Dans le même temps le plan de relance de plus de 400 milliards d'euros aux banques qui fait suite à la crise des subprimes et à la crise bancaire, la suppression de la taxe professionnelle... ne sont en fait que des cadeaux financiers fait au capital, au patronat. Le père noël est donc généreux voire très généreux pour certains et beaucoup moins avec d'autres. Tout cela sans parler des 15 milliards par an que coute le paquet fiscal aux travailleurs dont je rappelle brièvement le principe, vous êtes très riche, le trésor public vous fait un gros chèque. Ainsi 90 000 personnes ont pu avoir l'agréable surprise de recevoir un chèque de 50 000 euros en 2008. Je n'évoque pas non plus le système du fameux « travailler plus pour gagner plus » où là encore je vous rappelle le principe, vous êtes chef d'entreprise et ne voulez pas augmenter les salaires de vos salariés, vous les faites travailler au-delà des 35 heures prévues par la loi et les heures supplémentaires ainsi effectuées sont exactement les mêmes qu'au préalable sauf que vous ne payez pas de cotisations sociales autrement appelées dans la dialectique patronale « charges ». Ces charges (c'est écrit noir sur blanc dans le texte de loi) doivent tout de même être financées et ceci avec....je vous le donne en mille...l'argent public bien sur, celui de nos impôts, le notre. Vous travaillez donc plus pour gagner plus, pour payer plus d'impôt, pour gagner plus, pour payez plus d'impôt, pour....Il faut parfois mesurer le ridicule de la propagande de l'adversaire.
Nous somme beaucoup à penser dans ces conditions qu'il faut faire table rase du passé tant on voit les difficultés dans lesquelles nous mène le système capitaliste. La révolution, on peut la vouloir marxiste, auto-gestionnaire, violente ou pacifiste, quoi qu'il en soit il y a un seuil de l'acceptable dans la classe ouvrière où comme on dit trop c'est trop. Espérons, et là c'est le militant communiste qui parle, que nous ne dérogerons pas à cette règle quasi historique et qu'un mouvement populaire de grande ampleur verra le jour dans l'hexagone.
Finissons dignement par quelques mots de Jaurès. Le tribun socialiste nous disait au début du siècle dernier qu'« il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir. » A bon entendeur...et d'ici là, mes vœux les plus révolutionnaires pour cette année à venir.
Guillaume SAYON