire plus de profits - l’impérialisme a rendu réel le vieux principe qui consiste à faire de la guerre une extension de la politique, par des moyens violents. En utilisant la même justification que par le passé, de la soi-disante « guerre humanitaire », les forces impérialistes ont envahi la Libye après avoir fait la promotion d’une guérilla interne soutenue par les Etats-Unis, l’Union européenne et armée par l’Arabie saoudite et la France. La guerre en Libye n’a rien à voir avec la défense de la démocratie ou avec le bien-être du peuple libyen, mais a une claire motivation économique et géostratégique. Comme dans le cas de l’Irak, l’OPA sur la Libye signifierait pour l’impérialisme de nouvelles réserves de pétrole disponibles à très faible coût et un endroit où enfin installer le commandement étasunien en Afrique (AFRICOM).

Au cours des dernières années et en particulier dans le contexte de la crise, les médias de masse ont continué à jouer un rôle important dans la diffusion de l’idéologie dominante et dans la manipulation des esprits des jeunes du monde. Utilisés pour imposer leurs principes et valeurs en collaboration avec l’école, les médias (télévision, cinéma, radio et internet) constituent un énorme investissement des grands groupes économiques pour maintenir l’assimilation des messages qui défendent le système : « il n’y a pas d’alternative à la politique imposée, il est inutile de lutter contre ces politiques, il est nécessaire de faire cela pour répondre aux besoins du système même si cela implique le début de guerres… ».

Par ailleurs, la création et la promotion des soi-disant « agences de notation » ont servi à répandre la panique parmi les populations afin de mener la classe ouvrière à docilement accepter toutes les revendications des marchés. Sous couvert d’une évaluation indépendante des dettes des États et des entreprises publiques, comme des médias, ce sont en fait de simples instruments pour forcer aux interventions externes (comme au Portugal, en Irlande et en Grèce), à l’augmentation des taux d’intérêt payés par les Etats au secteur bancaire et à la dévaluation des entreprises publiques dans le processus de privatisation afin de les rendre encore moins cher pour les groupes économiques privés qui veulent les acheter.

Mais tout n’est pas négatif.

La poursuite des luttes de la jeunesse à différents niveaux nous rappelle que cela vaut la peine de continuer à se battre. Les luttes puissantes et massives des étudiants pour le droit à l’accès à l’éducation, pour la paix et pour d’autres demandes ont été une partie importante du mouvement de jeunesse, de la croissance de son activité et de son impact dans les différents pays.

L’incorporation de plus en plus de jeunes travailleurs dans les luttes développées par le mouvement ouvrier a été un élément essentiel du renforcement de la lutte contre le chômage, la précarité, contre l’absence de conditions de travail décentes, contre les salaires insuffisants et d’autres exigences actuelles. Par ailleurs, l’engagement des jeunes dans de nouvelles expressions de lutte, de façon isolée ou dans le cadre du mouvement général, pour la paix, les services publics, le logement, la défense de l’environnement, le droit à la santé, etc., n’a cessé de croître et représente un développement positif de ces quatre dernières années.

Dans ce contexte, dans le monde entier notamment en Europe, plusieurs mouvements de protestation « spontanée » ont vu le jour dans de nombreux cas, menés et composés essentiellement par des jeunes. Ces mouvements, qui prétendent être « apolitique », ont pris de l’ampleur dans différents pays et, dans de nombreux cas, reprennent les revendications du mouvement des travailleurs et des partis politiques progressistes. Cependant, la couverture médiatique intense qui est donnée à ces mouvements constitue une tentative pour les dévier de leurs préoccupations réelles et justes (chômage, précarité, bas salaires) en les caractérisant non pas comme des formes de protestation qui s’ajoutent aux demandes et structures progressistes déjà existantes (dont ils font partie), mais comme de « nouvelles » formes d’organisations qui font concurrence à celles qui ont toujours lutté pour les mêmes objectifs. Cette déviation constitue une partie de la stratégie de l’impérialisme et des classes dominantes pour piéger les peuples et les jeunes dans la lutte « anti-partis politiques » et « antisyndicalisme de classe », afin d’entraîner la confusion, les amenant à penser que toutes les forces et organisations sont les mêmes, maintenant ainsi le mécontentement des couches isolées et les empêchant de se rassembler et de s’organiser en collaboration avec leurs alliés afin de marcher avec succès vers l’accomplissement de leurs objectifs, qui peut uniquement être atteint par le renversement de l’impérialisme et de ses alliés dans chacun des pays.

Cette victoire contre l’impérialisme et le dépassement de la crise sera une réalité quand les peuples, les travailleurs et les jeunes seront capables de briser les chaînes de la domination qu’ils subissent. Pour ce faire, il est nécessaire de renforcer de plus en plus la lutte quotidienne, dans chaque lieu de travail et chaque école, pour répondre à toutes les revendications et besoins, à partir des plus petits jusqu’à ceux à grande échelle, afin que, par ces luttes et ces victoires atteintes, les peuples se rendent compte qu’il ne dépend que d’eux et de leur capacité à lutter d’une manière organisée pour obtenir la victoire finale contre l’impérialisme !

Traduction : Charlotte

 

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 13:53
Les jeunes communistes apportent leur soutien à Marwan Barghouti :
La délégation de la JC en Palestine a rencontré Fadwah Barghouti!
  

http://www.palestine-solidarite.org/Marwan_Barghouti2.jpgAprès notre rencontre avec Salah mercredi, nous sommes parvenus a rencontrer Fadwah Barghouti, responsable politique palestinienne majeure, dans son bureau de Ramallah où sont centralisées et impulsées les initiatives visant la libération de son époux, le député Marwan Barghouti.

Depuis près de dix ans – nous commémorerons ce sinistre anniversaire le 15 avril 2012 – le leader palestinien croupit dans les prisons israéliennes, mais il va bien et, surtout, la tactique du gouvernement israélien qui a mené à son enfermement est durement mise en échec. La popularité et l’écho de la figure de proue de l’unité palestinienne demeurent intacts. Nous avons ainsi vu son portrait dans de nombreuses villes palestiniennes, comme à Bil’in où nous avons manifesté hier contre le mur d’apartheid.

Fadwah Barghouti a tenu à délivrer un message très fort en direction de la jeunesse. La jeunesse palestinienne a un rôle majeur à jouer : elle représente une très large part de la population palestinienne – 60 pour cent – à Gaza et porte l’avenir entre ses mains. En quête de démocratie et de liberté, mais aussi de vivre dignement avec les mêmes droits que n’importe quelle autre dans le monde, cette jeunesse a besoin du soutien de tous les jeunes progressistes du monde!

En ce sens, Marwan et Fadwah soutiennent fortement l’unité du peuple palestinien – rapprochement Fatah-Hamas – et nous ont demandé de mener une campagne active pour pousser l’État français à prendre ses responsabilités en se prononçant en septembre à l’ONU pour la reconnaissance de l’indépendance du peuple palestinien. Cette action est d’autant plus nécessaire que les États-Unis et Israël sont déterminés à faire barrage à cette reconnaissance, y compris par des pressions économiques sur des États endettés, tout reste pourtant possible puisque 118 États sur les 130 requis ont déjà annoncé leur soutien à l’indépendance palestinienne. Les peuples d’Europe – la plupart des gouvernements européens ne se sont pas encore prononces clairement pour l’instant – ont donc un rôle déterminant à jouer pour faire pression sur les dirigeants de leur pays.

Continuons donc notre combat avec une détermination toujours plus grande!

Luttons pour la libération de Marwan! Luttons pour une paix juste et durable en Palestine!

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 00:30

Aurore-Martin-Bethune-2-copie-1.jpg

Terre de luttes par excellence, le Nord s’indigne du sort réservé à Aurore Martin, la militante de la Cause basque, dans le cadre de l’inique Mandat d’arrêt européen.
Un mot d’ordre : SOLIDARITÉ !

 

Des militants de la Jeunesse communiste en digne héritiers des partisans de l’anticolonialisme, des syndicalistes des Unions locales CGT de Bruay-la-Buissière ou Béthune, Hervé Poly, le premier secrétaire de la Fédération du Pas-de-Calais du PCF plus que jamais fidèle aux traditions internationalistes du mouvement ouvrier, des citoyens inquiets des atteintes portées aux libertés dans le cadre de l’application du Mandat d’arrêt européen (MAE)…


Sous un soleil estival, la cité de Buridan rayonnait du sourire d’Aurore Martin militante de la Cause basque menacée d’extradition vers l’Espagne. Son crime ? Avoir sur papier couché les mots de la résistance dans un pays où l’on continue, comme sous Franco, de pratiquer la torture à l’encontre de ces combattants qui ont, à l’heure de la mortifère standardisation européenne à la sauce libérale, l’outrecuidance de revendiquer « l’indépendance et le socialisme ». Pour son appartenance à l’organisation Batasuna, interdite de l’autre côté des Pyrénées, mais parfaitement légale dans l’Hexagone, Aurore Martin encoure une peine de douze années de prison !


A l’appel du comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62) et du Comité Solidarité basque de Lille, les manifestants ont exigé la « liberté pour Aurore !» et ont dit « non à l’extradition !», dans le cadre d’une campagne de sensibilisation déjà ponctuée par un rassemblement à Lille quatre jours plus tôt. Banderole déployée, drapeaux aux couleurs du Pays basque ou rouges floqués du marteau et de la faucille au vent, ils ont entrepris le tour du beffroi, incarnation de ces libertés jadis arrachées au régime féodal. Tout un symbole !

 

Aurore-Martin-Bethune-3.jpg

Au pied du beffroi de Béthune

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 22:42

 

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Alors que le pays connaissait de nouveau une grève générale et de fortes mobilisations, le nouveau plan d'austérité était aujourd'hui voté par les sociaux-démocrates et la droite au parlement.

 

 

Intitulé "Cadre à moyen terme de stratégie budgétaire", le nouveau plan, dicté par l'UE et le FMI pour les capitalistes et les marchés financiers, prévoit d'ici 2015 des économies de 28,4 milliards d'euros et des privatisations massives devant apporter 50 milliards d'euros.

 

Les mesures prévues sont en effet, l'abaissement du seuil général d'imposition de 12.000 à 8.000 euros par an et une taxe de solidarité de 1 à 5% sur les revenus. La taxation du fuel de chauffage augmente. De nouvelles hausses de TVA sont prévues. Les allocations sociales, y compris de chômage, seront plus difficiles à obtenir. Certaines retraites complémentaires seront réduites. Pour les fonctionnaires, des réductions ciblées de salaires sont prévues. Les privatisations vont des ports et aéroports à la Poste, en passant par l'énergie et les banques.

 

Le résultat du vote, 155 voix favorables contre 138 défavorables, laisse penser que le programme sera définitivement adopté

 

jeudi, où les députés doivent voter sur la loi d'application qui fixe les moyens de réaliser les économies budgétaires prévues dans le plan d'ici 2015.

 

 

Alors que les grecs se mobilisent depuis dès mois contre les privatisations, la baisse des salaires et des pensions et la hausse exponentielle du chômage et de la précarité, le gouvernement social démocrate de Georges Papandréou décidait, après avoir vendu les bijoux, de liquider le pays tout entier sur l'autel du capitalisme.

 

Si la semaine dernière sa tentative d'un gouvernement de coalition avec la droite avait échoué, c'est bien une "Union Sacrée" contre le peuple que nous avons pu observer aujourd'hui au parlement grec.

 

Pendant que les gouvernants, de Jerzy Buzek(président du parlement Européen) à Angela Merkel et les financiers européens se réjouissaient de "la bonne nouvelle", et sabraient le champagne, le peuple lui trinquait. En effet, 34 personnes étaient hospitalisées cette après-midi suite à la répression des mobilisations. Bel exemple de démocratie ou le pouvoir d'une minorité est maintenu par la force contre le peuple!

Le Mouvement Jeunes Communistes de France exprime de nouveau sa solidarité avec le peuple grec dans sa lutte contre les politiques réactionnaires imposées par ses gouvernants aux ordres du FMI et de l’UE.

Ceux qui nous dirigent ne devraient pas trop se réjouir. Hier encore lors de la manifestation, PAME déroulait une banderole à l'Acropole: "les peuples ont le pouvoir et ne se rendent jamais". Cette chronique d'une mort annoncée pourrait bien se retourner contre ceux qui l'avaient planifiée...

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